L’ile de la Gonâve est elle vendue ?

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Ce n’est pas une rumeur, puisqu’ il y a belle lurette depuis que les multinationales courtisent certains endroits du pays comme, l’Ile de la Tortue, l’Ile-à-Vache et celle de la Gonâve. Certaines personnes frustrés par la nouvelle ont même indiqué que ce n’est pas parce qu’elles veulent développer le pays mais certainement pour exploiter les ressources minières de ces zones là.

Mais alors cette rumeur de vente n’était pas sans aucun fondement. En effet, dans le journal officiel du pays Le Moniteur dans l’édition du jeudi 7 janvier 2016, il est écrit que le régime Martelly-Paul, au palais national, le 9 décembre 2015, justement un mois avant la fin du mandat de Michel Martelly, par décret, a « créé sur l’île de La Gonâve un organisme d’État doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière dénommé Centre financier international de l’île de La Gonâve ayant pour cigle CFIG et ciCheck.

Le peuple est bien en son droit de déclarer qu’il y a vente en catimini. Et le timing en dit long. En effet, pourquoi avoir attendu la fin du mandat pour ce coup fourré ? Et comment se fait-il qu’une telle entreprise va s’installer dans le pays sans que toute la population ne soit au courant de rien ? Alors que « le Centre sera implanté sur l’île de La Gonâve à l’intérieur d’un périmètre d’environ cent kilomètres carrés (100 km2) dont l’emplacement exact sera déterminé en fonction de son adéquation avec les objectifs et les besoins spécifiques à ses missions. À l’intérieur de ce périmètre, sera développé un plan d’aménagement d’ensemble intégrant la construction d’une ville nouvelle pour les besoins des activités du projet », tandis que la population n’a jamais été au courant afin de questionner le fondement de cette entreprise, même quand elle serait haïtienne? La mission de L’oea

2En un sens, il y a bien eu vente quand le décret stipule que : « Sur le territoire mis à la disposition du Centre, celui-ci pourra librement lotir ou faire lotir, consentir des droits de fermage et de loyer à ses résidents, toucher des redevances et en disposer pour ses besoins, ériger des constructions et infrastructures techniques, des routes, et accomplir toutes actions nécessaires à son implantation et à son besoin de fonctionnement ».

Alors que le parlement s’adonnait à voter un président provisoire, alors qu’un grave danger plane sur le pays, les parlementaires ne peuvent apporter aucune réponse. Le nouveau président Jocelerme Privert doit rapidement clarifier cette imposture vu qu’il a été sénateur de la république en fonction et par-dessus le marché président de l’assemblée nationale. Même quand il n’y aurait pas eu vente, il y a là matière à clarification pour la population. Et s’il y a eu vente, où est passé l’argent ?
Le gouvernement d’Evans Paul doit également édifier la presse vu que le décret prévoit la formation d’un conseil d’administration de quatre membres pour gérer cette entité et qui sera composé du ministre de l’Économie et des Finances comme président et de trois autres membres. Nous reviendrons sur ce sujet.

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