Le « digito-choc », une arme insoupçonnée

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Yves Léonard. Chien méchant dangereux recherché pour tentative d'assassinat.

Il y a sur cette terre «Qui est quelquefois si jolie / Avec ses mystères de New York / Et puis ses mystères de Paris / Qui valent bien celui de la Trinité», il y a, oui, sur cette terre tant de gens fous que souvent on ne s’en rend même pas compte. Mais, pour être aimable, disons de préférence qu’il y a en ce bas monde des gens peu équilibrés, fragilement équilibrés, mal équilibrés, ou encore, à l’extrême limite, carrément déséquilibrés. Une question de degré.

Sans doute, je ne suis ni psychologue ni psychiatre en mesure de parler avec autorité de la folie, mais je peux quand même observer, opiner, livrer ma petite opinion pour ce qu’elle vaut, tourner vers le monde un regard fût-il différent, pour saisir, même avec une naïveté étonnée, la réalité que masquent l’habitude ou l’indifférence.

Ma petite opinion comprend la folie au sens d’un trouble du comportement. Trouble passager causé par une forte émotion, ou durable causé par un sentiment violent. Le trouble considéré peut être l’effet d’une maladie altérant les facultés mentales de l’individu. La folie s’entend, à mon avis, de conduite, de comportement qui s’écarte de ce qui serait raisonnable au regard des normes sociales dominantes et qui est considéré comme l’expression d’un trouble de l’esprit, d’un manque de sens moral, de bon sens, voire de prudence. Je laisse aux spécialistes le soin de juger de cette “petite opinion”, en fait peut-être une petite audace dont j’aurais pu bien me garder.

Quoiqu’il en soit, je rejoins volontiers les Haïtiens quand, à l’occasion, ils disent: foli pran moun tout jan”. C’est une grosse parole, une lourde affirmation qui recouvre mille et une situations se rapportant à la “folie”.

Tenez, Lance Armstrong, ce coureur cycliste américain célèbre pour avoir remporté sept Tours de France consécutifs de 1999 à 2005, ce qui constituait le record absolu dans cette épreuve. Mais voilà, il avait été assez fou pour se doper non seulement aux stéroïdes mais aussi à l’hormone de croissance et à la testostérone, ce qui lui avait permis d’être le plus grand parmi les grands. Victime de sa folie dopante, foli grandè, il perdit tous ses résultats obtenus à partir d’août 1998, y compris ses sept victoires sur le Tour de France. Il fut également banni à vie de tous les sports qui suivent le Code mondial antidopage.

Yves Léonard: derrière ces lunettes se cache un monstre de violence. Ne pas se fier au sourire. C’est plutôt une sinistre grimace.

Un autre exemple me vient à l’idée. Monsieur X est un grand duvaliériste. Très proche de mes parents, il leur reprochait, pendant la période électorale, de ne pas être un partisan de Duvalier qui selon lui était “un citoyen conscient qui pral sove Ayiti”. Employé subalterne à la Croix Rouge, il s’attendait à ce qu’il soit nommé directeur de cette institution. Mais voilà, foli pran moun tout jan. Un après-midi, il passe à la maison d’où nous avions une belle vue du palais national. Parlant à ma mère, il lui dit: ”Ou wè, madan Latou, m fèt ak kwaf . Doc gen pou l tonbe, e lè sa a, se mwen k ap prezidan.” Il était un peu trop bavard, éventuellement Duvalier le décoiffa pour le laisser vivre sa folie au Fort Dimanche.

On se souvient de la bouffée de folie de cette “Convergence démocratique” qui avait boudé les élections de novembre 2000 lesquelles avaient porté Aristide au pouvoir. Retranchés au local de l’OPL au Pont Morin, les membres de ladite Convergence s’étaient laissé emporter par un trouble de comportement (politique) qui s’écartait de ce qui est raisonnable au regard des pratiques politiques conventionnelles établies.

En effet, ils “ont élu” Me. Gérard Gourgues “président d’Haïti” (sic) en dehors de toute norme et procédure institutionnelles, alors que Aristide avait été dûment élu et avait prêté serment selon la constitution. Quelle folle bouffonnerie! Et comme foli pran moun tout jan, Gourgues se laissa gourguer, je veux dire prendre au piège et à la folie du “fauteuil bourré”. Il prêta serment (resic) au Pont-Morin devant la trinité formée de Sauveur Pierre Etienne, Paul Denis et Ernst Colon, et devant les quelques hommes de l’OPL (Organisation du Peuple en Lutte) retranchés dans l’immeuble du parti. Comme une feuille morte, Mèt Goug tomba de l’arbre fou de l’OPL. Il sèche encore dans les dossiers de l’Histoire.

Prenons le cas de l’ex-PM, le docteur Guy Lafontant. Très bon praticien apprécié de sa clientèle, il vaque normalement à ses occupations professionnelles. Pour son malheur, il est le médecin de Jovenel l’inculpé. Ce dernier, en mal d’un Premier ministre-pantoufle, Premier ministre-girouette, demande au toubib d’accepter le job-sèkèy. Tout de suite, “Guyto” voit défiler devant lui tous les avantages, honneurs, privilèges, sollicitations et flatteries dont il sera l’objet. Pris d’un trouble soudain de comportement, d’une forte et incontrôlable émotion, il se voit passé à l’Histoire, même comme une nullité politique. Alors, il accepte de girouetter, polichineller, marionnetter pour plaire au maître de sa queue, le nègre-banane.

Avant de continuer plus avant, permettez que je joue au prof de psychiatrie. Selon une nomenclature propre à moi seul, il y a trois grands groupes de fous, de moun fou: les fous doux, les fous amers et les fous acides.

Lance Armstrong le dopé, ce monsieur né “coiffé”, l’hurluberlu Gérard Gourgues, le sauveur du peuple en lutte Pierre-Étienne, l’incompétent Lafontant font partie du groupe des fous doux. Ils prennent le temps et le plaisir de savourer leur moment de “douceur”. Le trouble de comportement passé, ils redeviennent normaux sauf si l’occasion se présente encore d’être sujets à une autre forte émotion.

Les éternels candidats à la présidence forment le gros lot des fous amers. Ils ont beau accumulé des cartes de visite affichant “Ancien candidat à la présidence”, ils ont toujours à la gorge un rhume amer, une forte émotion amertumante contre la population, contre leur porte-parole, contre leur secrétaire, contre leur directeur de campagne, contre n’importe quel CEP, contre l’ambassade américaine, contre les lwa de notre mythique Guinée et même contre pwòp madanm yo. Ce sont les fous-asowosi, les fous-labsent, les fous-lalwa. Parmi eux, il faut ranger aussi les “ministrables”, ceux-là auxquels aucun président n’a jamais voulu jeter un os. Ils sont amers comme du fiel. On les retrouve souvent dans les rangs de l’opposition, tous grincheux, acrimonieux, vociféreux, grognardeux, grognonneux, fielleux,

Contrairement aux deux précédents groupes, les fous acides sont potentiellement dangereux. Disons-le carrément, ils sont dangereux. Les Ti Bobo, madame Max Adolphe, Jean Tassy, Luc Désir, Roger Lafontant, leur maître à penser le monstrueux “petit médecin de campagne”, Rafael Trujillo Molina, le tortionnaire Jesús Sosa Blanco sous Batista, appartiennent au groupe sulfurique. Tétanisés par la folie du pouvoir, ils ont consacré une partie de leur existence à former des sulfates criminels.

Parmi les sels corrosifs, homicides ou féminicides, élaborés par la folie des cagoulards aux ordres de Duvalier, il faut souligner l’atroce, odieux attentat dont fut victime en 1957 la journaliste Yvonne Hakim Rimpel. Les faits sont bien connus. Il serait douloureux de les rappeler. Il suffit seulement de mentionner que ces fous acides appartiennent au sous-groupe des fous furieux. Avec eux, ce n’est pas ton viendra qui te sauvera. C’est ainsi, par exemple, que l’extrême corrosivité de Papa Doc a conduit à l’exécution de dix-neuf officiers, pour dents rire.

Certes, mes connaissances en psychiatrie sont des plus empiriques, mais la pratique m’a montré que l’approche thérapeutique des fous furieux varie selon leur degré de furiosité. Les plus furieux devraient être passibles de la prison à perpétuité agrémentée de travaux forcés. Les moins furieux devraient être enfermés dans une institution psychiatrique quitte à les soumettre à des séances d’électro-convulsivothérapie, dans une tentative de les ramener à la raison.

Et voilà le mot lâché: raison! Il y en a qui ont manifestement perdu la raison. Ce qui me permet d’entrer dans le vif du sujet: la violence folle exercée contre les femmes, de façon générale, et de façon particulière par deux énergumènes dont l’un fait actuellement la une des journaux et des réseaux sociaux, le porcin bipède du nom de Yves Léonard qui a violemment, méchamment, sauvagement, criminellement attaqué sa concubine Nice Simon, mairesse de Tabarre.

Le côté sordide, crapuleux, ignominieux, ignoble, dépravé de l’agression vient prouver ce que nous disions plus haut: il y a sur cette terre tant de gens qui sont fous que souvent on ne s’en rend même pas compte. Léonard en est un vivant exemple. Du mec on sait que c’est un homme d’affaires, qu’il a loué une maison au président inculpé à Pèlerin 5 et qu’il serait “l’ancien homme fort de la Mairie de Tabarre”, selon le site Vant Bèf Info du 4 octobre 2018.

Ce qu’on sait surtout de ce rustre, ce butor, ce mufle, ce paltoquet, ce maroufle, c’est qu’il est accusé de voies de fait et tentative d’assassinat sur la personne de Nice Simon, mairesse de Tabarre, sa concubine de surcroît; qu’un mandat d’amener a été émis contre lui par le substitut commissaire du gouvernement de la Croix-des-Bouquets et qu’il est activement recherché par la police. Le mal embouché, le malappris, le malpoli, pris d’un étrange malmak, est tombé sur la Simon à bras raccourcis si ce n’est aussi à jambes raccourcies (enrichissons le Larousse). La malheureuse en a eu partout sur son corps: des bleus, des bosses, des égratignures, des éraillures, des déchirures, des blessures, et même des morsures. Les photos sont là pour en témoigner.

Comme tous les lâches, les poltrons, les capons, les vakabon, les trouillards, les couards, les froussards de sa catégorie bestiale, Léonard a nié en bloc. Le goujat, le malotru, le malfagoté, le sauvage, le scélérat, le maraud, le salaud, le salopard, le malandrin, le vaurien a poussé l’indécence, l’impudence, l’arrogance, l’outrecuidance, l’effronterie jusqu’à fabuler que Nice Simon “semblait possédée par un mauvais esprit”. Ah le couard! Cet homunculus a arrogamment prétendu que Nice Simon aurait “craint que je participe aux élections en face d’elle”. Ah l’audacieux phallocratard, le misogynard, le poissard, le pignoufard!

La New England Human Rights Organization appelle les autorités judiciaires à tout mettre en œuvre, afin que Yves Léonard puisse répondre de ses actes de violences physiques, rapporte AlterPresse. Dans une note conjointe, 110 organisations de femmes et féministes «condamnent avec la plus grande véhémence» les actes de violences perpétrées contre la mairesse Nice Simon par son concubin Yves Léonard, selon Le Nouvelliste. Elles ont surtout salué son «courage d’avoir rompu le cercle du silence et montré ainsi que la honte doit changer de camp».

Il faut que d’autres femmes manifestent autant de courage que Nice Simon, parce que le palais national, les ministères, le parlement, les instances judiciaires, les commissariats de police, les hôpitaux, toutes les administrations publiques, la TNH doivent cacher des fous dont les conjointes, trébuchant sous le poids de poussiéreuses traditions, du “qu’en dira la société ?” gémissent encore en silence. Derrière ces masques d’hommes bien, d’hommes “bien préparés”, il doit y avoir quelques fous pratiquant la violence contre les femmes en général, leurs conjointes en particulier. Crions haro sur les violences conjointales!

De la violence verbale déclarée, outrée, décomplexée, nue, grivoise, ordurière, obscène, méchante, pathologique d’un Michel Martelly à la violence luxurieuse, libidineuse, vicieuse, violeuse, kadéjaqueuse d’un certain Josué Pierre-Louis proche de Micky pour l’irrespect envers les femmes, il y a toute une gamme de dérangés mentaux, de subnormaux, d’anormaux, de fous, il y a tout un éventail d’atrocités difficile à dresser tant l’inventivité en la matière est sans bornes.

110 organisations de femmes et féministes «condamnent avec la plus grande véhémence» les actes de violences perpétrées contre la mairesse Nice Simon par son concubin Yves Léonard

Ce fléau qu’on nomme violence contre les femmes n’épargne aucune partie du monde, aucune classe sociale, aucune culture, aucun credo politique, aucune religion. C’est un mal qui menace les femmes dans leur vie même, simplement parce qu’elles sont femmes, parce qu’un système patriarcal, phallocrate, un système façonné, dominé, entretenu par le masculin prétend interdire aux femmes l’accès à leurs droits, matrimoniaux, civiques, professionnels, politiques et autres. L’assassinat sauvage des trois sœurs Mirabal en République dominicaine, sur les ordres du dictateur Rafael Trujillo, dans les années 1960, illustre cette barbarie, cette folie poussée à l’extrême.

Parlant de barbarie, revenons au lubrique, libidineux, vicieux, kadéjakeur Josué Pierre-Louis. C’était le lundi 26 novembre 2012, l’animal, président du CEP à l’époque, prétextant un surplus de travail, demandait à son assistante Marie Danielle Bernadin, une jeune fille de 27 ans, de l’accompagner chez lui “pour pouvoir achever le téléchargement des programmes de son portable” (sic). Arrivé au domicile du malotru, au grand émoi et à la grande frayeur de la demoiselle terrorisée, celle-ci a été enfermée à double tour dans la chambre du cochonnard qui, flamberge et préservatif au vent, viola sa proie sans défense, après l’avoir insultée, giflée et accusée de “voler des informations d’Etat sur son portable” (resic). L’audacieux! L’enragé! Cochon d’homme!

Sans doute Marie Danielle Bernadin avait éventuellement abandonné sa plainte contre son agresseur, à la fin de janvier 2013. Mais c’était parce qu’elle avait été «totalement démoralisée» après les menaces et pressions de toutes sortes subies au tribunal. Le juge d’Instruction Joseph Jeudilien Fanfan qui instruisait l’affaire avait fait l’objet de graves menaces de la part d’un autre Juge d’Instruction du Tribunal de Première Instance de Port-au- Prince, Me Ikenson Edumé.

Ce dernier, frère de Me Josué Pierre Louis, avait entre autres, promis au Magistrat instructeur qu’il s’en prendrait à lui, s’il n’enterrait pas le dossier (sic) car, en aucune façon, il ne pourrait “accepter que l’image de son frère soit ternie” (resic). En plus du stress d’ordre strictement judiciaire, Marie Danielle Bernadin s’est retrouvée seule dans cet affrontement avec Pierre Louis, privée de l’affection et du soutien de ses “parents qui avaient dû fuir le pays par peur de représailles”.

L’ironie, le révoltant, l’écœurant, le dégueulasse, l’insupportable, le scandaleux dans l’affaire c’est que le sordide Martelly pour cacher les feuilles et couvrir l’ignominie de son alter ego dans le vice et la violence contre les femmes, a récompensé, oui, récompensé le pourceau en le nommant chargé d’affaires de l’ambassade d’Haïti près le Royaume de Belgique et de la mission haïtienne près l’Union européenne, selon une note, en date du 25 janvier 2015, du Ministère haïtien des Affaires étrangères et des Cultes (MAEC).

Cette note précisait que «l’ancien président du CEP occupe le poste de chargé d’affaires depuis sa nomination, le 30 avril 2013». En un premier temps les autorités belges auraient refusé d’accréditer le malotru, le sans aveu, le sans foi ni loi, le sans-nez-au-visage, le dérangé mental, l’obscène, le kadéjakeur qu’elles avaient qualifié d’«indésirable» et attendaient qu’Haïti nomme une autre personne à ce poste. Mais finalement, Pierre-Louis semble être bel et bien l’envoyé extraordinaire et plénipotentiaire d’Haïti auprès de l’Union européenne, auprès du royaume de Belgique, auprès du royaume des Pays-Bas, auprès du grand-duché de Luxembourg. Que de salmannaza!

Yves Léonard et Jovenel Moise

Nonobstant les dénonciations fusant de toutes parts réclamant justice pour la mairesse de Tabarre, et comme savait le dire un loustic, “nous sommes peur et même craint” que ce fou nommé Yves Léonard, du sérail de Martelly et de Jovenel l’inculpé, n’aille se cacher en république dominicaine, ne laisse couler l’eau de l’oubli, n’aille bwè kòb li avec des complices dominicains à Punta Cana en attendant d’être nommé envoyé extraordinaire et plénipotentiaire d’Haïti près des huit îles, îlots et rochers de la république de Malte.

Nous voici enfin parvenus à la partie la plus importante de ce texte: en cas de grande urgence attaquante, l’arme ultime contre les agresseurs des femmes: batteurs, profiteurs, maspineurs, tabasseurs, bouradeurs, brutaliseurs, gifleurs, violeurs et autres salisseurs est le “digito-choc”, un traitement expéditif et effrayique qui utilise deux doigts, en l’occurrence les deux pouces. C’est un procédé qui peut s’avérer salvateur pour toute femme sujette à une agression par un déjanté mental.

En terme d’agression gynophobe, les femmes doivent être sur leurs gardes. Toute proposition suspecte, toute menace duplicite, tacite, implicite ou explicite de la part d’un homme doit porter une femme à garder son sang froid, à ne pas paniquer. C’est là un élément important qui peut ne pas être facile. Quoiqu’il en soit, à n’importe quelle minute ou seconde de l’agression, la femme doit s’arranger pour enfoncer ses deux pouces, d’ailleurs onglés, dans les yeux du salopard avec le maximum de force possible, avec rage même, ce qui va réveiller une douleur atroce et insoutenable, aveugler le cochon, le faire grogner, couiner, grouiner, baver, écumer, et le forcer à lâcher prise. Ainsi, la femme a le temps de s’en sortir, de fuir pour se mettre à couvert.

À défaut d’un impossible électrochoc au moment de l’agression, l’effet de la technique du “digito-choc” est brutal, immédiat, imparable et efficace. Allez-y mesdames, mesdemoiselles, faites circuler ce procédé digito-choquant. Pete je yo! Pétez leurs yeux! Pétons leurs yeux! C’est là votre cri de guerre, votre défense contre les salopards, les déjantés mentaux sexuels, ces fous qui circulent librement “sans patente”. Et si la digito-choquance doit leur faire perdre la vue, tant pis, ils l’auront cherché et, surtout, mérité.

7 octobre 2018

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