Avant de partir Pamela White passe ses ordres !

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bottom_front_picture L’Ambassadeur des Etats-Unis, Madame Pamela White, a quitté Haïti le dimanche 13 septembre 2015 au terme de sa mission de trois ans dans le pays. Ainsi pour la remercier des services rendus à l’encontre du pays, son valet Michel Martelly a organisé une cérémonie en l’honneur de sa complice ou de sa patronne vendredi dernier 12 septembre dans les jardins du Palais national démoli au cours de laquelle, il la décora de la médaille de distinction de l’Ordre national de Grande Croix plaque d’argent.

Une décoration de la honte vue que la veille, jeudi 10 septembre, White, qui sera remplacée par Peter Mulrean, écrivait sur la page officielle de l’Ambassade américaine en Haïti, les ordres nets, clairs et arrogants de son gouvernement à l’endroit des dirigeants de la classe politique haïtienne « Le gouvernement américain croit que les élections du 25 octobre et du 27 décembre ouvriront la voie à la prévisibilité politique. Nous ne pouvons revenir en arrière, parce que ce sera du “lave men siye atè” »

« Il y a beaucoup de groupes qui veulent bloquer les élections, qui veulent se débarrasser du CEP et avoir un gouvernement de transition. Les Etats-Unis ont déj financé à hauteur de 25 millions de dollars le processus électoral et ont récemment promis un montant supplémentaire de 5 millions pour le deuxième tour.

Ce pays a besoin d’un président, d’un Parlement et des maires élus démocratiquement », ajoute Mme White qui encourage « tous les partis politiques à respecter la primauté du droit, et arrêter de causer des troubles dans la rue »2

Voilà les propos déplacés de celles que Martelly considère comme proférés par « une femme dynamique et passionnée de la cause haïtienne » Ce sont les propos d’un colon s’adressant à ses esclaves ; alors que le président Martelly en bon commandeur et flatteur n’a fait que la féliciter : « Chère amie… votre passage a été très apprécié…J’en profite pour saluer l’humanisme généreux dont vous avez toujours fait preuve dans la conduite des relations de coopération de votre gouvernement empreintes de l’amitié et de la solidarité qui font des Etats-Unis un partenaire clef d’Haïti. »

Nous avons découvert en vous une passionnée de la cause haïtienne. Je prends en exemple votre soutien au processus démocratique en encourageant les parlementaires à voter les lois, fort souvent dans un environnement hostile, ce pour le bien-être du peuple haïtien. » Pour ajouter ensuite « Soyez assurée que le peuple haïtien et le gouvernement de la République sont particulièrement reconnaissants de l’appui et du soutien constants du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique dans les domaines de l’agriculture, de l’infrastructure, de la santé, de la bonne gouvernance… »

Et à Pamela White d’exprimer sa satisfaction envers Martelly pour avoir été un bon esclave, un serf soumis au superlatif. Elle félicita le président et le gouvernement de facto d’Evans Paul pour les efforts consentis à plusieurs niveaux en vue d’un lendemain meilleur.

Par ailleurs, au cours d’une soirée d’adieu organisée par l’American Chamber of Commerce (AMCHAM), également en l’honneur de Pamela White le mercredi 9 septembre dernier, Martelly en a profité pour souhaiter bonne chance à tous les candidats à la présidence tout en les invitant à ne pas recourir à la violence.

Pamela White pour sa part dans son discours se dit contre l’installation du gouvernement de transition et avoue « qu’elle part sans bien comprendre ce qui se passe sur le terrain politique haïtien »

Elle ajouta : « dès fois j’ai dit que je comprends et 24 heures après, je ne comprenais plus rien. C’est quelque chose de difficile et de complexe » et pour conclure elle jeta sa bave sur les élections et les candidats en disant : « Les élections n’étaient pas parfaites, mais les résultats sont acceptables » qu’il a été difficile pour moi de comprendre ce qui se passe dans la tête des politiciens haïtiens, surtout avec le fait qu’il y a une cinquantaine de candidats la présidence.

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