Commission vérification : Privert est-il sous pression?

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Après le départ de l’occupant du palais national, monsieur Michel Joseph Martelly, le 7 février 2016, sous la pression populaire, et l’accession de Jocelerme Privert comme président provisoire, le 14 février de la même année, le peuple haïtien a formulé une double exigence avant la poursuite du processus électoral. D’abord, il revendique la formation d’une commission d’enquête électorale indépendante de vérification pour faire la lumière sur ce qui s’est passé réellement le 9 août et le 25 octobre, et ensuite une commission d’audit sur les fonds destinés au développement économique et social du pays, tels: la CIRH, le Petro Caribe, le FNE…..

En ce moment, on constate que la commission de vérification a déjà été constituée de personnalités suivantes : Erick Gaillard, représentant de l’Ordre des Comptables agréés Haïtiens; Marc Donald Jean, ancien membre du conseil de sages, ancien sénateur de la république, représentant de l’Eglise Anglicane d’Haïti ; Gédéon Jean, membre de l’ancienne commission d’évaluation électorale de 2015, représentant du secteur des droits humains ; Pierre Wilfrid Sanon, représentant de l’ Association haïtienne des entreprises de construction et François Benoit, ancien membre du conseil électoral de 2005-2006, représentant de la société civile. On attend la publication de l’arrêté présidentiel dans le Journal Officiel, Le Moniteur confirmant la formation de cette commission. Les termes de référence qui étaient déjà finalisés et signés par les différents acteurs retournent à nouveau sur la table de discussion avec les acteurs concernés, selon certaines informations. Des représentants de la communauté internationale, du Parlement haïtien et des partis politiques sont invités au Palais national mardi et mercredi pour discuter sur les termes de référence. Le président Jocelerme Privert parviendra-t-il à capituler sous les diktats de l’international en vue d’accommoder les termes de référence suivant le caprice du « Blanc » ?

En dépit de la pression de la communauté internationale et des complots de part et d’autre, le président Jocelerme Privert tient à ce que la commission de vérification soit mise en branle. Selon le premier mandataire de la nation, ‘’la commission de vérification est une exigence récurrente des acteurs politiques. On ne peut pas faire l’économie de cette commission.’’ A son retour de New-York, où il a participé à côté de 175 chefs de l’Etat et de gouvernement à la cérémonie de la signature de l’Accord de Paris, appelé encore COP21, sur le changement climatique. Il a réaffirmé sa détermination de mettre en branle sous peu ladite commission. « On ne saurait retourner aux urnes sans rétablir la confiance de la population dans le processus électoral » a-t-il déclaré à l’aéroport dès son arrivée, le dimanche dernier. Il a profité de l’occasion pour annoncer que les élections auront lieu en octobre prochain. Le CEP doit tenir compte du mandat d’un autre tiers du sénat qui arrivera à terme le deuxième lundi de janvier 2017.La mission de L’oea

Même quand le président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Léopold Belanger, un agent traditionnel de la communauté internationale ou du Core Group pour le moment, et, de qui le peuple haïtien n’espère rien, osait même dire à sa sortie d’une rencontre au Parlement que les recommandations de cette commission ne sont pas imposables au CEP ; bien sûr avec l’idée de toujours être près à satisfaire les intérêts de ses patrons. Certains estiment qu’il a déjà commis des gaffes en prenant sous sa responsabilité de rendre publique une liste de cartels municipaux soi-disant gagnants ; alors qu’il n’y a encore eu aucune vérification des résultats électoraux. On lui reproche également sa mainmise sur le Conseil dès son arrivée pour empêcher que des changements soient opérés au sein de la machine électorale. Le peuple le suit de près, Léopold Belanger ak Opont Pierre-Louis se kabrit Tomazo menm plim menm plimay. Ils ont tous le même patron. Seule la mobilisation populaire est capable de faire échec une fois de plus à toute forme de complot contre le peuple haïtien.

D’un autre côté, des voix s’élèvent pour dénoncer un complot fomenté entre le Premier ministre, Enex Jean Charles et les parlementaires tètkale et alliés pour déstabiliser le pays, en renversant le président Jocelerme Privert. Il est clair que le Premier ministre Jean Charles ne voulait pas entendre parler de la commission de vérification, car il s’oppose ouvertement à cette exigence de la majorité du peuple haïtien. Il s’oppose également à la commission d’audit de la reddition de comptes, donc aux revendications populaires.
A ce carrefour, la mobilisation du peuple haïtien est une nécessité urgente pour empêcher les colons et leurs collabos d’imposer leur volonté au détriment des revendications populaires. Qui vivra verra !

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