Le peuple pour la révolution !

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Il est clair que toutes ces propositions sont pour la continuité et ne reflètent guère les aspirations du peuple à un changement fondamental. Ce peuple qui le 6, 7 et 8 Juillet de l’année dernière avait lui-même explicitement démontré à quelle lutte, il s’attendait.

Outre le Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP)  qui le 22 novembre 2018 avait proposé un document de sortie  de crise, il y a eu, à peu près à la même époque, le journaliste Valéry Numa à faire aussi des propositions dans le même sens, le 23 novembre 2018. Il a été suivi par L’Observatoire de la jeunesse puis l’homme de la troisième voie, Reginald Boulos qui en se jetant du navire en eau du PHTK avait  dès le 20 février 2019 proposé une autre sortie de crise en trois points.

Les quatre sénateurs du secteur démocratique populaire

Puis, ce fut le tour du secteur démocratique et populaire d’André Michel, Schiller Louidor, Majorie Michel et des quatre sénateurs Antonio Cheramy, Nènèl Cassy, Evaliere Beauplan et Ricard Pierre le vendredi 21 juin 2019  qui lança la dénommée « Alternative Consensuelle pour la Refondation d’Haïti » de façon à  remplacer Jovenel Moise.

Leur proposition a été approuvée et supportée par les Forces organisations progressistes (FOP) de Moise Jean-Charles, du Mouvement Patriotique de l’Opposition Démocratique, (MOPOD), de Jean André Victor et de Serge Jean-Louis sans oublier le Konbit du professeur Josué Mérilien et Guy Numa.

Des membres de l’opposition du secteur démocratique populaire

Cette proposition par la suite allait être tout bonnement rejetée par les petro challengers qui voulaient se démarquer de la politique opportuniste des politiciens véreux.

Quelques semaines plus tard, un courant du Forum Economique de Frantz Bernard Craan, flanqués de Gédéon Jean, René Momplaisir et Jean Bonal Fatal offre  « Un cadre d’échange pour une sortie de crise » sans oublier qu’un certain Parti Républicain Haïtien avait lui aussi proposé sa solution de sortie de crise.

De gauche à droite Me Gédéon Jean, René Momplaisir, Frantz Bernard Craan et Frantz Bernard Fatal

Des organisations de femme ou de partis politiques se réclamant de la gauche y compris la « Platfòm peyizan 4G kontre » ont proposé leur solution «  Mache kontre pou yon solisyon Ayisyen natif natal » qui ne voit pas plus loin que les autres qu’un pouvoir de transition dans un quelconque dialogue national pour la stabilité du pays, pour relancer l’économie, soulager le peuple de la misère, du chômage de la faim, rétablir un environnement sécuritaire dans le pays de sorte que tout le monde vive en paix en exerçant leurs droits civils et politiques. Faire le procès de PetroCaribe et automatiquement la corruption et l’impunité prendront fins. Faire des réformes dans la Constitution, dans le système électoral et dans l’administration publique et la justice. Et de bonnes négociations avec les forces économiques et politiques Internationales pour sortir Haïti de la tutelle étrangère.

Eric Jean-Baptiste du RDNP

Les propositions continuent à pleuvoir et les dernières en date sont celles de Matthias Pierre, de l’ancien sénateur Steven Benoit qui rêve d’un pouvoir parallèle à la Convergence démocratique quand Gérard Gourgue avait prêté serment au local de l’OPL à Pont-Morin, une sorte de photocopie du mercenaire Juan Guaido au Venezuela,  procédé qui avait déjà été proposé par Jean André Victor de la FOP.

Chavannes Jean-Baptiste

Quant à la « Platfòm peyizan 4G kontre » regroupant le Mouvement paysan de Papaye (MPP), la coordination régionale Organisation Sud-est  (KROS), Tèt kole ti peyizan ayisyen et Mouvman peyizan nasyonal kongrè papay (MPNKP) qui préconisent une entente politique concertée comme issue à la crise nationale. Selon Chavannes Jean-Baptiste, l’un des porte-paroles de cette Plateforme : « c’est un manque d’entente politique qui serait à la base de la crise politique, qui sévit sur le territoire national d’Haïti depuis plusieurs mois ».

Rappelons pour l’histoire l’alliance politique électorale entre Chavannes Jean Baptiste co-fondateur du Parti Combat avec Charles-Henri Baker (Charlito) en 2005.

Valery Numa

Et pour réaliser cette entente, ce secteur organisera du mercredi 28 au vendredi 30 août 2019, à Papaye, Hinche, dans le département du Plateau central,  un colloque ouvert à tous les membres de l’opposition à Jovenel Moise et  baptisé « Forum patriotique pour une entente nationale sur la crise du pays ». Sans doute invitation spéciale aux sénateurs Joseph Lambert, Youri Latortue et à l’ancien sénateur du Sud-Est  Edo Zeny  qui le mercredi 14 août 2019, a déclaré que le président Jovenel Moïse est un « fou doux », c’est à dire : « Quelqu’un qui est à un stade de folie avancée, qui ne s’agite pas, mais qui devrait absolument consulter un psychiatre. »  Pour ajouter ensuite : « l’ex-président Martelly devra présenter ses excuses à la nation d’avoir fait le choix de Jovenel Moïse comme son remplaçant au Palais national ».  

Mathias Pierre

Nous n’avons pas pu citer tous les courants qui ont offert une quelconque proposition mais chacun dévoile sa propre formule de gouvernement pour simplement remplacer le PHTK. Toutes ces propositions, aveu de faiblesse des opportunistes  ne sauraient ni résoudre, ni apporter aucune solution réelle aux problèmes du pays et du peuple en général qui s’enfonce dans le sous-développement chronique que nous administrent les puissances exploiteuses.

L’homme de la 3ème voie Réginald Boulos

Il est clair que toutes ces propositions sont pour la continuité et ne reflètent guère les aspirations du peuple à un changement fondamental. Ce peuple qui le 6, 7 et 8 Juillet de l’année dernière avait lui-même explicitement démontré à quelle lutte, il s’attendait.

Pluie de macaqueries en somme. Amenez vos parapluies, messieurs et dames, et pour reprendre la chanteuse Nana Mouskouri : « Le ciel est noir / C’est une pluie noire qui va tomber »…

 

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