
À l’approche du 1er Mai, jour international des travailleurs et face à la hausse du prix du carburant dans le pays, les travailleurs haïtiens ont catégoriquement revendiqué leurs droits. Ils ont saisi cette occasion pour intensifier leur mobilisation contre leurs employeurs et aussi contre l’État oligarchique et antipopulaire.
Plus de 1 000 travailleurs ont manifesté le lundi 13 avril dans la capitale haïtienne pour exiger une augmentation du salaire minimum, puisque le gouvernement corrompu vient tout juste de relever le prix des produits pétroliers sur le marché haïtien.
En Haïti, lorsque le prix de l’essence augmente, tout augmente également, à l’exception des salaires du petit noyau de travailleurs. Au cours de cette journée de mobilisation et de grève, les travailleurs du Parc industriel métropolitain —de SONAPI — ont scandé : « Quand on a faim, on ne plaisante pas ! »

Ils ont également souligné qu’ils n’avaient bénéficié d’aucune augmentation de salaire depuis 2023 et qu’ils ne pouvaient plus s’offrir les produits de première nécessité, étant donné que le gouvernement a augmenté le prix du diesel de 37 % et celui de l’essence de 29 %, il devrait également augmenter le salaire minimum.
Dans le Nord-Est, comme annoncé, un mouvement de grève de trois jours du secteur textile, était programmé par les organisations syndicales représentant les travailleurs du parc industriel CODEVI pour les 13, 14 et 15 avril 2026, afin d’exiger l’ajustement du salaire minimum en fonction de la hausse des prix du carburant.

En effet, à l’occasion de la première journée de cette grève, le lundi 13 avril 2026, les activités ont été fortement perturbées au parc industriel CODEVI, à Ouanaminthe, où des milliers de travailleurs dans les rues dénoncent la dégradation de leurs conditions de vie ainsi que l’inaction des autorités face à une crise socio-économique jugée intenable.
Parmi les 16 syndicats ayant appelé à cette grève, on peut citer entre autres SORENE, SOTRACO, SYNOCO et UTRACO. Sous leur direction, le lundi 13 avril, plus de 16 000 travailleurs ont débrayé, déclenchant l’un des plus importants mouvements de grève de ces dernières années dans la région frontalière. Ces milliers d’employés de la zone franche de CODEVI ont manifesté avec des banderoles pour réclamer une augmentation du salaire minimum face à l’inflation.

Selon les médias haïtiens locaux, le Conseil supérieur des salaires a demandé le report de la grève du secteur textile, tandis que le gouvernement s’est engagé à publier rapidement le huitième rapport sur le salaire minimum.








