Mourir pour renaître !

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A vouloir collaborer, continuer à servir les forces impériales au nom d’un consensus vicié à la base même, ces structures, ces partis et plateformes qui pendant toute leur existence n’ont  fait que pactiser avec le diable viennent d’enregistrer leur acte de décès, le 7 février 2017. Ils se sont tous lamentablement effondrés, faute du moindre souci de faire confiance dans les potentialités du peuple.

Leur faillite éhontée n’a été possible que grâce à la performance d’une classe d’opposition discréditée devenue un véritable cadavre politique. Notamment,  les deux frères rivaux du mouvement populaire qui recueillent les fruits amers de leur aventureuse division n’ont désormais d’autre choix que de dégager et se démettre.  Ils sont justement les principaux responsables de ce lamentable aboutissement ; vu qu’ils se sont prêtés aveuglement par ambition personnelle aux menus des forces obscures qui n’ont aucune raison pour que les problèmes fondamentaux des défavorisés soient résolus.

Ils ont finalement réussi à livrer le pouvoir aux forbans, et tout s’est passé comme si la politique  ou de corruption généralisée qu’ils couvraient,  pour n’avoir pas été dénoncée et condamnée, incitait plutôt à la victoire de ces gredins, au triomphe de ce réseau de trafiquants et à une chloroformisation de la conscience nationale. Comme pour nous faire croire que la gabegie, le népotisme et la violation des droits les plus élémentaires qui ont atteint un niveau dépassant tout entendement,  auraient servi à brader la lutte pour l’équité et le changement social.

C’est un crépuscule de fait ; sauf que le peuple ne doit point porter le deuil pour ces collabos qui se passionnent à lier leur sort à celui des grandes puissances, abandonnant tout esprit combattif ;  préférant se jeter dans les bras d’une réalité tissée de combines et de magouilles, allant même  jusqu’à    miser sur un quelconque  miracle que ferait le rapport de l’Ucref .

La conscience révolutionnaire haïtienne doit se réveiller de sa léthargie afin de  reprendre en main sa destinée au point de dire à ces politiciens qui ont creusé leurs tombes de leurs propres mains: Adieu ! Ça suffit !

Il ne faut pas pleurer la mort de ces caciques qui utilisaient le peuple comme un tremplin de manœuvre, dans le but de satisfaire leurs petits intérêts. Les dernières élections-sélections qu’ils ont cautionnées ne sont justement que des manifestations qui confirment la nécessité pour les militants sérieux et honnêtes de rompre et couper les ponts avec ces politiciens hâbleurs de tout poil.

Il n’est plus possible de continuer à lutter sans consommer une rupture nette avec les opportunistes, les défaitistes qui sont toujours prêts à se laisser charmer par les sirènes de réconciliation et de dialogues nationaux que prêche l’adversaire pour mieux nous égarer.  Malgré les déceptions, l’amertume et les désillusions, on en trouve déjà qui ont fait un recul tactique pour rebondir dans la même direction tandis que  d’autres sont déjà en campagne n’attendant que les prochaines élections!

Chantons à la mémoire de ces collabos, connus et reconnus de la plupart des chancelleries occidentales un chant de honte nationale pour leur dessein sinistre d’avoir plaisanté avec les aspirations populaires.

Nous, qui avons foi et conviction dans la volonté d’un changement structurel, et parions coûte que coûte sur la victoire du peuple. Nous ne devrons pas simplement rêver du changement, puisqu’il ne sera jamais le fruit d’un miracle ; l’essentiel est de le préparer jusqu’à son avènement.

Que des cendres de ces politiciens qui ont échoué naissent une lutte de libération qui s’étendra pour embraser l’ensemble des ouvriers, des travailleurs, des étudiants, des chômeurs, des paysans pauvres, des artisans de sorte que nous puissions briser les chaines capitalistes d’exploitation et  mettre non seulement un terme à la pratique de gratter une montagne avec une cuillère que nous professons, mais encore procurer par tous les moyens possibles, les outils de galvanisation nécessaires et adéquats  à une puissante levée des corps et des esprits pour la cause sacrée de notre libération nationale.

Organisons-nous enfin,  pour  assurer un panorama politique renouvelé, puisque c’est notre tour de prendre la direction des affaires afin de guider le peuple sur le chemin de la libération qu’il a tant rêvée pour la maitrise de son pays et de son propre avenir.

Notre seule et unique tâche c’est d’enterrer ces cadavres et cela doit être clair jusqu’à leur remplacement par des forces nouvelles, révolutionnaires qui fassent leurs, sans ambigüité, les aspirations des masses populaires. C’est dans ce cas seulement que pourront être jetés les fondements  à changer les structures de domination et d’exploitation des grandes puissances impériales de sorte que notre pays souverain s’engage réellement dans la voie du progrès social et économique de son choix.

 

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