Mobilisation jusqu’au 7 février

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« Le mot d’ordre est la mobilisation populaire jusqu’au 7 février. Dans les dix départements du pays, nous allons lancer les mobilisations pour rappeler à Jovenel Moïse que son mandat arrivera à terme le 7 février 2021, comme le veut la Constitution amendée en son article 134.2 »

Le dirigeant du parti politique Pitit Desalin, l’ancien sénateur Jean-Charles Moise, dans une conférence de presse le lundi 25 janvier, a fait le point sur la transition annoncée par les principales forces de l’opposition au régime actuel.

Il a tout d’abord indiqué qu’un accord politique est en cuisine et le président Jovenel Moise serait tout bonnement remplacé sans dévoiler le nom par un juge de la Cour de Cassation.

Au sein des membres de l’opposition un Premier Ministre serait choisi aussi bien que 13 autres personnalités pour constituer un cabinet ministériel.

Moise pour sa part a indiqué qu’il ne participera pas à ce nouveau gouvernement de transition ou de facto mais pour trouver une issue à la crise il a justement accepté de faire ce compromis avec les autres dirigeants de l’opposition.

L’ancien sénateur Jean-Charles Moise, au cours d’une conférence de presse le lundi 25 janvier 2021

« Une entente a été trouvée entre tous les partis de l’opposition pour un choix à la Cour de cassation afin de remplacer Jovenel Moise, sauf le parti Fanmi Lavalas qui tient toujours son idéologie de salut public » a dévoilé Moise Jean-Charles.

Fanmi Lavalas est en train de faire cavalier seul puisqu’il ne compte pas faire partie de ce mélimélo politique. En d’autres termes, Lavalas ne partage pas l’idée d’aller pêcher un président à la cour de Cassation.

En tant qu’une ancienne victime de la majorité des acteurs de cette opposition, Lavalas ne veut pas sans doute mettre tout le monde dans le même panier politique. Selon eux, il y a des individus pourris au sein de cette opposition plurielle qui ont été des zélés conseillers, amis et défenseurs des présidents du régime au pouvoir à savoir Michel Martelly et Jovenel Moise qu’il faut mettre sur la touche.

Le sénateur rappelle que « les mobilisations vont reprendre à partir du 31 janvier jusqu’au 7 février, en vue de contraindre le président de la République à quitter le Palais national, de très tôt, le 7 février »

L’ex-sénateur Sorel Jacinthe

Moise Jean-Charles que certains dirigeants du  secteur de l’opposition démocratique populaire avaient lié avec le pouvoir en place  vient publiquement manifester son accord commun avec l’opposition comme le confirme sa conclusion « Le mot d’ordre est la mobilisation populaire jusqu’au 7 février. Dans les dix départements du pays, nous allons lancer les mobilisations pour rappeler à Jovenel Moïse que son mandat arrivera à terme le 7 février 2021, comme le veut la Constitution amendée en son article 134.2 »

Dans la même veine, l’ex-sénateur Sorel Jacinthe, de Grande Anse a, sur Magik 9,  fait savoir que les forces de l’opposition «  sont à  99% prêts pour la signature de la proposition de sortie de crise »

La question de Premier ministre est déjà résolue sauf de petites nuances à combler sur le choix du président, a-t-il indiqué.

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