Les manifestations continuent

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Un drapeau de la Russie devant l’ambassade des Etats-Unis à Port-au Prince.

A l’occasion de la commémoration de l’assassinat de Jean-Jacques Dessalines le 17 Octobre 2022, les masses populaires ont manifesté dans plusieurs grandes villes du pays telles que les Cayes, Jacmel, Miragoâne, Cap-Haïtien, pour ne citer que celles-là.

Le slogan commun de toutes les manifs a été la démission du Premier ministre Ariel Henry. Les manifestants ont profité de dénoncer le complot impérial d’envahir le pays et la vie chère. Le drapeau de la Russie et de la Chine populaire ont été présents dans toutes les rues.

Des manifestants brandissant le drapeau de la Russie
A Port-au-Prince en direction de la destination finale, l’ambassade des États-Unis à Tabarre

A Port-au-Prince ce lundi 17 octobre, après avoir déposé une gerbe de fleurs au pied de la statue de Dessalines sur la place des Héros au Champ de Mars, Moise Jean-Charles de la Plateforme Pitit Desalin et la foule ont marché sur l’avenue John Brown (Lalue), puis Martin Luther King (Nazon) pour rejoindre un autre rassemblement au Carrefour de l’aéroport afin de se rendre en nombre imposant à la destination finale, l’ambassade des États-Unis à Tabarre. Selon eux, les Etats-Unis sont les principaux responsables des maux du pays. Ils ont également dénoncé la hausse des prix des produits pétroliers, ainsi que le retrait du gouvernement sollicitant une intervention militaire.

Manifestation aux Cayes

Dans la même veine le MOLEGHAF a apporté une grande contribution à la mobilisation populaire couronnant le 17 octobre.

Des manifestants dénonçant les pays impérialistes tels que les Etats-Unis, la France, le Canada et le FMI

Aux Cayes, des agents de l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO) ont réprimé les manifestants en tirant à hauteur d’hommes tout en lançant également des bonbonnes de gaz lacrymogène pour disperser la foule et plusieurs personnes blessées ont été constatées.

Non à l’occupation américaine !

Au Cap-Haitien, la police une fois de plus a fait montre d’une zélée force antipopulaire. A Port-au-Prince, le sénateur Moise Jean-Charles a failli être victime, quand un policier a fait sauter tout proche de lui, une bonbonne de gaz.

La contribution du Moleghaf à la grande mobilisation populaire du 17 octobre 2022

Il est évident, ce ne sont pas des cas isolés, car toutes les manifestations ont été perturbées par des dérapages de la PNH.

Quand ces messieurs auront entre leurs mains, leurs nouvelles armes sophistiquées qui viennent d’arriver des Etats-Unis et du Canada, la répression policière sera encore plus féroce !

 

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