Pleins Feux Sur: Dieudonné Larose (Cayes, 1945?)

«Un gosier drolatique »

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Joseph Dieudonné Larose

D.L a lui aussi fait des flots au cours d’une trajectoire musicale qui l’a campé en vocaliste pathétique à fleur de peau. Après avoir surgi de nulle part pour adhérer à la musique comme on entre en religion. Ayant toujours eu les mots et les sons aux tripes, en plus des impondérables d’être star. Bref, ultérieurement aux petits couloirs étroits, il est repéré dans un petit groupe obscur de Bel-Air, mettant à nu ses envolées vocales et dramatiques à souhait.

Chemin faisant, il rallie ensuite le « Shugar Combo » qui lui donne une certaine notoriété dans un konpa débauché et un album: « Pigeon »…, sans injonction. Tout en se montrant assez convaincant, en prenant du cordon pour s’imposer avec le  « D.P Express », il est vrai à son dernier cycle. En s’en prenant á «Grann Nanna ».

Subséquemment á d’autres randonnées aussi quelconques, il s’est fait une nouvelle approche au Canada où il s’était entretemps installé à la fin des années 1980 en se joignant au groupe « Missile ». Dans une étape à travers laquelle il a su bien se métamorphoser en chantre galvanisateur dans de multiples compositions émaillées de textes probants et une musique contagieuse, telle: Mandela qui a été fredonnée par des multitudes pour un bon lustre. Faisant de Larose une sorte de demi-dieu à même de créer l’émeute au cours de ses spectacles.

A 73 ans, le mec garde encore sa posture d’adolescent et un fluet à faire envier.

D’autres tubes ont aussi défilé comme: Rasanble, Aksidan, 2ème Guerre mondiale, Jolie Minou etc. qui lui ont donné un statut de vedette à part entière et la grosse tête. Fort de ses tics dramatiques aux ruées nasales à la Shoubou.

Cependant, au gré de ces succès pas faciles á gérer, en plus des revendications de ceux qui sont dans l’ombre, avec leurs frustrations, sans le vedetteriat et la mama, le « Missile » a fâcheusement éclaté. Et ‘’Dyonn’’ s’est retrouvé désemparer ‘’en solo’’. Un épisode l’ayant vu perdre un peu de ses pédales.

Bien qu’entre temps aux Antilles, il s’était fait assez de ressources et de tonalité tout en salvo pour un public qui lui était acquis. Eventuellement, ce fut des retrouvailles avec ses anciens partenaires d’un  « Missile 727 », ayant donné voie à des titres comme: Eksperyans, Wilson Désir, Pou lagè fini, Pèlen, An nou leve et autres; imprégnés du timbre typique et chaleureux de Dieudonné. Lequel s’est retrouvé à nouveau en cavalier solitaire.

Reprenant son bâton de pèlerin, en produisant des œuvres à qui mieux mieux ; tout en étant très actif dans les productions collectives, autant que celles “en solo” qui l’affublent en pilier vocal dans les Antilles et au bercail. Mais, lorsque les contingences du métier l’ont mis face á de nouvelles tendances qui demandent à se réinventer pour une nouvelle génération. Larose comme la plupart de ses pairs de la même filiation a dû se replier pour rebondir. Mais entre les œuvres successives qui ne font pas mouche, il est allé se terrer en Floride, homestead des artistes qui ont tout donné, ou presque. Puisque D.L ne démord pas dans sa quête d’un retour sous les feux de la rampe, comme il l’a affirmé récemment dans les médias sociaux.

Croyant mordicus qu’il a encore des perspectives à offrir. Autant que des sujets qui valent la peine d’être scandés. Il se dit prêt pour venir alerter la foule à travers des compositions innovantes dont l’une d’elles: « Révolution mentale », á même de bousculer les chartes. Mais, en quête de producteur, il attend encore afin de venir secouer les gens de leur torpeur.

A 73 ans, le mec garde encore sa posture d’adolescent et un fluet à faire envier. Une fraicheur qu’il attribue à sa spiritualité, sa philosophie et son élection gastronomique qui lui permettent d’avoir le moral et de gérer sa santé. Tout en espérant que tout cela ait aussi un effet positif sur son inspiration musicale, pour qu’il soit en mesure de récidiver certains moments positifs de son cheminement.

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