L’entreprise Everest Apparel Haïti dénoncée !

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Les syndicats ont accusé les dirigeants de cette manufacture d'avoir mis fin illégalement au contrat de 600 ouvriers avec le préavis de travail.

Les syndicats de l’association Syndicale des Ouvriers de Caracol (ASSOCA), de l’Union des Travailleurs Everest Haïti S.A (UTREA), et le Syndicat des Ouvriers Everest Apparel Haïti S.A (SOHEA) ont, dans une note de presse commune publiée le 8 novembre 2022, dénoncé l’entreprise taïwanaise, Everest Apparel Haïti S.A., située au Parc Industriel de Caracol.

Les trois syndicats ont accusé les dirigeants de cette manufacture pour avoir le 11 octobre dernier mis fin illégalement au contrat de 600 ouvriers avec le préavis de travail.

Selon les dirigeants syndicaux, ce procédé utilisé par la compagnie taïwanaise pour ne pas dédommager les ouvriers  « est une injustice criante et de plus la décision est illégale et dépourvue de sens. »

La direction d’Everest Apparel a tout bonnement informé verbalement ses employés de leur licenciement au moment où ces derniers sont allés recevoir leurs paiements du mois de Septembre

Les syndicats rappellent dans leur note que « le 21 septembre dernier conformément à l’article 32 alinéa b du code du travail haïtien, la direction d’Everest Apparel avait décidé de suspendre temporairement les contrats de tous ses employés, en leur demandant de rester chez eux. Et c’est par la suite de cet arrêt de travail, le 11 octobre dernier, qu’ils ont pris la décision mesquine de résilier les contrats de 600 ouvriers »

Toujours selon les syndicats dans leur lettre de revendications « pour utiliser l’option de préavis du travail, l’employé devrait être en train de travailler ; ce qui n’a pas été, dans ce cas précis, puisque les employés ont été en congé sur demande même de l’employeur. »

Autre violation du patron de l’entreprise, selon les prescrits de l’article 44 du Code du Travail Haïtien, « pour mettre fin au contrat d’un employé, il fallait lui donner un avis par écrit puisque le contrat existant entre l’employeur et l’employé n’est pas verbal mais écrit. » Pourtant la direction d’Everest Apparel a tout bonnement informé verbalement ses employés de leur licenciement au moment où ces derniers sont allés recevoir leurs derniers paiements pour le mois de septembre, a indiqué la note des syndicats.

Selon les dirigeants syndicaux, ce procédé utilisé par la compagnie taïwanaise pour ne pas dédommager les ouvriers « est une injustice criante et de plus la décision est illégale et dépourvue de sens. »

Dans la même veine, cette entreprise taïwanaise, dans une note adressée au bureau de la section du travail au Ministère des Affaires sociales et du Travail de Fort-Liberté, a averti qu’elle pourrait résilier le contrat de plus de 1250 travailleurs d’ici le mois de décembre 2022. Qui pis est, rapporte la note syndicale, la compagnie compte effectuer ces révocations sans octroyer les indemnités de préavis, les congés annuels, les bonus des employés. Un tel procédé serait une violation extrêmement grave de la loi conformément aux articles 45, 123 et 154 du code du travail haïtien.

Les syndicats non seulement dénoncent l’entreprise taïwanaise violant les droits des travailleurs haïtiens, mais ils signalent le silence complice des responsables du Ministère des Affaires Sociales de Fort-Liberté qui n’ont fait aucun effort pour venir au secours des travailleurs victimes.

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