Le rendez-vous est pris pour le 7 février 2024 !

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La classe politique traditionnelle haïtienne de toute sa vie ne fait que créer des événements pour en courir après. En ce début du mois de novembre annonçant la fin de cette année, les acteurs politiques au service des puissances impérialistes se sont montrés très actifs non pas pour contrecarrer l’occupation militaire en cours mais pour se positionner à récupérer l’appareil d’Etat  en décomposition.

En un clin d’œil, des courants politiques se sont positionnés pour annoncer à l’employeur que sont les Etats-Unis d’Amérique, qu’ils étaient intéressés à remplir la fonction. Fanmi Lavalas a été le premier a annoncé sa proposition de sortie de crise de façon à vendre son projet pour se faire accepter par l’Oncle Sam.

Au cours de la même semaine, une autre structure politique, dénommée « Front Uni » a pris naissance de sorte que ces caméléons déposent leur application.  Les affairistes de ce Front sont allés directement au fond du problème pour dévoiler clairement que, le Premier ministre de facto Ariel Henry avait justement proposé les moyens de sa fin de mandat pour le 7 février 2024  selon les règlements de l’Accord du 21 décembre 2022, publié dans le journal officiel Le Moniteur.

Madame Mirlande Hippolyte Manigat avait vite fait de répondre le Front en le répétant le refrain de la musique d’Ariel Henry « le gouvernement doit remettre le pouvoir à des élus ». Mais elle a été vite rappelée à l’ordre par ses pairs, qui sans doute lui ont fait remarquer qu’elle commettrait une bêtise colossale en s’attachant au Premier ministre de facto Ariel Henry. Elle profiterait davantage et serait même mieux en tant que  Présidente du Haut Conseil de la Transition (HCT), et vu le respect dû à sa personne, elle est mieux placée que quiconque pour gagner le gros lot  et pourrait même remplacer éventuellement le Premier ministre de facto actuel.

C’est triste pour le pays et le peuple de se retrouver encore une fois de plus face à ces énergumènes politiques qui ne véhiculant que des aspirations pour satisfaire leur clan de façon à maintenir le statu quo ante.

Voilà pourquoi, elle a vite repris ses esprits, en faisant une « percée louverturienne » à la manière du professeur Leslie Manigat pour rectifier ses premières déclarations et reconnaitre  « qu’il y aurait un risque de vide à la tête du pays après cette date du 7 février 2024 et qu’il serait difficile pour le HCT et le gouvernement de rester en fonction ».

Le groupe Montana qui militait pour remplacer le Premier ministre Ariel Henry depuis un laps de temps rebondit également de façon à entrer dans la chance qui passe ou la chance à prendre. Il revient à la charge avec leurs propositions d’Exécutif consensuel à deux têtes, constitué d’un Conseil de Transition ayant les attributions constitutionnelles de la Présidence et un Premier ministre.

C’est encore triste pour le pays et le peuple de se retrouver encore une fois de plus face à ces énergumènes politiques ne véhiculant que des aspirations pour satisfaire leur clan ou leur camp de façon à maintenir le statu quo ante. Aucune de ces forces politiques en présence, n’ose dire que c’est la continuité de la transition en place formulée par les puissances impérialistes, qu’elle entend assurer.

Alors que les masses populaires veulent pour autant en finir avec cette formule de  gouvernement dépendant, sous diktats  des puissances tutrices et sa politique de misère, de chômage, d’individualisation et de destruction des droits collectifs.

L’hypocrisie est toujours la marque de fabrique de cette classe politique moribonde qui ne poursuit qu’un seul but : détourner la population des problèmes réels pour faire passer son propre agenda et les plans dictés par Washington à travers le Core Group. Toutes les histoires qu’elle raconte ne sont, en réalité, que des bobards afin d’organiser cette parodie de démocratie visant à légitimer un autre régime fantoche de Transition sous occupation militaire. Ce n’est pas sans raison qu’aucune  d’entre elles dans sa forme d’application n’a jamais mentionné ni questionné les forces occupantes en route.

Le peuple haïtien n’attend rien du régime fantoche au pouvoir, ni d’une prétendue nouvelle Transition à venir, tant que le pays est soumis de A à Z à l’occupation et au contrôle  des États- Unis d’Amérique.

Nous du journal Haïti Liberté, nous lançons cet appel au peuple, aux jeunes, aux femmes travailleuses, aux militants et aux responsables des organisations ouvrières : unissez-vous, unissons-nous ! Partout, préparons des actions unitaires à tous les niveaux, avec des mobilisations et des grèves générales, si le gouvernement ne nous laisse pas d’autre choix sur l’exigence qui nous est commune pour combattre l’occupation des Etats-Unis prévue dans le cadre du Global Fragility Act.  Cette politique qui consiste à ce que le pays demeure dans la voie tracée par Washington pour la mise en œuvre de la première phase du projet de plan stratégique décennal d’occupation.

Ce projet n’a d’autre objectif que de  maintenir leur système hégémonique dans la région de façon non seulement à nous barrer la route à tout processus de changement mais à livrer Haïti pieds et mains liés sous la dépendance politique et économique de la République Dominicaine.

Pour cela, il faut l’unité de tous. C’est une mobilisation unie qu’imposera cette lutte, en prenant les affaires en main, la masse des travailleurs et des jeunes y compris tous les secteurs de la population paysanne pour combattre tout projet de la classe politique haïtienne et de ses patrons.

Nous, nous n’avons d’autre choix, d’autres dates, d’autres rendez-vous que de lutter quotidiennement contre  cette politique de domination impérialiste.

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