La lutte des classes dans toute sa nudité

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Le nouveau verdict infâme du régime Jovenel-Jouthe d’imposer le retour au travail dans les entreprises d’assemblages de sous-traitance est l’illustration la plus spectaculaire de la lutte des classes.

Un spectacle malsain, sinistre, débordant de passions les plus viles, qui démasque encore une fois, le caractère foncièrement barbare du colonialisme. Il est bien évident, une telle tragédie n’a  pu  être organisée sans de puissants moyens et sans l’assistance et la complication des grands vautours internationaux. Est-ce dans cette optique que le conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI)  vient d’approuver un décaissement de 111,6 millions de dollars en faveur du pouvoir corrompu soi-disant pour aider à satisfaire les besoins de financement de la balance des paiements qui découlent de la pandémie de COVID-19 ?

Dans ces conditions, on peut se demander si cette opération financière n’annonce pas  un sabotage économique systématique, une sorte de déstabilisation poursuivie avec obstination par  les forces obscures, des mercenaires à leur solde qui s’efforcent par tous les moyens d’enrayer le cours de l’histoire.

le président Jovenel Moise et son Premier ministre Jouthe Joseph suivent à la lettre les mots d’ordres de Macron et de Trump.

On s’en convainc rapidement puisque derrière une telle scène de mépris des masses on retrouve toujours la main du système capitaliste sauvage qui ne conçoit guère les travailleurs comme des humains mais des fantômes ou des robots. Et rien n’illustre mieux les traits de ressemblance du capitalisme au système barbare de l’esclavage fondé sur la colonisation, l’assujettissement, bref,  l’exploitation économique d’une main d’œuvre servile.

Ainsi en est-il de la domination impérialiste qui se manifeste  par toutes sortes de distorsions, par de terribles sacrifices imposés aux masses des travailleurs. C’est la contradiction la plus exacerbée d’intérêts entre les masses populaires et les patrons agents directs de l’impérialisme qui ont véritablement pillé le pays.

Si l’on s’en tient à leurs déclarations d’autoriser  l’Association des Industries d’Haïti (ADIH) à reprendre leurs activités, le président Jovenel Moise et son Premier ministre Jouthe Joseph ne font que jouer leur rôle de commandeurs, de mercenaires au service des classes dominantes alliées authentiques des puissances impérialistes. Ils suivent à la lettre les mots d’ordres de Macron et de Trump en des propos dominant l’opinion publique internationale, priorisant les entreprises et les banques au lieu de donner la priorité à la santé et de protéger la vie humaine des masses populaires dans la lutte contre la propagation de la pandémie de COVID-19.

Il est clair que l’impérialisme international use et abuse de sa domination hégémonique pour non seulement exploiter davantage les peuples en lutte pour une transformation sociale mais pour anéantir leur résistance. Forcer les travailleurs privés de masques, vivant dans des conditions sanitaires déjà précaires à se présenter en foule sur les lieux de travail comme l’illustre l’avalanche d’ouvriers et d’ouvrières, en un mot des démunis, le lundi 20 avril 2020, devant les barrières du Parc Industriel Codevi dans la zone frontalière avec la République Dominicaine malgré le confinement, en dit long sur les divergences profondes et irréconciliables de classe existant entre les intérêts et objectifs de la classe capitaliste et ceux de la classe ouvrière, mettant ainsi à nu la cruelle réalité de la lutte des classes.

Face à cette réalité, une nouvelle tradition de lutte doit être forgée de façon à construire l’outil populaire, révolutionnaire capable de mobiliser les travailleurs à défendre leurs propres intérêts de façon à contrecarrer les complots tramés contre eux. Cet outil est essentiel, primordial, nécessaire et urgent, seul moyen de mettre définitivement en question cette domination impérialiste.

Rien ne sera réglé si cette prescription n’est pas administrée contre la pandémie impérialiste. C’est l’unique moyen d’avoir une vision sérieuse de la situation et de combattre tous les instruments qu’utilisent l’Etat haïtien et les patrons contre les masses laborieuses.

Seul un Parti des travailleurs et des paysans pourra porter plus haut le flambeau du combat des exploités, des méprisés. Ce flambeau qui illuminera à jamais les sentiers de la victoire.

A la lumière de cet ensemble de faits et d’actions, nous appuyons toute initiative de manifestation prévue visant à commémorer le 1er mai 2020 journée Internationale des travailleurs. Toutefois, nous exhortons les manifestants à se protéger contre le Covid-19 en respectant les mesures de distance et surtout à ne pas oublier le port de leur masque.

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