Poigne de la MINUJUSTH et « indignation » gouvernementale !

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Les compères en conciliabule: Jovenel l'inculpé, Lafontant le complice et Régis l'ONUsien se réjouissant de leur parade “nationaliste” face à la poigne de Susan D. Page, la dame aux cuisses-pilon, chef de la MINUJUSTH. Yo tout sou blòf.

Par Pierre Kiroul

 

Les 29 janvier et 20 février 2018, des plaintes concernant le dossier PetroCaribe ont été déposées par des particuliers devant le tribunal de première instance de Port-au-Prince. La Mission des Nations Unies faisant semblant de justifier sa mission pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH), a, dans un communiqué, salué la nomination des juges chargés d’instruire lesdites plaintes. Une façon indirecte, presque dérobée, pour faire savoir aux autorités haïtiennes concernées qu’elles feraient aussi bien de désigner des juges pour enquêter sur les dossiers de Lilavois et de Grand-Ravine.

La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies (RSSG) et chef de la MINUJUSTH, Susan D. Page dont on ne sait quel dessein elle cache s’est  permise de plastronner:  « Je salue l’initiative et le rôle actif des citoyens haïtiens et de la société civile engagés dans la lutte contre la corruption et l’impunité. Leurs actions démontrent que la population défend l’obligation de rendre des comptes ainsi que la justice ». Bravo, madame Susan!

Comme à leur accoutumée, ces étrangers jouent de l’eau chaude et de l’eau froide.  Après l’eau froide de la lutte contre la corruption Madame Susan et sa Mission La Mission ont profité pour répandre un kout dlo cho sous forme de regrets  qu’aucun juge d’instruction n’ait été chargé d’examiner les allégations de violations des droits humains commises par des unités de la PNH: celles commises à Lilavois le 12 octobre 2017, au cours desquelles au moins une personne a été tuée; celles de Grand-Ravine le 13 novembre 2017, où huit civils auraient été sommairement exécutés, en plus des deux officiers de la PNH tués.

Sur un ton ferme, mains de fer dans un gant de velours,  madame a en quelque sorte semoncé les autorités: « J’appelle les autorités compétentes à procéder sans plus tarder à l’assignation de juges d’instruction dans ces deux affaires, comme le prévoit la loi ». Ainsi, s’est haussée Madame Page dans le communiqué publié au cours du week-end.

Au fond la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies (RSSG) et chef de la MINUJUSTH, Susan D. Page

Que pensez-vous qu’il arriva? Ces messieurs et dames du gouvernement se sont sentis offusqués, flétris, froissés on ne peut plus. Il y a eu une flexion des biceps de “courage et de fierté” du Ministère des Affaires Étrangères qui a sorti une première note de presse musclée condamnant dessalinement  le communiqué osé de la Minujusth à propos du dossier Petro-Caribe. Même, l’indignation a failli étouffer ce beau monde agglutiné autour de leur président inculpé. Heureusement qu’un geste de parade, soit le rappel du professeur Denis Régis, représentant permanent de la République d’Haïti auprès de l`Organisation des Nations uni, a permis d’éviter «l’étouffement».

Un vrai pays de comédiens.

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