Pleins Feux Sur : Luckner «Kiki » Dor

« La basse déligotée » | (P-au-P- 1954 – N.J – 2002?)

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Luckner «Kiki » Dor à la première rangée 3e photo à droite

Progéniture d’une famille de musiciens légendaires, Kiki  a été élevé avec la musique comme crédo. Son père et son oncle respectivement, Ferdinand et  René Dor ayant été à l’origine du « Jazz des Jeunes », ainsi que d’être les fils du grand pianiste et pionnier Joe Dor. De même que les instigateurs de tant de courants de guitare flamenco, de percussions et de la contrebasse qui est devenue l’instrument primordial de la famille. Pour dire comment Kiki a été bercé par de multiples sonorités. Même si c’est sur les cordes qu’il a fini par jeter son dévolu ; s’impliquant de plus en plus dans l’art de jouer la guitare et la basse. Montrant tout jeune ses qualités de musicien précoce ainsi que d’être un habile footballeur.

Avec un flair inné pour les cordes et les percussions, grâce à un père l’illustre Ferdinand connu comme l’expert de la contrebasse et multi-instrumentiste accompli. Qui lui a inculqué très tôt les secrets des cordes ; pour qu’à l’âge des culottes courtes il soit déjà assez compétent pour faire partie d’un Quartet de son fameux papa qui performe à l’hôtel El Rancho avec son oncle et ainé Serge. Exhibant sa qualité de guitariste précoce infus d’un touché éloquent dans l’exploration de paramètres très traditionnels, pour quelqu’un de son âge. Ayant tout aussi l’opportunité de voguer dans des prospections de jeunots avec le « Tatou Combo », un ‘’strings band’’ d’orientation mini qu’il a dirigé avec entre autres le chanteur Gérard Pierre.

Kiki s’est employé à fertiliser sa polyvalence de batteur, guitariste et de bassiste.

Pendant ce temps Kiki s’est employé à fertiliser sa polyvalence de batteur, guitariste et de bassiste. Ces atouts l’ayant conduit par la suite à New-York où il a pris part à tant de ‘’stints’’ qu’il a infusés de sa marque de guitariste ambivalent et de bassiste inspiré. Notamment dans ses escapades d’hommes de cordes expressives avec le « Thamad Fever » à la fin des années 1970. Pour rallier par la suite le « Djet X » à la place d’Alix Jacques. En continuant à garnir la ligne harmonique et mélodique de ‘’la douce qui vient’’, alternativement comme bassiste et guitariste. Avec un toucher de guitariste florissant et la sûreté du tempo d’un bassiste aux envolées équilibrées et palpitantes. Puis, une randonnée avec le « Sexy one Band » ; toujours imprégné de diverses cordes à son art. Et des marques qui l’ont mis en objet constant de demandes pour sa tonalité originale.

Notamment dans ses multiples collaborations avec le « Mini All Stars », dans lesquelles ses expertises ont été d’un facteur déterminant. Tout en l’autorisant d’être à tant d’excursions ambulantes. Telles qu’avec Jose Tavernier, le « Skah-Shah » entre autres ; puis le « System band » comme remplaçant de Tinès Vincent. Lorsque ce dernier revenant d’une embrocation de sevrage réapparut soudainement au cours d’un bal à Rivoli à Brooklyn ; en agressant  Kiki du fait de l’avoir remplacé. Un incident qui a coûté l’hospitalisation à Luckner Dor. Qui s’est éventuellement remis debout, poursuivant son chemin de bassiste-guitariste accompli avec son toucher dominant. En s’illustrant comme l’un des dual-spécialistes en la matière, qui a joui du respect de ses pairs. Jusqu’à ce que la mort vînt subitement s’emparer de sa santé chancelante, suite à une courte maladie à New-Jersey.

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