Salaire minimum : les ouvriers exigent 2500 gdes !

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Des ouvriers du secteur de la sous-traitance au cours d’une mobilisation de 3 jours ne cessent de revendiquer 2,500.00 gourdes comme salaire minimum journalier

Après la manifestation commémorative de la journée internationale des travailleurs le 1er mai dernier, les travailleurs ont continué leur mobilisation contre la vie chère en Haïti sous la direction de certaines  organisations syndicales telles que la Centrale nationale des ouvrières et ouvriers haïtiens (CNOHA) et le regroupement Respect des ouvrières et ouvriers haïtiens de la manufacture (ROHAM) pour ne citer que ceux-là.

Ainsi, les ouvriers du secteur de sous-traitance avaient annoncé une mobilisation de 3 jours, les 8, 9 et 10 mai 2023. Ils ont marché du Parc industriel  Sonapi sur la route de l’aéroport, pour se rendre jusqu’au bureau de l’ONA pour dénoncer les autorités de cette administration qui n’ont aucun souci pour les ouvriers, des les contribuables.

Des taxes pour le payement de l’Office d’assurance vieillisse (ONA) ont été prélevés régulièrement de leur salaire et pourtant les travailleurs n’ont pu trouver aucune assistance de l’ONA.

Manifestation des travailleurs à Port-au-Prince

Les ouvriers en ont profité pour dénoncer  leurs conditions de vie, car ils ne peuvent plus continuer avec leur salaire de misère, ce salaire générateur de tuberculose. Ils ont lancé des slogans hostiles contre le Premier ministre Ariel Henry et ses collègues de la bourgeoisie corrompue.

Selon les revendications des ouvriers, les 685 gourdes de salaire minimum représentent moins que $4.US par jour, alors que le coût de dépense d’une journée  d’un travailleur est triplement supérieure.

Le gouvernement a augmenté les prix du carburant qui engendrent l’augmentation des transports publics ; mais pourtant le salaire des travailleurs reste intact. En réalité, avec l’inflation grandissante, les salaires des ouvriers ont été réduits au lieu d’augmenter, voilà pourquoi, ils exigent un ajustement de salaires et un accompagnement social en permanence ainsi que mettre fin à cette sécurité planifiée dans le pays.

Les travailleurs ont également souligné qu’ils ne peuvent manger, payer leur loyer ou l’écolage de leurs enfants. Qui pis est, certains patrons ont prélevé des frais de taxes pour la santé à l’Ofatma, mais ils ne l’ont jamais payé. Quand un ouvrier s’est rendu pour un service médical, il se le voit catégoriquement refusé puisque son patron n’a jamais fait aucun dépôt de la taxe de santé à l’Ofatma en son nom. N’est-ce pas un vol des patrons du secteur de la sous-traitance au détriment des masses défavorisées de la classe ouvrière ?

Les ouvriers en ont profité de cette manifestation pour dénoncer leurs conditions de vie, car ils ne peuvent plus continuer avec leur salaire de misère, ce salaire générateur de tuberculose.

Ainsi pour essayer de survivre face à cette situation de misère et de pauvreté, les ouvriers exigent 2,500.00 gourdes comme salaire minimum journalier. Selon un manifestant « Haïti est le seul pays, où malgré qu’un ouvrier travaille, il ne peut même pas manger »

La marche qui devait se terminer devant la résidence officielle du Premier ministre de facto, Ariel Henry, à Delmas 60 n’est pas arrivée à sa destination finale pour les deux premiers jours puisque des agents du désordre plutôt que de l’ordre ont fait usage abusif de gaz lacrymogène, pour disperser la foule des manifestants.

Ces derniers malgré tout n’ont pas cédé, ils reviendront sur le béton pour la dernière journée afin de continuer à véhiculer leurs revendications : dénoncer les voleurs à l’ONA. « Bwa kale » contre les patrons ! « Bwa kale » contre le pouvoir en place !

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