Pèlerin 5 : Jovenel Moise sur la sellette!

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Le bureau des Avocats Internationaux en liaison avec l’organisation la Coopérative haïtienne pour le logement alternatif viennent de mettre Jovenel Moise sur la sellette en déposant une plainte en bonne et due forme contre lui et sa femme.

L’acte criminel perpétré contre de pauvres citoyens résidents dans la localité de Pèlerin 5, le  4 juillet 2018 a eu cette semaine de nouveaux développements.  En effet, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) dans une lettre ouverte adressée au président Jovenel Moise lui souligne : « que  les 2, 3 et 4 juillet 2018, le Parquet de Port-au-Prince et la Direction Départementale de l’Ouest de la Police Nationale d’Haïti (DDO / PNH), aidés de la Direction Générale des Impôts (DGI), ont mené une intervention musclée, illégale et arbitraire, dont l’objectif était de déloger trente-quatre (34) familles à qui ils reprochent de représenter une menace pour la  sécurité du chef de l’Etat  et de sa  famille ».

Sept (7) de ces familles ont été arrachées de leur maison pour que celle-ci soit démolie rappelle l’organisation de droits humains au président dans cette lettre ;  et de plus, le RNDDH a jugé opportun de  présenter les familles victimes et leur situation particulière dans le but de  porter le président à mieux comprendre l’ampleur des dégâts engendrés par cette intervention en déguerpissement.

Voici les noms des principales victimes :

1– Delinois FLEURISIER, fleuriste, père de cinq (5) enfants dont deux (2) en bas âge, qui a tout perdu.

2- Jean Claude TICO, fleuriste,  père de deux (2) enfants dont le plus jeune est un bébé aujourd’hui âgé de deux (2) mois.

3- Marie Madrelette JOSEPH, commerçante,  cheffe de famille qui  a passé sept (7) années à construire sa maison.

4- Elion TOUSSAINT, également fleuriste, mère  d’une fille de trois (3) ans, qui a perdu tout ce qu’elle possédait.

5- Joines JULIS, chauffeur de moto,  père d’un enfant de trois (3) ans aujourd’hui.

6– Isma DESROSIERS, contremaitre en maçonnerie,  père d’un enfant de quatre (4) ans

7-Joseph Gesner VALCIN, ménager, qui peinait à finir les cinq (5) pièces qu’il avait érigées et qui attendaient encore leur toiture. Le bâtiment a été rasé.

La première dame Martine Moise s’adressant à quelques victimes à Pèlerin 5

Dans sa lettre  le RNDDH explique que ces victimes sont de rudes travailleurs-ses qui ont difficilement réussi à s’ériger un toit, dans un pays où l’accompagnement social s’avère inexistant. “Il a donc fallu que vous deveniez président de la République pour qu’ils passent en quelques heures du statut de propriétaires de maison à celui de sans-abri“, a lancé l’organisation de droits humains, s’indignant  qu’ils aient été accusés d’empêcher que la sécurité des honnêtes gens soit convenablement assurée, alors que “avant votre arrivée dans la communauté de Pèlerin 5 où ils vivent depuis plusieurs années,  personne n’avait porté plainte contre eux, pour mauvais agissements ou pour troubles à l’ordre public.

Conséquemment, le RNDDH dit croire que cette intervention représente un acte discriminatoire, réalisé en violation des droits à la dignité humaine et au logement, garantis par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, en ses articles 1 er et 25, assurant d’une part que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits et, d’autre part que toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer son bien-être, celui de sa famille notamment pour le logement ainsi que pour les services sociaux nécessaires.

Martine Moise essayant d’amadouer une victime

Le RNDDH soutient qu’en tant que garant de la bonne marche des institutions républicaines du pays, le président Jovenel Moïse est tenu  de réparer les torts qui ont été causés par le zèle déplacé des autorités policières et judiciaires impliquées dans cette opération réalisée pour lui  plaire.

Outre la lettre du RNDDH adressée au président, le bureau des Avocats Internationaux BAI en liaison avec l’organisation la Coopérative haïtienne pour le logement alternatif (Kayla) viennent de mettre Jovenel Moise sur la sellette en déposant une plainte en bonne et due forme contre lui et sa femme,  Martine. Signalons que l’épouse du président s’était rendue sur les lieux de leur forfaiture le vendredi 27 Juillet dernier pour harasser les victimes alors que, aucune action concrète en vue de rétablir les victimes dans leurs droits n’a encore été entreprise. Cependant, elle leur a fait savoir : « que le couple présidentiel n’a rien à voir dans cette décision ayant mis grandement en colère ses voisins » pour ajouter ensuite « vwazinaj se fanmi » de façon à amadouer les victimes.

La rizèz première dame au cours de sa visite aux victimes à Pèlerin 5 a eu le sacré culot de déclarer, qu’il n’y a aucun problème avec les gens dont leurs maisons ont été démolies. Selon «Titine», perverse comme elle seule, c’est l’opposition qui suscite un tollé avec cette question du démolissement des maisons qui n’existe pas. Alors là, madame est plus qu’une rizèz, elle est une mètrèsdam doublée d’une vraie peste.

 

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