Élections/sélections à l’ombre de la violence !

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2Il est évident, dans le contexte actuel, que la mascarade électorale annoncée finira dans le sang ; et il est presque certain que la violence sera le point le plus fort de ces élections. En effet, certains incidents sont d’un mauvais présage, annonçant même la guerre. Comme nous l’avions en maintes fois souligné dans ces colonnes, un état corrompu, pourri n’accouchera rien d’autre que de la violence. Déjà, suite aux affaires de décharges, les différents protagonistes annoncent les couleurs. Les partisans de la plateforme Vérité de René Préval ont manifesté, le lundi 29 juin, sur la route de Delmas, pour exiger la réintégration de leur candidat Jacky Lumarque dans la course électorale. Les manifestants annoncent une intensification catégorique de leur mouvement dans les prochains jours et comme l’a signalé le chanteur et candidat au Sénat dans l’Ouest, Antonio Cheramy, alias Don Kato : « Nous n’allons pas lâcher prise ». Une semaine auparavant des partisans de la plateforme Pitit Dessalines avaient, dans une conférence de presse, annoncé une opération du nom de « Chi Poul », contre un groupe d’une trentaine de partis politiques qui s’adonnent à barrer la route à leur candidat à la présidence. Cette opération serait pour repousser ceux qui, selon la plateforme, fomentent avec le CEP un complot pour éliminer de la liste des candidats l’ex-sénateur Moise Jean-Charles. Lafanmi Lavalas annonce les mêmes inquiétudes. En effet, selon des rumeurs le nom de Maryse Narcisse serait également sur une liste d’éjection pour double nationalité, a dénoncé Louis Gérard Gilles.

Quelle triste et lamentable situation ! Aucun des candidats n’est en mesure de dire s’ils iront aux élections ou non. C’est déjà un point faible, mais combien éloquent, de cette conjoncture électorale : clairement, il y a une force qui manipule, manoeuvre dans les coulisses et tire les ficelles pour créer la panique, semer le trouble, assurer que le train de la déstabilisation du pays ne s’arrête pas.

Ce qui a fait la une des dernières actualités, c’est la déclaration du conseiller électoral Néhémie Joseph dénonçant un complot sanglant du Collectif des candidats écartés de la course électorale pour l’assassiner aussi bien que d’autres conseillers électoraux, notamment son collègue Jaccéus Joseph, l’avocat représentant le secteur des droits humains au CEP. « Les responsables du Collectif des candidats exclus ont donné de l’argent à des criminels pour fusiller les conseillers », a-t-il eu à déclarer. Dans cette optique, il demande au gouvernement de facto du Premier ministre de facto Evans Paul d’assurer une plus forte sécurité aux 9 conseillers.

Suite à cette accusation, le coordonateur du Collectif des candidats exclus de la course électorale, l’ancien député Jonas Coffy est monté au créneau pour non seulement démentir le conseiller Joseph, mais aussi pour l’accuser « d’avoir réclamé des candidats, membres du collectif entre 50 mille et 70 mille dollars pour faciliter leur réintégration dans la course».

Néhémie Joseph n’a pas caché qu’il avait eu une rencontre ultérieure avec Jonas Coffy et Phélito Doran sur le cas de ce dernier qui voulait s’informer des raisons liées au rejet de sa candidature et essayer de voir dans quelle mesure il pouvait être repêché. Joseph, a fait savoir que pour toute réponse, il n’avait fait qu’indiquer à l’ancien ministre Doran, chargé des relations avec le parlement qui n’a pas obtenu décharge de sa gestion, qu’il n’avait aucune chance.

L’ex-député Jonas Coffy pour sa part déclare tout bonnement qu’il ne reconnait pas l’existence de l’actuel CEP et c’est pour cela qu’il a, symboliquement, chanté les funérailles des conseillers électoraux. Il demande Michel Martelly de prendre les dispositions nécessaires afin de mettre sur pied un autre Conseil Electoral Provisoire.

C’est la pointe de l’iceberg. Est-ce une amorce de rififi entre le CEP et les candidats ? Qui vivra verra !

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