La grève continue à la maternité Isaïe Jeanty

0
178

La grève des médecins résidents à la maternité Isaïe Jeanty de Chancerelles dénonçant leurs mauvaises conditions de travail et réclamant leurs salaires de plus d’une année pour certains employés de cet établissement réservé aux femmes est à sa deuxième semaine.

En effet, les activités continuent à être paralysées et les femmes enceintes sont les premières victimes de cette situation qui se détériore davantage.

Le ministre de la santé Publique et de la Population est comme absente du pays.

C’est ainsi dans une note pour la presse le Comité national des médecins en résidence hospitalière a porté à la connaissance de la population en général leurs dernières décisions  à savoir que :  « […] Vu les mauvaises conditions de travail, le climat d’insécurité, le manque d’infrastructures, l’insalubrité, le problème d’énergie, d’eau courante, de non-disponibilité du bloc opératoire, de pénurie fréquente d’oxygène, d’intrants et d’implants dans nos différents centres de formation et surtout le non-paiement de deux mois d’allocation au cours de l’exercice 2018-2019 et de 12 mois d’allocation pour certains résidents 1 et 6 mois pour d’autres… la situation impose au résident de la maternité Isaïe Jeanty un arrêt de travail […] »

Le pire dans tout cela, c’est que le gouvernement de Jovenel-Joute n’a soufflé mot des revendications des travailleurs de santé.

Le ministre de la santé Publique et de la Population, Dr. Marie Gréta Roy Clément pour sa part est comme absente du pays. Personne n’est intervenu et rien jusqu’à présent n’a été fait puisque les perspectives pour améliorer les conditions de travail des employés semblent être le cadet de leur souci. Une femme, une femme médecin, vraisemblablement une mère, qui n’entend pas les souffrances des parturientes durant les transes de l’accouchement à la maternité Isaïe Jeanty et qui semble n’en avoir pas cure ? Alors là, c’est un comble, et franchement, c’est à désespérer de la profession et de la fonction.

NO COMMENTS

LEAVE A REPLY