C’était ce jour-là…

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Le légendaire leader Hunkpapa Lakota Sitting Bull. La mort de Sitting Bull fut « un assassinat politique du gouvernement américain » (Leonard Wright Colby, chef de la première Garde nationale du Nebraska).

Le jour du meurtre de Sitting Bull, le 15 décembre 1890. Sitting Bull, Lakota Tatanka Iyotake, est ce chef indien sous lequel les peuples sioux se sont unis dans leur lutte pour leur survie dans les grandes plaines d’Amérique du Nord. On se souvient de lui pour sa méfiance de toujours envers les hommes blancs et sa détermination obstinée à résister à leur domination.

Sitting Bull s’était engagé dans toutes sortes de batailles après la guerre du Dakota de 1862, y compris la guerre de Red Cloud de 1866-1868,  la grande guerre des Sioux de 1876, des raids et autres batailles dans l’intervalle.  La tentative de mise en place de chemins de fer traversant les terres des Lakotas a suscité la résistance de Sitting Bull et de sa tribu, parmi d’autres tribus amérindiennes. Lorsque la ruée vers l’or des Black Hills de 1874-1877 a amené un nombre croissant de Blancs sur les terres que les Lakotas considéraient comme sacrées, la violence a été le seul recours que les Lakotas ont eu pour conserver la possession de leurs terres.

Le 15 décembre 1890, le légendaire leader Hunkpapa Lakota Sitting Bull, a été tué par la police de l’Agence indienne dans la réserve indienne de Standing Rock, dans la région de Grand River, dans le Dakota du Sud.  Les agents indiens craignaient que Sitting Bull ne quitte la réserve afin de superviser un rituel dit de “Ghost Dance” (danse des Esprits) lequel, selon les agents, pourrait entraîner des troubles et une rébellion parmi les tribus amérindiennes déjà présentes dans la réserve.

Une arrestation fut ordonnée pour surprendre Sitting Bull et ses partisans, et au total, 39 agents de la police de l’Agence indienne et 4 volontaires supplémentaires s’étaient mis en route pour arrêter le grand leader.  Il était question d’emmener Sitting Bull à cheval à Fort Yates. L’arrestation a mal tourné car les membres de la tribu, furieux, ont résisté à l’arrestation de Sitting Bull.  Des coups de feu ont éclaté. Dans la mêlée, Sitting Bull fut atteint au thorax ; puis, un agent de la police de l’Agence indienne, Red Tomahawk, lui a logé une balle dans la tête.  Sitting Bull est mort de ces blessures quelques heures plus tard.

Selon Leonard Wright Colby, lui-même chef de la première Garde nationale du Nebraska et vétéran des guerres amérindiennes, la mort de Sitting Bull « est un assassinat politique du gouvernement américain » (Colby, “Sioux,” p. 151). La mémoire de ce grand combattant entretient encore le rituel sacré de la ‘‘Danse des Esprits’’.

F.L

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