Le FMI pour un nouveau prix des carburants !

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Le Fond monétaire international (FMI) s'est fait connaître comme l'un des principaux émetteurs de recommandations de politiques néolibérales, actions criminelles à l'encontre des masses populaires.

Outre l’électricité que le Fond Monétaire International (FMI) exige du gouvernement qu’elle ne soit pas subventionnée, cette institution met également le couteau sous la gorge de l’Etat haïtien et lui ordonne d’augmenter les prix des produits pétroliers.

Le ministre des Finances Jude Alix Patrick Salomon annonce la hausse prochaine des prix du carburant à la pompe sur le marché haïtien

Nous ne sommes pas surpris de la position de l’administration Moise-Lafontant qui par la filière du ministre des Finances Jude Alix Patrick Salomon annonce sans aucune gêne, la hausse des prix du carburant à la pompe sur le marché haïtien conformément aux engagements pris par le Gouvernement envers le FMI.

L’ex sénateur Edwin « Edo » Zenny

Par cette décision, cette administration montre clairement que sa façon d’opérer n’est nullement dans l’intérêt du pays et du peuple en général, mais bien au profit des potentats internationaux. Ainsi, le ministre annonce qu’il va entrer en pourparlers avec les acteurs économiques dont des syndicats de transport pour leur faire comprendre le bien fondé des diktats qui seront appliqués dans les prochains jours.

Cette déclaration du ministre a suscité des réactions de part et d’autres de la part des personnalités politiques et des dirigeants syndicaux du pays.

Josué Mérilien

Déjà des manifestations sont annoncées pour non seulement barrer la route à cette décision criminelle, mais pour dénoncer l’irresponsabilité et l’incapacité de ce régime à diriger le pays. Même certains alliés du régime se montrent sceptiques. C’est le cas de l`ex sénateur Edwin « Edo » Zenny  qui a tout bonnement déclaré que « Si Jovenel augmente les prix du carburant, il perdra le pouvoir ».

Le coordonnateur de l’Union national des Normaliens haïtiens, Josué Mérilien pour sa part, se prononce contre la décision d’augmenter les prix des produits pétroliers sur le marché local ce qui ne fera qu’aggraver les conditions socioéconomiques déjà très difficiles des couches défavorisées.

Eddy Labossière

L’économiste Eddy Labossière, président de l’association haïtienne des économistes avertit le gouvernement sur les éventuelles conséquences de la hausse annoncée des prix du carburant et lui conseille de ne pas donner suite favorable aux recommandations du Fonds monétaire international. L’ancien ministre délégué à la Sécurité énergétique René Jean Jumeau, lui-même insiste que «  l’État doit avoir la capacité de mieux gérer ces situations en vue d’éviter d’enfoncer davantage dans la précarité les couches les plus défavorisées de la population ».

Le député de Cerca-Carvajal Antoine Rodon Bién-Aimé

Le député de Cerca-Carvajal Antoine Rodon Bién-Aimé s’oppose à l’augmentation des prix des produits pétroliers et du tarif de l’électricité qui pourrait grimper jusqu’à 40 à 50% et appelle la population à se mobiliser contre la décision du pouvoir d’augmenter les prix de l’essence.

Joseph Lambert, président du Sénat haïtien et du Parlement très proche du gouvernement,  appelle lui au dialogue entre le régime PHTK et les dirigeants des syndicats afin de trouver un accord sur la hausse des prix de l’essence qui devrait se concrétiser à la fin du mois de juin 2018.  En un sens, il a pris position en faveur du gouvernement vu qu’il parle de la hausse des prix alors que pour les syndicats pas un centime ne doit s’y ajouter.

Guyler C. Delva

Par ailleurs, le sinistre de la culture et de la communication Guyler C. Delva estime inévitable l’ajustement des prix des produits pétroliers, « L’Etat ne peut plus continuer à subventionner le pétrole, alors que les retombées ne sont pas en faveur des plus vulnérables de la population », a-t-il-fait savoir.

Haïti Liberté restera solidaire de la cause des syndicats tout en leur signalant que la résistance coûtera totalement moins chère que la collaboration ou la capitulation avec le gouvernement pour satisfaire les intérêts des puissances financières internationales.

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