L’USGPN et la BSAP au sein d’un scandale

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Dans la soirée du lundi 21 au mardi 22 décembre 2020, 8 agents policiers de l’USGPN auraient été désarmés et dépouillés d’une forte somme d’argent par des individus qui se réclament de la BSAP

 Dans les coulisses du Palais National et relayé par la Radio Scoop FM, il est bruit que dans la soirée du mardi 22 décembre 2020, 8 agents policiers de l’Unité de sécurité générale du palais national (USGPN) qui étaient en mission spéciale ont été mis en déroute sur la route nationale numéro 3 au pied de Morne à Cabri par une autre force armée : légale ou illégale ? Personne ne le sait encore.

Le paradoxe est que ces 8 policiers voyageaient avec deux voitures policières pour se rendre à Marion, dans la Commune de Terrier-Rouge. Le scénario raconté est cousu de fil blanc et laisse penser qu’il y a anguille sous roche.

En effet, on a fait savoir, sans doute selon les déclarations des policiers du Palais, qu’ils transportaient une forte somme d’argent de la Capitale qui devait aller aux ouvriers travaillant dans la construction du barrage hydroélectrique sur la rivière Marion du côté de Grand-Bassin. 

Des policiers de l’Unité de sécurité générale du palais national (USGPN)

Personne officiellement n’a donné d’explication sur la provenance de cette somme : venait-elle  du Palais National ou du ministère des Finances ? Qui avait engagé ces policiers pour cette mission à une époque aussi fragile ? 

Et si l’on en croit leurs déclarations, la somme inconnue a été tout bonnement emportée par 40 hommes armés qui ont désarmé les policiers et les ont dépouillés de tout, entre autres 5 fusils Galils, un M14, 8 pistolets, deux radios de communication, et des téléphones confisqués.

Les assaillants ont même eu le temps de confesser à leurs victimes qu’ils ne sont jamais payés pour leur boulot par l’État haïtien. Ils travaillent et ne reçoivent aucun salaire depuis bien des mois et ce fonds kidnappé est pour se rémunérer eux-mêmes. 

Qui va croire à cette histoire que racontent les policiers cantonnés au Palais National ? En fait, ces assaillants qui ont commis cette forfaiture ne sont pas des bandits illégaux mais bien légaux, à savoir des agents de la Brigade de Sécurité des Aires Protégées (BSAP) comme l’ont fait savoir les 8 soi-disant victimes.

Par la suite, le directeur de la BSAP, Jeantel Joseph, au cours d’une courte interview à Scoop FM a affirmé qu’il avait été mis effectivement au courant d’un incident survenu au cours de la nuit. Selon lui, il n’y avait que 4 agents BSAP à cet endroit et qui sont toujours au poste ; mais pas le chiffre de 40 qu’indiquaient les hommes du Palais National.

Des agents de la Brigade de Sécurité des Aires Protégées (BSAP)

La première question à poser est celle-ci : pourquoi ce sont des policiers qui ont été utilisées pour transporter cette somme d’argent ? Les deux voitures qui transportaient cette valeur monétaire avaient-elles un coffre-fort que personne ne pouvait ouvrir que par ceux qui en connaissaient le code ? Qui a décidé de cette aventure, et si tout cela n’est pas un montage, celui qui a décidé d’envoyer cette somme à Marion est amplement complice de ce vol. Si vraiment il y a vol. Il se pourrait que ce soit un complot bien orchestré par les agents de l’USGPN pour s’emparer de cette somme d’argent.

C’est un dossier qui n’est qu’une illustration du niveau de corruption au sein même de la plus haute magistrature de l’Etat. Des vols organisés par tous les dirigeants sans exception.  Tout en rappelant que le comportement des agents de la Brigade de Sécurité des Aires Protégés (BSAP), ces individus vêtus d’uniforme militaire et lourdement armés, est très critiqué parce qu’ils se livreraient à des activités paramilitaires, une sorte de milice du banditisme. 

Nous espérons que les autorités gouvernementales mettent à clair ce scandale de vol et de corruption planifié.

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