Peut-on empêcher la catastrophe qui s’annonce ?

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Nous sommes vraiment au temps des catastrophes naturelles, mais l’ouragan qui quotidiennement nous menace n’a guère de saison pour nous attaquer. Actuellement, nous en sommes tout au début d’une pleine vague de destruction, un processus grandissant que le gouvernement et les forces impérialistes ont entrepris de déchaîner pour finaliser leur projet contre les masses populaires haïtiennes.

Que faut-il penser des récentes déclarations aberrantes de la diplomatie américaine en Haïti relatives à la formation d’un nouveau Conseil électoral, à la publication d’un décret électoral et d’un calendrier électoral, le tout assorti de la menace qu’ « il y a des conséquences pour ceux qui y font obstacle » ? Ce n’est rien d’autre que le résultat d’une pratique de politique de courbettes acceptée par notre classe politique. Si à présent, nous sommes bel et bien tombés dans une certaine et profonde paralysie politique et administrative systématique, la classe politique qui se divertit et se prostitue dans les couloirs des officines diplomatiques impérialistes en est grandement responsable.

Le pays se trouve complètement démembré, impraticable, abandonné à cause de leur insouciance. On compte un manque élevé de médecins et d’infirmières dans nos hôpitaux, si on doit les appeler ainsi puisqu’ils ne sont pas en état de fonctionnement et d’ailleurs ils sont dépourvus de tout. Ils n’ont rien en termes de disponibilité pouvant secourir voire servir des malades en difficulté, à plus forte raison ceux qui n’ont aucun moyen financier. Le pays manque des denrées les plus élémentaires et nous dépendons de la République voisine pour nous les procurer. N’est-ce pas la catastrophe à nos portes ?

Les pratiques barbares de cette classe d’hommes et de femmes ne tiennent jamais compte ni de la dignité d’un pays à sauvegarder ni du respect de la personne humaine. Elles sont le principal instrument des crimes et des violences organisés qui ont atteint des taux incroyables et effroyables de déstabilisation et sont annonciatrices de catastrophe.

L’ironie de toujours, c’est que beaucoup d’entre ces individus irresponsables parlent et dénoncent haut et fort les positions américaines mais ne sont pas capables d’en divorcer complètement, car la réalité de leurs pratiques perverses est tellement profondément ancrée en eux que si jamais ils tentaient de chasser leur naturel il reviendrait au galop.

La catastrophe qui s’annonce et qui nous menace est déjà dans nos murs, cela dit sans exagération aucune. Les Etats-Unis s’apprêtent à mettre le feu aux poudres pour nous forcer à nous mettre au pas de leur volonté. Ce qui résulterait sans conteste en une hécatombe pour notre peuple. L’objectif principal et immédiat est de semer la zizanie de sorte que le pays reste toujours en ébullition de façon qu’ils puissent continuer à accélérer le processus de nous remettre sous leur tutelle, et réussir la catastrophe.

À ce stade, n’y a-t-il pas urgence à empêcher le cours de cette catastrophe en luttant pour débarrasser le pays de l’emprise étasunienne afin d’y établir un régime véritablement nationaliste et révolutionnaire ? Mais peut-on le faire en misant sur cette même classe politique, ces usuriers bafouant de tout temps leurs promesses électorales mais également la Constitution souveraine ? Absolument pas.

Une chose est désormais et certainement claire : le peuple devra se défendre contre les agressions impérialistes qui ont déjà pris toutes les formes possibles et même inimaginables. Il est clair que dans la réalité présente, tout comme le peuple vénézuélien fait face aux attaques impérialistes, le peuple haïtien l’est également. La grande différence, c’est que le gouvernement vénézuélien s’attache aux aspirations sociales et révolutionnaires de son peuple pour un avenir meilleur ; de notre côté, notre gouvernement uni à son opposition ne défend que la cause et les intérêts des puissances capitalistes au détriment du peuple.

Pour cela, bien sûr, on ne peut pas s’en remettre à l’opposition traditionnelle. Il faut au contraire rompre avec elle et sa politique, puisque ce n’est pas elle qui est l’obstacle pour les puissances impérialistes, mais bien les masses populaires qu’elles ont appauvries, dépouillées de tout et qui résistent encore malgré la misère et la pauvreté.

L’impérialisme malgré ses accointances avec la classe politique n’a pas réussi à mettre le peuple à genoux. Parce que, comme le roseau nous n’aurons cesse de plier sans jamais rompre. Nous continuerons à lutter !

Oui, nous pouvons empêcher que la catastrophe de leur projet contre les masses populaires haïtiennes se matérialise. Pour cela, il faut commencer par nous ouvrir à la voie de la rupture avec les forces pro-impérialistes de droite comme de gauche. Et compte tenu de la triple conspiration en cours : opposition, pouvoir et manœuvres sordides de l’impérialisme de fouler aux pieds les principes fondamentaux du pays, les masses prolétariennes haïtiennes ont le droit légitime de se rebeller contre l’injustice de sorte qu’elles construisent un pays libre, progressiste et dynamique reposant sur une base socialiste.

Certes, la victoire s’avère difficile mais elle n‘est pas impossible. À nous de nous organiser, d’organiser les masses pour y arriver.

 

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