Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison, dont un ferme dans l’affaire des écoutes

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Nicolas Sarkozy

L‘ancien président de la République pourra faire appel de ce jugement, et se voit d’ores et déjà proposer un aménagement de peine : surveillance à domicile, bracelet électronique…

C’est une première en France : l’ex-président de la République Nicolas Sarkozy a été condamné ce lundi 1er mars à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite “des écoutes”, et qui avait révélé le sobriquet de “Paul Bismuth’ emprunté par l’époux de Carla Bruni. En décembre dernier, il voulait “laver cette infamie”, il se retrouve désormais comme le premier président de la République à être condamné à de la prison ferme. « Il s’est servi de son statut d’ancien président de la République »

La justice a estimé qu’il avait joué un rôle actif dans un “pacte de corruption” scellé avec les deux autres prévenus, son avocat Thierry Herzog et l’ancien magistrat Gilbert Aziberg, qui ont écopé des mêmes peines. “Nicolas Sarkozy était le garant de l’indépendance de la justice (en tant que président, NDLR)”, a indiqué la présidente de la 32e chambre lors de l’énoncé du verdict, comme l’a rapporté sur Twitter un journaliste de 20 Minutes présent dans la salle. Elle poursuit : « Il s’est servi de son statut d’ancien président de la République pour gratifier un magistrat ayant servi son intérêt personnel. Au surplus, Nicolas Sarkozy est avocat ».

Nicolas Sarkozy sous la contrainte d’un « placement sous surveillance électronique »

S’il n’a pas réagi dans l’immédiat, et s’il peut encore faire appel de cette décision, Nicolas Sarkozy s’est déjà vu proposer un emménagement de peine. Elle pourrait être applicable à domicile, sous la contrainte d’un “placement sous surveillance électronique”. Pour rappel, le premier président de la République condamné par la justice était l’ex-mentor de Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac. Il l’avait été en 2011, lors du procès des emplois fictifs de la mairie de Paris.

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