L’USAID a rencontré l’exécutif haïtien !

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L'administrateur de l’USAID Mark Green à la tête d’une délégation composée entre autres de l’ambassadeur américain Michele Jeanne Sison a rencontré le Président Jovenel Moise et le Premier ministre Jean Henry Céant

Quelques semaines après la visite du Coordonnateur Spécial pour Haïti au Département d’Etat américain Kenneth H. Merten, c’est le tour maintenant de l’administrateur de l’USAID (Agence américaine pour le développement international) Mark Green qui a séjourné au pays du mardi 18 au vendredi 21 décembre écoulé.

Au cours de cette visite, il s’est rendu sur les lieux des programmes financés par l’USAID dans les domaines de la santé, de l’agriculture et de l’entrepreneuriat. Green en a profité pour rencontrer entre autres des représentants du secteur privé, de partenaires donateurs et d’organisations confessionnelles.

L’administrateur de l’USAID Mark Green

A la rencontre avec les chefs de l’exécutif haïtien, le président Jovenel Moise et le Premier ministre Jean-Henry Céant, il était accompagné d’autres personnalités incluant l’ambassadeur  des Etats-Unis en Haïti Mme Michele Jeanne Sison soi-disant pour « discuter des priorités communes du gouvernement haïtien et du gouvernement des États-Unis visant à augmenter les services en approvisionnement de l’eau, l’assainissement et l’hygiène de base (WASH); les services de santé et d’éducation; ainsi que la création d’un environnement commercial ouvert et stable qui attirera plus d’investisseurs. Le Gouvernement des États-Unis est fier de s’associer au Gouvernement Haïtien pour soutenir le cheminement d’Haïti vers l’autonomie »

Green a indiqué les consignes fallacieuses de Washington à savoir « l’importance d’une gouvernance transparente et soucieuse des citoyens, la nécessité de procéder à des réformes budgétaires pour promouvoir la stabilité en Haïti, ce qui contribuerait à créer des perspectives économiques à long terme »

Il n’a pas manqué de statuer sur les organisations confessionnelles locales et américaines,  les remerciant pour leur engagement envers le peuple haïtien, et saluant également leur contribution sur la meilleure façon d’aider le pays à progresser dans son développement, en particulier dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

Là où l’administrateur a péché pour ne pas dire étalé du mensonge éhonté, c’est quand il faisait l’éloge de l’USAID qui selon lui  « travaille avec ses partenaires pour construire une Haïti stable et économiquement viable, axée sur la promotion de la résilience, la stimulation de la croissance économique, la création d’emplois, la fourniture de soins de santé de base et l’éducation, le renforcement de la sécurité alimentaire et l’amélioration de la capacité et de l’efficacité du gouvernement haïtien »

Mark Grenn (à droite) posant avec les enfants de l’orphelinat « Greta Home and Academy” en Haïti

Au cours de cette réunion au sommet, rien n’a filtré au sujet des dossiers de corruption et de violations de droits humains en Haïti juste après le massacre crapuleux à la Saline ; pourtant au Nicaragua, l’USAID a pris position.

Pour l’histoire et l’édification de nos lecteurs, nous publions ci-dessous la déclaration de l’administrateur de l’USAID, Mark Green, sur la signature de la loi sur la NICA H.R. 1918 au sujet de la répression des défenseurs de la société civile et des droits de l’homme au Nicaragua révélant la politique de deux poids, deux mesures de cette administration financière de la puissance hégémonique américaine dans le continent.

Je félicite le président Trump d’avoir signé la loi de 1918 sur les droits de l’homme et la lutte contre la corruption au Nicaragua, également connue sous le nom de loi Nica, parrainée par la députée Ileana Ros-Lehtinen (R-FL) et le député Albio Sires (D-NJ). Je voudrais également féliciter les sénateurs Robert Menendez (D-NJ), Ted Cruz (R-TX), Patrick Leahy (D-VT), Marco Rubio (R-FL) et Bill Nelson (D-FL) de leur leadership.

Ce projet de loi, qui a reçu un large soutien bipartite de la part du Congrès, vise à responsabiliser les auteurs de violations des droits de l’homme et les acteurs corrompus au Nicaragua, à un moment où le régime Ortega mine à tout jamais la démocratie. La récente annulation du statut juridique de neuf organisations de défense des droits de l’homme et de la société civile au Nicaragua n’est que le dernier exemple du mépris total du régime Ortega pour la liberté, les idéaux démocratiques et la dignité humaine. Ces organisations locales courageuses sont la voix du peuple nicaraguayen, brutalement réprimé par la dynastie Ortega pendant des années.

Green a indiqué les consignes fallacieuses de Washington

Les organisations documentent et dénoncent les violations des droits de l’homme, détaillent la profondeur de la corruption du régime et servent de chien de garde pour les citoyens nicaraguayens. Daniel Ortega, Rosario Murillo et leurs acolytes essaient de faire taire ceux qui éclairent la terrible répression du régime brutal.

Tous les Nicaraguayens méritent de vivre en paix, avec un gouvernement à l’écoute de leurs besoins. J’appelle le régime Ortega à rétablir le statut juridique de la société civile et des organisations de défense des droits de l’homme, à libérer immédiatement tous les prisonniers politiques et à organiser des élections libres et équitables dans les meilleurs délais. La loi Nica constitue un pas en avant positif pour sanctionner les individus et les entités impliqués dans des affaires de corruption et de violation des droits de l’homme, ainsi que pour empêcher les injections financières du régime Ortega qui pourraient lui permettre de continuer à opprimer le peuple nicaraguayen.

L’USAID est reconnaissante pour les efforts inlassables de la députée Ros-Lehtinen; Membre du Congrès sires; Les sénateurs Menendez, Cruz, Leahy, Rubio et Nelson; et d’innombrables autres défenseurs des droits de l’homme et de la démocratie. Nous continuerons à soutenir le peuple nicaraguayen et à fournir une bouée de sauvetage cruciale aux médias indépendants, à la société civile et aux défenseurs des droits de l’homme dans leur quête du retour à la liberté et à la démocratie.

Mark Green
L’administrateur de l’Agence pour le développement international
21 décembre 2018

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