Dix ans de choléra toujours sans justice!

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Dix ans, les victimes n'ont toujours pas reçu aucun dédommagement voire de réparations « L'ONU ne saurait se laver les mains de la souffrance et de la douleur qu'elle a causées »

Ce mois d’octobre ramène le 10ème anniversaire de l’introduction de l’épidémie du choléra en notre pays à travers les mauvaises installations sanitaires et le traitement des déchets des soldats onusiens qui ont contribué largement à la propagation de la maladie en ce temps-là.

Dix ans après, le peuple continue dans des milieux reculés à souffrir de ce mal qui semble avoir été justement programmé par la force d’occupation d’alors la MINUSTHA (Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti) pour augmenter le nombre de nos décès, à peine 10 mois après le terrible séisme du 10 janvier 2010.

Il est clair qu’après ces 10 ans, le choléra va continuer à être présent dans le pays, puisque le manque de moyens pour l’éradiquer joint aux conditions sanitaires dans lesquelles vivent les gens ne font que le perpétuer.

Dix ans, les victimes n’ont toujours reçu aucun dédommagement voire de réparations de la part des Nations-Unies qui n’ont pas fait leur devoir en protégeant les pauvres victimes des secteurs pauvres et marginalisés de la société.. « L’ONU ne saurait se laver les mains de la souffrance et de la douleur qu’elle a causées », avait indiqué  Erika Guevara Rosas, directrice du programme Amériques à Amnesty International.

Dix ans après, le gouvernement fantoche de Jovenel Moise n’a soufflé mot aux dirigeants des Nations-Unies pour solliciter un recours en faveur d’un million d’Haïtiens qui ont été atteints de la maladie avec environ 10 000 décédés du choléra.

Qui pis est, aucune commémoration officielle n’a eu lieu. Toutefois, une messe patronnée par le Bureau des avocats internationaux (BAI) le 19 octobre avec la participation de 200 personnes a été suivie d’une marche sur les rives de la rivière Meille à Mirebalais pour dénoncer la situation, honorer la mémoire de ceux qui sont morts du choléra et célébrer ceux qui ont survécu.

Par ailleurs, le 20 octobre dernier, un tribunal symbolique présidé par Colette Lespinasse et Lener Dorvilier a été organisé en Haïti pour dénoncer cet acte odieux et criminel des Nations-Unies en Haïti qui continuent à opérer dans le pays via le Binuh.

 

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