La lutte sera longue mais la victoire est certaine

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La résistance des masses populaires haïtiennes traverse de graves difficultés, où le rapport des forces en présence sur le terrain de la lutte politique actuelle, leur est nettement désavantageux.  L’ambiance est morne. Il est facile de déduire que le souci du gouvernement actuel n’est pas de relancer l’économie pour aménager la vie de la population qui souffre de la faim, d’une misère accrue, du chômage croissant, conséquence de son irresponsabilité, de sa négligence et de sa volonté évidente à continuer à enfoncer le pays dans un abîme social infernal.

l’insécurité fut un bon prétexte, elle a permis la création de l’Agence Nationale d’Intelligence (ANI) synonyme de répression programmée.

L’opposition traditionnelle pour sa part, créant une situation vague par son nouveau défi de déboulonnement lancé à son frère de classe au pouvoir ne signifie pas qu’elle vise à démanteler la domination impériale. Elle veut plutôt remplacer son adversaire à savoir changer le visage du locataire du Palais national tout en maintenant pour autant le peuple sous la férule des puissances capitalistes exploitantes, propriétaires absolus et patrons exclusifs de toute la classe politique.

Le véritable objectif de cette opposition dans le plus pur style de sa position de classe est de permettre à la faveur de la confusion, l’accréditation des activités de certains mercenaires politiques de façon à ce qu’ils refassent surface au nom du peuple, une sorte d’infiltration classique qui serait en marche au sein de la lutte des masses.  Cette perspective menace sérieusement les causes de la lutte populaire, elle alimente la cause des nantis et notamment celle de la main invisible qui brouille les cartes, tire les ficelles et se complait dans des manœuvres déstabilisatrices et des complots en tous genres.  

Déjà plusieurs partis fantoches de droite sous couverture de gauche pullulent et vont être positionnés de façon à briser davantage tout ce qui restait au peuple comme un stimulant ou un espoir. Ce ne serait qu’un paravent pour les exploiteurs et fauteurs de troubles. Ces partis ne sont que des noyaux acquis, dressés en obstacles au changement avec pour mission de multiplier des provocations politiques.

Voilà pourquoi le combat libérateur n’est pas pour demain, il sera long, difficile mais pas impossible malgré le manque de matériels et matériaux et de moyens indispensables pour construire une lutte révolutionnaire capable d’arriver jusqu’au bout du tunnel de la libération nationale.

C’est pour empêcher que la crise actuelle ne se transforme en une catastrophe incontrôlable que le Core Group et le gouvernement ont passé ouvertement à une offensive commencée avec la nomination de Léon Charles en tant que chef de la Police Nationale pour renforcer leur politique criminelle qui a déjà atteint son paroxysme. Et l’insécurité fut d’ailleurs un bon prétexte car en dépit de la terreur instaurée, elle a permis la création de l’Agence Nationale d’Intelligence (ANI) synonyme non pas de délivrance mais de répression programmée. Une atteinte aux libertés, aux acquis démocratiques et aux droits les plus élémentaires du peuple. Une façon pour le régime de se mettre à l’abri de toute contestation populaire sérieuse pouvant déboucher sur le sentiment quasi général du peuple : un chambardement anti impérialiste pour l’instauration d’une société débarrassée de toute exploitation de l’homme par l’homme.

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