Répression contre les masses soulevées

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Des jeunes arrêtés par la police nationale, accusés d’avoir pillé un magasin vendant de l'huile moteur, à Port-au-Prince, le lundi 9 juillet 2018.

La police nationale pour satisfaire les desiderata de son patron, la bourgeoisie, s’adonne à une campagne de répression systématique  contre les masses populaires de différentes      zones  qui ont exprimé leur ras le bol contre le pouvoir en place et la bourgeoisie rétrograde la semaine dernière.

C’est le ministre de la justice et de la sécurité publique du gouvernement démissionnaire Jean Roudy Arly qui a lui-même déclaré qu’à Port-au-Prince 101 personnes sont déjà appréhendées et emprisonnées, 22 à la Croix des bouquets et 7 dans la ville de Port de Paix.

Le ministre de la justice et de la sécurité publique du gouvernement démissionnaire Jean Roudy Arly

Au cours d’une conférence de presse tenue, le mercredi 11 juillet,  dans les locaux du palais de justice, le Commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de la capitale, Me Clamé Ocnam Daméus a pour sa part indiqué que 64 individus ont été arrêtés chez eux après les événements du 6-7 juillet et informé que ces individus arrêtés encourent des peines allant de 10 à 15 ans de prisons en référence des articles 64, 68,72 du code pénal haïtien. « Le parquet entend sévir contre tous ceux qui recourent à la violence et à la destruction pour faire passer leurs revendications, a-t-il fait savoir

« On a arrêté quatre individus dans une seule maison. On a apposé les scellés sur cette maison qui se situe à la rue Watson, à Pétion-Ville. D’autres enquêtes sont en cours afin de trouver les coupables et fixer les responsabilités» ajouta t-il.

Par ailleurs Odette Roy Fombrun, malgré son âge avancée, 101, ans n’a rien perdu de ses pulsions et déclarations scélérates. Elle appelle la Justice haïtienne à sévir contre les individus soupçonnés d’implication dans des actes de pillage et d’incendie.

Le Commissaire du gouvernement Me Clamé Ocnam Daméus

Haïti Liberté demande la libération de tous les détenus et que cesse cette campagne de répression sur les résidents des quartiers défavorisés.

Si le peuple a pillé, il l’a fait au grand jour et aux yeux de tous pour manifester son dégout pour cette classe de gangsters, de bandits qui ne cessent de voler toutes les ressources et les biens de l’Etat de sorte qu’il ne reste rien pour lui. Combien de fonctionnaires, ministres, directeurs généraux et autres cadres, députés et sénateurs, sans oublier les présidents ont tous réussi en pillant l’Etat sur le dos du peuple. Les fonds de Petro Caribe en sont un exemple concret. Combien de ces hommes et femmes ont été arrêtés ? Aucun !

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