Les ordres de Marco Rubio à Fritz Jean!

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Le président du Conseil présidentiel de transition, Fritz Alphonse Jean, lors de sa rencontre en Jamaïque avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio.

Le renforcement de l’appareil répressif de l’État bourgeois capitaliste en Haïti ne suffit pas à empêcher la résistance des masses populaires et leur mobilisation spontanée. Les dirigeants Haïtiens sélectionnés par le gouvernement Américain à travers la CARICOM et sa formule collégiale ou présidente tournante formule initiée par les opportunistes (droite et gauche) de l’Accord de Montana ne peuvent pas venir à bout de la résistance des masses populaires conscientisées qui ne cessent de rejeter toute solution bourgeoise de domination et d’exploitation.

Malgré les presqu’un million de déplacés de la zone métropolitaine élargie, la violence soutenue et la répression dont sont victimes les masses populaires, le président en rotation du Conseil présidentiel de la transition (CPT) Fritz Alphonse Jean a effectué un voyage en Jamaïque pour répondre à la convocation du secrétaire d’État Américain Marco Rubio et recevoir les ordres de la nouvelle administration impérialiste.

Fritz Alphonse Jean et le Premier ministre de la Jamaïque Andrew Holness

En marge de sa visite, le président du Conseil présidentiel de transition Fritz Alphonse Jean a rencontré des personnalités clés de la région, tel le premier ministre jamaïcain Andrew Holness, le Premier ministre de la Barbade Mia Mottley et le secrétaire d’État américain Marco Rubio effectivement le mercredi 26 mars 2025. Après cette rencontre, le chef de la diplomatie américaine a publié sur son compte X « Les États-Unis condamnent la violence persistante des gangs en Haïti. Je me suis entretenu avec le président du Conseil présidentiel de transition, M. Jean, au sujet de la situation sécuritaire à Port-au-Prince. Les États-Unis sont reconnaissants du courage de la Police nationale haïtienne et du personnel international qui œuvrent à la stabilisation d’Haïti »

Avec un air triomphal pour raconter sa rencontre, Fritz Jean a pour sa part écrit sur le compte du président du CPT « Je me suis entretenu avec le Secrétaire d’État américain Marco Rubio sur la crise sécuritaire en Haïti. Les États-Unis condamnent la violence des gangs et saluent le courage de la PNH et du personnel international engagé pour la stabilisation du pays. La coopération régionale est essentielle pour rétablir la paix »

Le Premier ministre Holness a tenu une conférence de presse avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio
REUTERS/Nathan Howard/Pool

L’agenda de ces rencontres a été centré sur la sécurité énergétique régionale, et des moyens de réduire la dépendance des pays de la Caraïbe au pétrole du Venezuela alors que le Gouvernement Américain cherche à étrangler l’économie vénézuélienne, par la menace des tarifs et la peur, largement dépendante des recettes pétrolières. Le président américain Donald Trump a annoncé lundi que les pays achetant du gaz ou du pétrole vénézuélien seraient frappés à partir du 2 avril de droits de douane de 25% sur toutes leurs marchandises entrant aux Etats-Unis.

De plus, Marco Rubio entend aborder « l’immigration clandestine, le démantèlement des réseaux criminels transnationaux » et les moyens de « repousser les influences malveillantes qui menacent la stabilité de notre hémisphère », a déclaré Mme Bruce. Le secteur privé de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) a profité du voyage de Marco Rubio pour « demander aux États-Unis de reconsidérer les mesures » de taxation des navires chinois, a dit à l’AFP Patrick Antoine, de l’Organisation du Secteur Privé des Caraïbes (CPSO), depuis Georgetown, siège du CARICOM pour éviter une possible  augmentation de l’inflation de 30% dans la sous-région des caraïbes, car selon Patrick Antoine de la CPSO organisation du secteur prive des caraïbes :  « Il n’y a pas d’alternative à l’utilisation de ces navires spécialement conçus d’origine chinoise pour le transport maritime à courte distance dans la CARICOM ».

Ci-dessus: Retour de Fritz Jean de la Jamaïque et ci-dessous Conférence de presse au salon diplomatique de l’aéroport international d’Haïti

Comme l’avait fait son prédécesseur Leslie Voltaire en France face au président Macron sur le dossier de la restitution de la rançon de l’indépendance (115 milliards de dollars aujourd’hui 200 ans après), il n’a pas soulevé également aucun point relevant des intérêts de la République d’Haïti. Il n’a pas soufflé un mot sur la réclamation des réserves nationales d’or pillées en Décembre 1914 par les marines Américains (16 millions de dollars d’aujourd’hui) qui par la suite ont été déposé à la City Bank à Manhattan. C’est le silence complet! Fritz Jean n’a pas abordé la question des migrants haïtiens aux USA et n’a pas osé réclamer un moratoire sur les déportations des Haïtiens en passe de devenir hors-la -loi aux USA juste après la révocation du programme humanitaire par l’administration américaine du président Donald Trump. Il se contente de sa petite personne et s’inquiète à quel titre sa famille en l’occurrence son épouse et un de ses enfants qui l’accompagnaient sans doute aux frais et per diem de l’Etat haïtien seront en sécurité face aux inquiétantes virevoltes de l’administration Trump?

Il a bien reçu ses ordres de ne pas acheter du pétrole vénézuélien à bas prix, mais d’utiliser les compagnies privées liées aux grands consortiums Américains, de ne pas utiliser les compagnies de transports maritimes Chinois pour les importations des pays de l’Amérique centrale et des Caraïbes, cela va influencer l’inflation régionale à 30% en moyenne selon le secteur privé des Caraïbes.

Nous ne saurions ne pas applaudir le Premier ministre de la Jamaïque Andrew Holness pour avoir recadré le petit Trump Marco Rubio, quand ce dernier farouche adversaire du gouvernement progressiste, révolutionnaire et socialiste de Cuba pensait lui faire la leçon ou la morale concernant les médecins cubains. Rubio annonçait le mois dernier que l’administration Trump interdirait les visas aux fonctionnaires étrangers participant au programme des médecins cubains, qu’il a qualifié de traite d’êtres humains. »

Au cours de la conférence de presse des deux protagonistes, le Premier ministre Holness lui a donné la monnaie de sa pièce en lui déclarant : « Soyons clairs : les médecins cubains en Jamaïque nous ont été d’une aide précieuse »

« Nous veillons toutefois à ne pas exploiter les médecins cubains présents ici. Nous veillons à ce qu’ils soient traités conformément à notre législation du travail et bénéficient des mêmes avantages que tout autre travailleur »

« Par conséquent, toute qualification du programme par d’autres ne serait certainement pas applicable à la Jamaïque. »

Marco Rubio et Andrew Holness

Pour dénigrer la révolution Cubaine, Rubio déclara lui-même, « Le régime ne rémunère pas ces médecins, leur confisque leurs passeports et, fondamentalement, il s’agit, à bien des égards, de travail forcé, une pratique que nous[les États-Unis] ne pouvons soutenir »

Par ailleurs, il faut signaler que sauf Cuba et Nicaragua sont souverains et indépendants dans la région  d’Amérique Latine et Caraïbe et vont continuer à acheter du pétrole brut vénézuélien à crédit et à moitié prix pour le raffiner à domicile. Nous, progressistes Haïtiens, continuerons à supporter la révolution bolivarienne au Venezuela en exigeant :

  1. Le respect total du droit international et le respect du droit du Venezuela à l’autodétermination et à la souveraineté.
  2. Le rejet de toute ingérence dans les affaires internes du Venezuela.
  3. La condamnation de toute tentative de renversement du gouvernement démocratiquement élu de Nicolas Maduro
  4. La levée des sanctions économiques américaines injustes et la restauration des relations diplomatiques avec les USA basées sur le respect mutuel selon le principe Par in Parem non habet imperium.

Progressistes Haïtiens, unissons-nous pour une lutte de libération nationale

Liberté ou La Mort ! La Patrie ou La Mort ! Nous vaincrons !

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