L’assassinat d’Eric Jean-Baptiste et l’intervention américaine !

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L’assassinat horrible du leader politique Eric Jean-Baptiste, Secrétaire Général du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes et de Peterson Virnuïs dans la nuit du 28 Octobre 2022 est d’une haute portée criminelle.

À qui profite ce crime crapuleux ? Sans aucun doute ce n’est pas aux gangs.  L’assassinat horrible contre le leader politique Eric Jean-Baptiste, Secrétaire Général du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) et de son chauffeur ou garde de corps Peterson Virnuïs dans la nuit du 28 Octobre 2022 sur la route menant à son domicile à Laboule 12, est d’une haute portée criminelle et sa signification politique ne fait aucun doute.

Il renforce la propagande de ceux qui sont partisans de l’intervention américaine en Haïti, si ce n’est la raison principale de ce crime d’accélérer la mise sous tutelle du pays. Car, il a été réalisé par des mains d’experts professionnels, de forces obscures qui ont l’expérience de ces sortes de brutale élimination politique.  Ils ont tué et la cible et celui qui l’accompagnait, un témoin potentiel extrêmement gênant dans une perspective de faire la lumière sur le crime.

La victime Eric Jean-Baptiste

Rappelons que Jean-Baptiste a milité financièrement contre l’occupation des Etats-Unis sous la couverture de la Minustah. Il commanditait différentes sortes de publicité contre cette force étrangère qui a souillé le sol national pendant plus de 17 ans et par-dessus le marché a introduit en Haïti l’épidémie du choléra via des soldats népalais.

Il est bien facile d’accuser les gangs pour cacher toute autre responsabilité criminelle. Désormais, retranchés derrière le prétexte des gangs facilement accusés comme auteurs de tous les crimes et assassinats, les potentats sont libres de frapper n’importe qui ; et il n’y aura aucune raison d’enquête puisque les gangs sont déjà là tout indiqués pour être tenus responsables. On n’aura même plus besoin de parler d’enquête [qui] se poursuit.

Ce n’est pas sans raison aucune que le Conseil de sécurité a imposé la semaine dernière une batterie de sanctions ne visant pas réellement les bandes criminelles qui sèment le chaos à Haïti, mais un seul homme. Qui pis est, les Etats-Unis pour leur part annoncent qu’ils sanctionnent certaines hautes personnalités bourgeoises liées aux gangs, mais ils ont omis de publier leurs noms.  N’est-ce pas un mensonge éhonté, cousu de fil blanc juste pour tourner le peuple haïtien en dérision. Il est clair que les Etats-Unis n’ont jamais mis en difficulté ses alliés et ses agents, comme ils avaient fait avec les dossiers du Fraph qu’ils ont saisis et ont refusé de les remettre au gouvernement haïtien parce qu’ils ne voulaient pas trahir leurs concitoyens américains ou leurs agents impliqués.

En fait, le crime profite de toute façon à quelqu’un dans la crise multidimensionnelle haïtienne. Toutes les réactions soit de la part du Binuh, du Premier ministre de facto Ariel Henry ou d’une multitude de leaders politiques de la classe politique traditionnelle ne sont que pour la plupart des larmes de crocodiles pour brouiller les cartes et cacher la vraie piste.

 

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