Haïti : Le FMI au service des Etats-Unis!

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Aba le FMI! Honte au pouvoir restavèk de l’impérialisme ! Honte à son ingratitude !

Il est un fait certain que le Fonds monétaire international (FMI) est dominé  par les États-Unis d’Amérique et quelques autres grandes puissances alliées agissant dans le cadre des politiques économiques allant à l’encontre des intérêts populaires.

Le FMI en quelque sorte exprime une autre forme de colonisation des pays appauvris, c’est dans ce contexte qu’on doit comprendre la visite d’une mission d’experts du FMI qui a séjourné en Haïti du 25 février au 8 mars 2019 et a eu des séances de travail avec les officiels haïtiens.

Rencontre de la mission d’experts du FMI avec les membres du gouvernement haïtien

Ainsi le président Jovenel Moïse sur son compte twitter annonce triomphalement : « Nous avons rencontré une délégation du FMI afin d’échanger autour des meilleurs mécanismes de réduction de la pauvreté en Haïti et de promotion d’une croissance économique inclusive »

Cette fois-ci, le FMI sous la direction du chef de mission Chris Walker, au lieu de promouvoir la coopération monétaire internationale et garantir la stabilité d’un programme d’ajustement structurel a plutôt décaissé 45,3 millions de dollars qui seront effectifs juste avant le mois de septembre  prochain sur les 229 millions de dollars de prêt concessionnel  allant sur une période de  trois ans qui sera octroyé à Haïti sans aucun intérêt.

Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Ronald G. Décembre « Le FMI n’a fait que constater que nous mettons de l’ordre dans les dépenses de l’État pour réduire les dépenses, les subventions, les exonérations fiscales et douanières, la mise en place de prix de référence pour l’acquisition de biens et de services pour l’État haïtien » comme quoi c’est la principale raison de ce déboursement de fonds.

La directrice du FMI Christine Lagarde et le président haïtien Jovenel Moise

Cet accord paraphé le 7 mars dernier entre le gouvernement haïtien et l’institution financière internationale, vise à aider Haïti à surmonter son état fragile actuel et à atténuer les difficultés des plus vulnérables, c’est du pur mensonge !

Cet accord tend à ouvrir une porte à d’autres bailleurs internationaux. C’est de cette façon que les Etats-Unis ont choisi de récompenser le gouvernement haïtien de Jovenel Moise pour le vote de la honte  de la délégation haïtienne à l’OEA pour supporter les intérêts mesquins des Etats-Unis que dirige le très réactionnaire Donald Trump. Ce vote, nous ne le savons que trop bien ne représente guère la forte et agissante solidarité du peuple haïtien à l’endroit du peuple frère du Venezuela.

Autre mensonge éhonté de Décembre : « le FMI a pris le train en marche d’une série de mesures de bonne gouvernance pour assainir les finances publiques à travers le pacte de gouvernabilité signé avec la BRH »

Alors que le gouvernement fait l’éloge du FMI, il annonce que l’entreprise publique de production d’énergie électrique sera privée, dans les 3 prochaines années, de la subvention du gouvernement. Ce programme entre dans le cadre d’un engagement avec le Fonds Monétaire International (FMI) de façon à éliminer cette subvention qui contribue à aggraver le déficit budgétaire pour ajouter que : « Dans deux ans et demi à trois ans, l’Électricité d’Haïti (EDH) devra voler de ses propres ailes et cessera d’être sous la dépendance du Trésor public », encore une autre fausse promesse pour calmer la population qui s’était révoltée contre le FMI au cours d’une mobilisation de 3 jours au mois de juillet de l’année dernière.

Au Parlement, plus précisément à la chambre des députés, il y a eu débat au sujet de cette offre de 229 millions USD du FMI payés sur trois ans pour soi-disant réduire la pauvreté, encourager la bonne gouvernance, relancer la croissance et stabiliser la situation économique du pays. Certains parlementaires saluent cet accord et plaident en faveur de programmes structurants, d’autres pour leur part restent sceptiques et estiment anormale une telle initiative, qu’ils qualifient pourtant d’une véritable « patate chaude ».

229 millions USD. Voilà le prix du vote de non reconnaissance de Maduro et la reconnaissance de Juan Guaido en tant que président du Venezuela. Honte au pouvoir restavèk de l’impérialisme ! Honte à son ingratitude !

 

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