Attaque barbare contre Haïti Liberté !

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Des groupes d’extrémistes de droite portant le masque de la gauche pour créer la confusion, une fausse gauche d’ailleurs, appellent à une manifestation contre le journal Haïti Liberté le vendredi 18 novembre 2022.

Il y a belle lurette que ces obscurantistes entament une campagne de déstabilisation, fait de harcèlement et d’intimidations contre nous. Ce n’est point par hasard que ces menaces arrivent, à un moment, pourtant crucial, où le danger d’une occupation militaire sous la direction des impérialistes américains et canadiens, se renforce chaque jour contre le peuple haïtien.

Ces pseudo-activistes qui sont, objectivement et en réalité, au service des puissances impérialistes qui s’organisent pour protester contre le journal ont à leur tête le dénommé Dahoud André de l’organisation Komokoda. Leur projet a reçu le soutien d’autres organisations dont nous nous  gardons pour le moment de citer leurs noms puisqu’elles n’ont pas eu le courage de signer cet appel funeste montrant leur vrai visage de collabo avec l’impérialisme.

Ce n’est pas la première fois que ces provocateurs réclament notre dissolution mais c’est la première fois qu’ils lancent une action publique. Sans doute, ils ont reçu le feu vert de leurs patrons, et le moment choisi n’est nullement innocent, c’est à l’occasion de l’anniversaire de la bataille révolutionnaire du peuple haïtien à Vertières. N’est-ce pas, une façon de souiller davantage cette date historique ?

L’ultra “gauche” a toujours eu une seule raison d’être: celle d’attaquer la vraie gauche au lieu de la droite ou l’ennemi de classe du peuple

Tout comme les Etats-Unis et leurs ministères des Affaires étrangères, les Nations-unies et l’Organisation des Etats Américains (OEA) ont utilisé le prétexte des « gangs » et non pas les gangs criminels eux-mêmes et ont préféré accuser celui qui, ouvertement, mobilise les masses des ghettos à prendre conscience de leurs conditions sociales et appelle à une révolution sociale pour les sortir de ce carcan créé par les puissances impérialistes dont les Etats-Unis sont le chef de file. Cette fausse gauche ne fait que propager le même idéal que les forces obscures impérialistes.

Signalons que cette organisation, Komokoda, a fait son nom en combattant Hillary Clinton lors de l’élection présidentielle américaine contre Donald Trump. Notre position à l’époque a été : aucune différence entre Trump et Clinton. Ils sont les deux têtes du même monstre impérial. Komokoda, pour autant, avait catégoriquement supporté Donald Trump et mené campagne pour lui ; lors, nous les avions dénoncés en tant qu’opportunistes et agents authentiques de l’impérialisme américain.

Cette attaque virulente, dont Haïti Liberté est la cible, a, en effet, toute son importance. Elle découle d’une politique d’ensemble bien huilée de la part des puissances impérialistes pour briser la résistance et l’unité qui se faisaient à travers les médias progressistes anti-impérialistes dénonçant l’intervention américaine. Les réactionnaires de tout acabit n’arrivent jamais à supporter qu’il puisse exister une opinion publique libre, à fortiori, l’une qui ne soit ne pas d’accord avec les décisions de la classe dirigeante inféodée au système capitaliste.

Sommes-nous revenus au temps de la dictature duvaliériste condamnant la libre communication des pensées et des opinions, même au-delà des frontières d’Haïti ? La liberté de la presse est le fruit d’un long combat contre la tyrannie et l’arbitraire. Cette liberté a été chèrement acquise par la lutte acharnée du peuple haïtien pour un lendemain meilleur. L’occupation de la MINUSTAH qui a duré 13 ans n’a pas pu l’enlever ; celle qu’on projette pour déchaîner une autre guerre contre le peuple haïtien pour détruire ses droits et ses acquis démocratiques ne passeront pas.

Ouvriers, paysans haïtiens, le temps est venu de nous conduire tous en maîtres et de nous organiser selon nos propres moyens pour combattre les mercenaires, esclaves du capitalisme que représentent Komokoda et ses alliés.

Nous de Haïti Liberté, nous continuons notre lutte révolutionnaire effectivement sur le terrain de la lutte des classes contre ces bandits politiques dressés par l’impérialisme qui veulent taire la voix organisée de la lutte anti-impérialiste des travailleurs pour une révolution sociale.

Nous serons toujours sans désemparer à côté des masses ouvrières haïtiennes contre les réactionnaires de droite comme de gauche. Nous assumons notre ligne éditoriale engagée au service des luttes ouvrières et paysannes contre l’exploitation et la guerre des puissances impérialistes.

« Il n’y a pas d’agression plus grande contre la liberté de la presse et contre toutes les libertés que de s’attaquer à un journal qui a simplement le tort d’exercer pleinement sa liberté d’expression » a souligné Christophe Deloire, Secrétaire général de RSF (Reporters Sans Frontières).

La position d’Haïti Liberté ne changera pas d’un iota. L’ultra “gauche” a toujours eu une seule raison d’être: celle d’attaquer la vraie gauche au lieu de la droite ou l’ennemi de classe du peuple, comme Lénine l’a si bien démontré dans le texte « Maladie infantile du communisme (le « gauchisme »). L’ultra-droite pour sa part peut se déchainer, mobiliser toutes ses énergies, faire tout ce qui est en sa capacité pour soutenir les puissances impérialistes, avec des attaques barbares contre Haïti Liberté, nous ne serons jamais ébranlés pour autant dans notre tâche de contribuer à mettre un terme à la tragédie que vit le pays et d’accompagner les masses populaires haïtiennes dans leurs luttes pour le changement fondamental.

Le journal Haïti Liberté vivra ! Comme l’avait dit Hugo Chavez : « Laissez les chiens de l’empire aboyer, c’est leur travail. Le nôtre, c’est de nous battre pour achever la véritable libération de notre peuple ».

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