Le peuple réclame l’arrestation de Martelly !

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Après le renvoie pour une troisième fois, les 27 décembre, 17 janvier et 24 janvier du deuxième tour de la mascarade électorale organisée par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) croupion d’Opont Pierre-Louis, le peuple haïtien exige inconditionnellement le départ de l’occupant de Palais national, Michel Joseph Martelly.Ce CEP étant amputé de deux autres membres, à savoir le représentant du secteur médiatique, Pierre Manigat Junior et du secteur des droits humains, Jacceus Joseph; il ne reste que 4 membres actifs liquidant des affaires courantes a fait savoir Opont Pierre-Louis.

Par ailleurs, La conseillère Yolette Mengual reprend ses fonctions au CEP en expliquant qu’aucune plainte n’a été portée contre elle finalement. Le president Martelly pour sa part essaie de replater le CEP en ecrivant aux differents secteurs tels que l’ANMH, la Fédération protestante, la POHDH et à l’Église catholique pour leur demander d’envoyer un nouveau membre au CEP. Puisque son mandat touchera à sa fin le 7 février 2016 sans qu’aucune élection n’ait pu réaliser. Le pays court le risque d’un vide présidentiel, qu’il faudra le combler de toute façon.

Le peuple haïtien rejette d’un revers de main la proposition de sortie de crise faite par le Core Group à travers des représentants de l’église catholique, en l’occurrence le cardinal, Chibly Langlois et le monseigneur, Patrick Aris et toutes autres propositions ne reflétant pas la volonté populaire. Maintenant, on parle de dialogue sans la participation des acteurs impliqués activement dans la mobilisation des rues. Selon plus d’uns, tout dialogue qui n’implique pas la participation populaire voue au départ à l’échec. On se souvient du dialogue d’El Rancho au cours de l’année 2013 par lequel Chibly Langlois a tout fait pour le maintien de Michel Martelly au pouvoir et le remplacement de Laurent Lamothe par Evans Paul à la tête de la Primature. Depuis plus d’un an, le poste du Premier ministre est assuré par un de facto en la personne d’Evans Paul dont la mission principale est d’organiser des élections libres et démocratiques. En lieu et place des élections transparentes, une farce a été organisée favorisant un coup d’Etat électoral en faveur du parti présidentiel, PHTK et ses alliés, tels que : plateforme électoraliste, VERITE, BOUCLIER, KID, AAA….non aux elections du 24 Janvier

2C’est dans cette perspective, durant plusieurs jours, des centaines milliers de personnes ont gagné les rues tant à la capitale que des villes de province pour exiger le départ et l’arrestation du président des bandits légaux. Les manifestants réclament l’arrestation de Sweet Micky alias Sweet Mimi ou Ti Simone pour avoir menti au peuple haïtien et au monde entier, pour le vol et le pillage des ressources de l’Etat, la violation flagrante du droit politique du peuple haïtien, pour avoir fomenté un coup d’Etat électoral contre le peuple, pour la corruption, la trahison et d’autres crimes commis contre la Constitution haïtienne et le peuple haïtien.

Les manifestants déclarent haut et fort Martelly a échoué, il doit tirer la révérence. Martelly est le problème, il ne devrait pas faire partie de la solution. Un délai lui est accordé jusqu’au 7 février 2016, date de l’échéance de son mandat pour la remise de la clef du Palais national. Au-delà de cette date, il n’est plus responsable de ce qui va se passer dans le pays En dernier ressort, les manifestants réclament un pouvoir de transition populaire révolutionnaire pour assurer la continuité de l’Etat et l’organisation des élections transparentes. Un dialogue entre tous les secteurs vitaux de la vie nationale, surtout ceux qui manifestent quotidiennement dans les rues devrait être entrepris rapidement pour la formation d’un gouvernement de transition. Le peuple haïtien à travers différentes formes de protestation lance formellement une mise en garde contre tout projet antidémocratique et anti populaire visant à trouver une solution palliative à la grave crise politique que plonge le pays, depuis l’arrivée de Michel Martelly au Palais national, le 11 mai 2011.

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