Pleins Feux Sur: Joseph « Joe » Charles Jr.

« Un bassiste d’avant-garde »

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Joseph « Joe » Charles Jr.

Joe, quant à lui, a fleuri dans un climat imbu de musique ; notamment des cordes, puisque son frère ainé Lionel s’est acquitté en guitariste qualifié. C’est sans doute de cette filiation que Joe Charles Jr. s’est concocté un aléa de bassiste inspiré. Ayant appris son métier sur le tas, Joseph s’est retrouvé très tôt à New-York comme bassiste précoce auréolé d’un jeu non-orthodoxe, bousculant autant d’idées reçues.

Entre les petites associations circonstancielles, il atteint déjà le myosotis des plus avertis, à dessein d’une résonnance « guitaristique » qui l’a bien distingué du lot. Pas étonnant qu’il soit d’abord convoité par le « Tropical Combo » au sein duquel siégeaient des vétérans comme Jack François, le fameux footballeur et guitariste Fito Léandre et autres. Dans ce groupe qui a constitué un lieu de passage pour tant d’artistes consommés et de nouvelles pousses musicales à NY, spécialement Brooklyn.

Joe Charles s’incruste au pays, dans d’exaltantes excursions avec les groupes jumeaux, « Zeklè » et « Lakansyèl », à travers lesquels, il a mis sa marque fabrique de bassiste inspiré à l’épreuve.

A l’étape suivante, il est guigné par le « Wanga Nègès » d’Assade Francoeur, avec lequel il explore  d’autres genres de la musique ambiante natale. Dans une approche qui le met dans le collimateur des amateurs de fusion  et autres avenues de la musique conceptuelle. A cette intersection, Joe Charles s’incruste au pays, dans d’exaltantes excursions avec les groupes jumeaux : « Zeklè » et « Lakansyèl », à travers lesquels, il a mis sa marque fabrique de bassiste inspiré à l’épreuve. En investissant  les avatars musicaux ; au gré d’une sensibilité manifeste. Devenant ainsi celui par qui le scandale arriva. Une ascendance qui le propulse au sein du fameux « Caribean Sextet », s’appliquant encore à dessein d’un doigté  intelligent et de sa marque multidirectionnelle et impeccable.

Comme quoi, J.C le bassiste d’avant-garde  n’est jamais à court d’arguments, que la musique soit jazzy, latine, pop, contemporaine, traditionnelle et autres ; qu’il aime bien nimber de sa tessiture imperméable. Avec laquelle, il vient répandre de retour au state à NY, dans la musique dite Nouvelle Génération, avec le groupe « Kajou »,  auréolé d’un hit : Safè mal, et en soutien, D.T Richards, un certain Kino. Pour contribuer ainsi sa part, dans une intervention qui va faire boule de neige en diaspora ; dans un parcours cependant transitoire. Pour ensuite  faire son entrée au « Tabou Combo » où il vient prendre la place de l’éjecté Dòf Chancy, continuant encore à mettre en évidence sa capacité de caméléon et de colonne du rythme et de la mesure, toujours en improvisation.

Dans une collaboration pourtant éphémère, avant de prendre le large vers la Floride où il est allé s’installer dans le cadre de son intégration dans le groupe « Top Vice », alors le chouchou de Miami ; mais aussi un ensemble bien attrayant qui a débuté en trio avec le légendaire guitariste Robert Martino, du keyboardiste, alors précurseurs du genre électro, Charlot Raymonvil et du chanteur Freddie, et, qui  a vraiment impulsé de nouvelles bacchanales au sunshine state. Et auquel Joe est venu se mêler, en prenant part à la « topmania » de la première demie des années quatre- vingt –dix. Avant que les clignotants soient refroidis pour ce groupe et, Joe qui s’en va en solitaire aux contraintes de toutes les associations, de retrouvailles ainsi que des sollicitations dont il est l’objet du fait de son expertise et d’un parcours enviable.

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