Le peuple haïtien n’a octroyé aucun mandat présidentiel à Jovenel Moïse…

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L’ancien sénateur Youri Latortue et Jovenel Moise

« Toute vérité passe par trois étapes, d’abord elle est ridiculisée, ensuite elle est violemment combattue et enfin elle est acceptée comme une évidence. »

(Arthur Schopenhauer)

 

Les politiciens hostiles à Jovenel Moïse, – ainsi connu –, continuent de s’embourber dans la confusion et l’irrationalité. Ils se noient dans le fleuve de la stérilité, de l’immobilisme, de l’incapabilité et de l’incompétence. Sans proposition valable, viable de sortie de crise, les engueuleurs fatigués, déboussolés comme le navire Amistad, cherchent à s’agripper à toutes les épaves pour rester à la surface. Pour obtenir de la visibilité. Les mêmes palabres creuses et insignifiantes. Les mêmes vieilles rengaines sur les postes de radio. Les mêmes accusations sans suite logique. Tous les trois mois, une nouvelle coalition politique fait son apparition à Port-au-Prince, avec la promesse fallacieuse de mettre fin aux prétentions dictatoriales des charognards du Parti haïtien Tèt kale (PHTK), qui manifestent visiblement l’intention d’usurper le pouvoir au moins pour 20 ans. Si ce n’est même pas plus.

Le projet illégal de remplacement de la constitution de 1987, les décrets lois qui tombent comme des grêlons géants sur la tête de la République, la légalisation des pratiques sexuelles considérées jusque-là comme taboues dans la société haïtienne, l’organisation de nouvelles élections législatives et municipales, la démission spectaculaire, planifiée et organisée des membres du Conseil Électoral Provisoire  amputé, la nomination des agents intérimaires à la tête des mairies, toutes ces questions politiques controversées constituent une bouée de sauvetage pour les groupuscules réunis au sein de l’opposition dite démocratique, qui se perdent dans un labyrinthe d’absurdité et dans une sécheresse de pensée rationnelle, tout en faisant semblant d’exiger le départ inconditionnel de l’équipe au pouvoir. Ces leaders improvisés qui encombrent la scène politique savent très bien qu’ils ne sont pas prêts à assumer la charge pesante de la présidence nationale. Eux aussi, ils n’ont aucune expérience pour gouverner un État. Les universités de Port-au-Prince n’ont pas les moyens de former les femmes et les hommes, de fabriquer les cerveaux qui peuvent sortir le pays du trou dans lequel il s’enfonce depuis sa création. Ce n’est pas non plus dans la diaspora désorganisée, individualisée que nous retrouverons des expertises de salut pour éviter la désagrégation, l’effondrement, et même la disparition de l’État haïtien. D’ailleurs, les représentants des pays qui forment le Core Group sont clairs, précis et directs : « Prenez le pouvoir, si vous voulez, mais ne comptez pas sur l’aide des États de nos pays. Nous ne vous aiderons pas. Pour le moment, Jovenel Moïse reste et demeure notre allié. »

La République d’Haïti n’a jamais été une terre de science appliquée et de haute technologie (high technology). Aucun pays ne peut atteindre un niveau de développement durable sans posséder une maîtrise presque parfaite des domaines de grands savoirs spécialisés. Nous avons besoin de savants comme Albert Einstein pour faire avancer la République d’Haïti, mais non des « avocats » comme Reynold Georges, des « intellectuels » comme Guichard Doré, des « écrivassiers » vertigineux, vantards et orgueilleux, qui attendent un prix Nobel de littérature, qui ne viendra jamais. À ce sujet, la Chine, la Russie, Cuba peuvent aider les étudiants haïtiens, en leur octroyant des bourses d’études en mathématiques, chimie, physique, astrophysique, urbanisme, informatique, génie, etc. L’avenir de la société haïtienne dépend de ces connaissances névralgiques.

 

Ils se foutent des malheurs du peuple haïtien

Les États-Unis, la France, le Canada semblent mépriser les conditions sociales et économiques dégradantes, humiliantes des masses haïtiennes. Ils continuent à agir, comme toujours, en fonction de leurs intérêts matériels, géopolitiques et stratégiques. Haïti, à cause de la misère grimpante, –  et ce n’est pas impossible –, peut basculer à tout moment du côté de la Chine, de la Russie, de l’Iran, du Venezuela, de Cuba… Et ce serait pour son plus grand bien! Tout changement de régime politique viendra fragiliser davantage les relations déjà tendues entre La République d’Haïti et les puissances occidentales. Il se dégage au sein de la société haïtienne une odeur antiétasunienne. La Maison Blanche en est consciente. D’ailleurs n’a-telle pas tout fait, tout tenté, tout entrepris  pour faire casser les mouvements de manifestations et de grèves organisés contre la présidence illégitime du Parti haïtien Tèt kale (PHTK). Des mercenaires venus des États-Unis n’ont-ils pas participé directement aux massacres des indigènes déroulés sur le territoire national, avec la complicité du gouvernement actuel et des ambassades? Les tueurs à gage ont pu laisser le pays en toute impunité. Sous les feux de la rampe, comme des héros de la guerre du Vietnam. Laissant derrière eux : pleurs, tristesse et désolation. Tout cela laisse supposer que Jovenel Moïse  passera au pouvoir le temps qui lui sera alloué, accordé, attribué par Michèle J. Sison et Helen Meagher La Lime! De plus, avec la présence de la Covid-19, il devient de plus en plus difficile de rassembler des gens pour organiser des manifestations politiques à Port-au-Prince et dans les villes de province. Les membres de l’opposition peuvent aboyer. Mais n’ont pas de dents pour dévorer. Or en politique, il faut être capable de japper et de mordre. L’un ne marche pas sans l’autre.

L’ancien directeur général du ministère de l’Intérieur, Fednel Monchéry, bras droit de la présidence scélérate

Il n’y a pas un autre chemin

Dans le film « Émeutes à Brooklyn », du réalisateur Jeremy Kagan, nous avons retenu cette phrase scintillante : « Il n’y a pas de solution à la paix. La paix est la solution. » Nous reprenons la même formule phraséologique pour exprimer une autre vérité : « Il n’y a pas de solution à la Révolution. La Révolution est la solution. » Et, pour nous, cette Révolution sera mondiale.

C’est vrai que l’être humain ne peut pas échapper à sa finitude dans le temps et dans l’espace. Comme le dit Schopenhauer, il consacre une grande partie de son existence à lutter contre la peur de la mort. Mais à cette crainte morbide de ce passage au trépas, s’ajoutent les situations aporétiques causées par une vie d’humiliation, d’exploitation, de pauvreté extrême, d’inquiétude et d’insécurité. Aucun peuple de la terre n’arrivera à franchir seul la frontière de ses souffrances pour atteindre l’espace de ses rêves de bien-être, de sérénité, de bonheur… La charge n’est pas trop lourde à porter, mais les efforts à déployer pour la soulever exigent beaucoup de bras. Toute la stratégie de la lutte de désasservissement et de désaliénation  se situe à cet endroit précis : les élites intellectuelles progressistes doivent réfléchir ensemble dans le but de trouver la formule sociale, politique et économique qui  permettra véritablement aux masses populaires de décapiter les Cerbères sanguinisants de l’impérialisme.

Il n’y a aucun salut dans le système de société érigé par les bourgeois. Le capitalisme n’est pas réformable. Le sociologue Pierre Bourdier le compare au virus du sida. Jean Ziegler conseille de le détruire. Dessalines, notre empereur, le chef des héros de la guerre de l’indépendance, n’eut-il pas compris qu’il n’y avait eu rien à faire, vraiment rien à faire avec les colons français? Les impératifs de la lutte ont poussé nos ancêtres à les condamner, à les forcer à « manger les pissenlits par les racines ». Les soldats de Bonaparte furent presque tous exterminés. La guerre a ses lois. La Liberté a son prix. Derrière chaque victoire, il y a certainement des actes regrettables. Irréparables. La prise de Jéricho recèle ses lots de pleurs et de malheurs. La nature nous l’a appris : le bonheur des uns se construit sur la souffrance des autres. L’histoire nous l’a enseigné : Rome doit sa grandeur à la destruction de Carthage. Les oligarques le comprennent mieux que quiconque : pour s’enrichir, ils doivent appauvrir… Pour que les pauvres reprennent eux-mêmes leurs droits et leurs Libertés, il faut qu’ils dépouillent, ruinent le « Capital » et ses suppôts. En aucun cas, les masses ouvrières ne pourront se libérer de leurs exploiteurs, de leurs ennemis traditionnels, si elles ne comprennent pas la nécessité de consolider leur conviction, de fortifier et de rationnaliser la résistance, en utilisant tous les moyens qui concourent à la réussite de leur mouvement. Qui répondent à leurs intérêts socioéconomiques. Qui peuvent objectiver leurs ambitions politiques pour la construction du monde meilleur dont parle Bertolt Brecht. Aucune entente possible entre les Loups et les agneaux.

 

La politique n’est pas un jeu pour des enfants de chœur

Notre combat est donc celui de l’organisation, de l’idéologisation. Et pourquoi ne pas y ajouter la « militarisation positive des masses », en guise d’outil de dissuasion et d’instrument d’autodéfense légitime ? Si les États-Unis alliés aux extrémistes de droite du Venezuela n’arrivent pas à renverser Nicolas Maduro, l’héritier du  « chavisme bolivarien », c’est grâce à la prévoyance active et à l’intelligence vive du défunt « Commandante » qui avait compris la nécessité pour les couches paysannes d’apprendre à défendre – par les moyens pacifiques ou militaires  – les acquis de la Révolution. En face du loup, le bâton est consubstantiel à la sécurité, à la protection, à la défense et à la survie même de l’espèce individuelle qui se sent menacée.

Vous avez probablement lu, à l’université, dans le cadre de votre mouvement d’activisme politique, ou simplement par curiosité intellectuelle, des ouvrages qui parlent de « La nuit des longs couteaux ». Hitler, prétextant d’un coup d’État,  traça la voie de son avenir politique par une purge assassine au sein du mouvement qui lui avait ouvert les portes du pouvoir. Son ami Ernst Röhm se comptait parmi les égorgés. En Haïti, avec l’affaire des dix-neuf officiers fusillés à Fort-Dimanche, François le dictateur réédita l’horreur. Le personnage de Staline, comme vous le savez, est entaché lui-même du massacre de Katyn. En 1940, dans la forêt du même nom, des centaines d’officiers polonais furent immolés et abandonnés dans des fosses communes. On dénombra aussi des étudiants et des médecins au milieu des morts. Les responsables de l’empire soviétique nièrent le crime odieux. Mais le temps et l’histoire finirent par les rattraper. Le révolutionnaire Trotski n’échappa pas au narcissisme terrorisant de Staline. Le film de Julie Taymor, sorti le 25 octobre 2002, qui retrace la vie tumultueuse, mouvementée de la peintre Frida Khalo, a consacré quelques scènes émouvantes à l’assassinat de Trotski, le 29 août 1940, au Mexique. Les plaies physiques et psychologiques que la « démence » des «caïnistes », comme Adolf Hitler, Benito Mussolini, Joseph Staline, Rafael Leonidas Trujillo, François Duvalier, Augusto Pinochet, Idi Amin Dada, a causées aux innocentes créatures du globe terrestre restent encore ouvertes. Et l’espoir de les cautériser, de les refermer est réduit à une peau de chagrin. Les haies des difficultés à sauter pour repriser le tissu des sociétés mondiales que   l’injustice politique, militaire et financière a déchiré, paraissent très élevées.

 

Les ennemis des pauvres savent bien se protéger

Les oligarques se sont retranchés, repliés derrière des murailles de protection que les manifestations de rue, les émeutes populaires n’arrivent plus à renverser. Les poussées insurrectionnelles se heurtent contre une opposition impériale virile et haineuse. Les rassemblements pour marcher contre la corruption, contre le népotisme dans la fonction publique s’essoufflent. Depuis l’invention de Richard Jordan Gatlin en 1861,  la « mitrailleuse », les trompettes de Jéricho ont perdu leur pouvoir de destruction. La terre n’est plus à l’époque des pierres, des arcs, des flèches, des glaives et des catapultes. Aujourd’hui, les boucliers du roi Salomon sont dépourvus de leurs effets spiritualo-mystiques. Ils ne peuvent plus être utilisés contre les « Adonias » et les « Joab » antinationaux, les vassaux qui ont trahi leur nation et qui se sont alliés aux « Égyptiens » de l’ère néolibérale. Outre la finesse de l’esprit, le raffinement de l’intelligence, le combat que nous soutenons aux côtés des compatriotes engagés, à l’avant-garde des mouvements contestataires, exige une longue période de préparation théorique et pratique. 

La pauvreté n’a rien à voir avec le postulat de la fatalité. Elle est historique. Le système capitaliste qui l’entretient, comme l’a bien démontré Karl Marx dans « Le Capital », porte en lui les germes de son autodestruction. Le grand philosophe de l’économie et de la politique nous apprend : « Une formation sociale ne disparaît jamais avant que soient développées toutes les forces productives qu’elle est assez vaste pour contenir, jamais des rapports de production nouveaux et supérieurs ne s’y substituent avant que les conditions matérielles d’existence de ces rapports ne soient écloses dans le sein même de la vieille société.»

Et c’est encore Karl Marx qui parle : « C’est pourquoi l’humanité ne se pose jamais que des problèmes qu’elle peut résoudre, car, à y regarder de plus près, il se trouvera toujours, que le problème lui-même ne surgit que là où les conditions matérielles pour le résoudre existent déjà ou du moins sont en voie d’advenir. »

 

La force de nos adversaires est le résultat de notre faiblesse

C’est absurde d’observer des leaders politiques faiblards, désorientés par l’inculture, l’incapacité et l’incompétence, prêcher le « gandhisme » dans un pays de « banditisme systémique », où des arsouilles de la classe nantie pratiquent le vol et le kidnapping pour élargir la surface de leurs fortunes personnelles. La non-violence du Mahatma Gandhi l’a conduit tout droit à la mort le 30 janvier 1948. Et Calcutta n’a pas vraiment échappé à la flétrissure sociale et à la fanure économique. Martin Luther King est assassiné le 4 avril 1968 à Memphis par la haine, alors qu’il avait des mots d’amour et d’apaisement dans sa bouche. Malcolm X, contrairement au révérend pasteur et militant pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis, avait choisi d’utiliser l’arme de ses ennemis : la violence contre la violence. Donc, l’effet du boomerang. Nous avons entendu un jour les propos d’un jeune élève haïtien dans un documentaire de Télé Québec, qui répondait au journaliste sur le phénomène de la violence dans les écoles : « Qui me frappe, je le frappe. C’est comme ça »

 

Se défendre n’est pas un acte répréhensible

Les Écritures ne reconnaissent-elles pas la « Loi du Talion »? Chaque être porte la responsabilité de son Karma. Il doit en récolter les avantages ou en payer les conséquences. C’est une évidence naturelle que chaque action engendre sa propre  réaction. Il n’existe pas de « cause » sans « effet ». Si les populations de la périphérie déclinent dans la misérabilité, c’est parce que les « aconscients » du centre grossissent dans l’opulence. Donc, que faire? Se jeter à genoux en égrenant son chapelet de pénitence? Ou agir héroïquement? Supplier l’équipe des charognards du PHTK, conduite par le criminel et l’inculte Jovenel Moïse de quitter le siège de la présidence le 7 février 2021? Ou utiliser les « Grands Moyens » pour les destituer, arrêter, juger, incarcérer au pénitencier national? En attendant que la « peine capitale » soit rétablie dans la nouvelle constitution de la « Révolution » pour les crimes économiques et les assassinats crapuleux commis par les autorités responsables du bon fonctionnement de l’État haïtien et les gangsters au service des ambassades étrangères. C’est la seule façon de stopper l’hémorragie du système de criminalité instauré en Haïti depuis l’assassinat de l’empereur.

 

Pourquoi 7 février 2021?

Le pingouin du Département d’État, un certain Jovenel Moïse, n’a jamais reçu de mandat pour diriger la Nation haïtienne. Ce sont ses « Maîtres » de la bourgeoisie compradore qui ont attaché une laisse à son cou, qui l’ont promené par hélicoptère, par bateau, à dos d’âne, à travers le pays, comme un chien stupéfié, pour le déposer ensuite, – les pattes liées, la gueule muselée –, à la cabane présidentielle avec sa femelle jappante. Si les charognards du PHTK ne sont pas renversés avant le 7 février 2021, Jean-Charles Moïse, Youri Latortue, André Michel, Marjorie Michel, Schiller Louidor et tous les autres soi-disant membres de l’opposition politique, doivent arrêter la musique dissonante et dissoudre l’orchestre. Il faut qu’ils aient aussi  le courage de venir témoigner leur échec sur la place publique et d’admettre la victoire triomphante de leurs ennemis. Trop de citoyens, enfants, jeunes, adultes, sont morts pendant les longues journées de manifestations qui ont bouleversé, saccagé, perturbé le pays, dans le but d’obtenir la démission du troupeau de criminels qui piaffent, avec leurs sabots de corruption, sur la dignité de la patrie dessalinienne.

La République d’Haïti ne produit plus des femmes et des hommes qui soient capables de faire leur « hara-kiri » devant l’échec, l’impuissance et le médiocratisme ! Ceci nous fait penser à l’héroïque Amiral Killick. Le poète jérémien, Edmond Laforest, s’est suicidé aussi après que les « Yankees » ont foulé et souillé le 28 juillet 1915 le sol de la patrie. Cette semaine ramène le 105ème anniversaire de sa mort.  Voici un extrait du poème que nous lui avons dédié dans le recueil inédit « Couronne d’épines et de ronces » qui porte justement le titre de Hara-kiri :

 

« Je mange des ronces

Et des écailles de colère

Depuis le retour des maquisards

Qui ont noyé Laforest

Dans le seau de l’indignation

Un nœud croulant de consonnes

Et de voyelles

Resserré inexorablement

Sur la gorge fragile

Des Cendres et flammes

Wilson

Le nom de ce chien féroce

Qui a mordu  mon peuple

Pendant la nuit

Où l’Europe bouleversée

Frappée par la foudre

De l’hégémonie

Agonisait sur les ruines

De la destruction démentielle

Cette fois encore

Et une fois de trop

Le crépuscule apporte sans pitié

Les mêmes inquiétudes de Cabèche

Les craintes d’une nuit longue

Nuit de cristal

Aux crépitements nourris

Des winchesters 94 »

 

Il faut lutter et résister

Les États impériaux investissent des sommes faramineuses dans les domaines de la recherche spatiale, mais négligent volontairement de résoudre les problèmes de la « misère » sur la planète. La fabrication des armes de destruction massive qui implique des centaines de milliards de dollars l’emporte sur la conservation de la vie. Selon les penseurs gauchistes, l’origine de l’État est reliée aux intérêts de la classe oligarchique qui domine les sociétés mondiales. Ils le qualifient de « comité exécutif de la bourgeoisie » C’est la raison pour laquelle les masses populaires doivent conjuguer leur force afin de le faire dépérir. Le « Capital » génère partout des souffrances frustratives. Les esprits lucides reconnaissent et admettent l’importance, la nécessité d’éradiquer définitivement sur la terre le fléau qui porte le vocable ignoble de néolibéralisme. Ils reconnaissent le primat de la dignité humaine sur l’humiliation impériale. C’est la tâche à laquelle restent attelés  tous les compatriotes qui ont décidé, au péril de leur vie, de mener le combat du changement social aux côtés des petites gens.

La lutte contre le système de société institué par les États bourgeois a rempli les espaces lugubres des cimetières d’un nombre incalculable de cadavres. Tout cela réveille en nous ces cris d’indignations poussés par Démosthène dans ces Olynthiennes : « Il n’est pas possible, Athéniens, non, il n’est pas possible de constituer par l’injustice, par le parjure, par le mensonge, une puissance qui dure. »

L’État de Jovenel Moïse est impliqué dans le massacre de La Saline qui a occasionné des dizaines de morts et de blessés, selon les rapports des organismes des droits humains. L’ancien directeur général du ministère de l’Intérieur, Fednel Monchéry, bras droit de la présidence scélérate,  est formellement accusé dans ce dossier d’assassinat. Le soleil du 7 février 2021 doit se lever sur le procès de Jovenel Moïse et de ses nombreux complices pour vols, escroqueries, détournements de fonds publics, crimes de haute trahison et   crimes contre l’humanité. La « Révolution » dont nous parlons souvent ne s’obtiendra pas avec un bulletin de vote…!

 

Robert Lodimus

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