Intervention de SALCONH au forum sur la sécurité alimentaire et consommation en République Dominicaine !

0
665
De gauche à droite : Jauris Lauture, James Romain,Yvener Foeshter, Rospide Pétion, Louis Jean Reynold, Exantus Duguns, Israël Jacky Cantave, Sandino Bisnó, Dorothie Hyacinthe et Gaël Painson

Je voudrais, pour commencer, au nom de la Solidarité Active à la Lutte des Consommateurs Haïtiens, remercier le CONDECO et les organisateurs de ce forum pour l’invitation qui nous a été faite de représenter ici les consommateurs haïtiens. C’est pour nous un honneur.

Mesdames, Messieurs,

Depuis toujours, l’homme s’est battu pour survivre sur cette terre. Il lui a fallu chasser, pêcher, planter, récolter ; bref, souffrir pour conserver cet instinct de survie. Encore plus au 21e siècle, s’alimenter, se nourrir, boire devient de plus en plus important.

Important certes, mais tout aussi dangereux, aujourd’hui point n’est besoin d’une arme de destruction massive pour faire disparaitre un pays. Il suffit de contrôler la consommation de sa population. Ceci constitue un problème de sécurité nationale. D’où la nécessité pour chaque pays de maitriser l’alimentation et la consommation de sa population.

En Haïti la majeure partie des produits de consommation et de première nécessité sont des produits importés le plus souvent de la République Dominicaine. Ce qui signifie aucun contrôle sur la production, le stockage, les conditions de transport et de livraison. En outre, l’extrême précarité des consommateurs ne leur permet pas de choisir ; ils consomment n’importe quoi par besoin.

Pour pallier à cette situation, il aurait fallu un Etat fort avec un système de contrôle à priori efficace et/ou un système de répression à posteriori efficient, pourtant c’est loin d’être le cas en Haïti. Au contraire, le principal organe régulateur de commerce et de la consommation dans le pays, le Ministère du commerce et de l’industrie ne joue pas son rôle. Pire, le bureau haïtien de normalisation qui devrait être une instance forte, éditrice de règles et de normes en matière de consommation n’est même pas une entité à part entière. C’est juste un service au sein du MCI.

Pas de normes sur la qualité ; pas de cadre juridique sur la protection et la défense des consommateurs, tout cela ajouté à la pauvreté de la population, les consommateurs haïtiens sont donc livrés à eux-mêmes et dépendent de la bonne volonté des producteurs et de la bonne foi des importateurs. D’où l’importance des associations de défense des consommateurs comme SALCONH ou CONADECO.

Notre plaidoyer ici aujourd’hui est pour un renforcement des structures d’associations comme SALCONH afin d’exiger des gouvernements des deux côtés de l’Ile, qu’ils travaillent davantage à la formation, la défense et le respect des droits de nos consommateurs. Ce forum, Mesdames, Messieurs, est pour nous une occasion de dire aux associations s?urs dominicaines ici présentes que nous sommes les deux ailes d’un même oiseau et c’est ensemble que nous devons mener le combat si nous voulons réussir la lutte des consommateurs.

 

 

NO COMMENTS

LEAVE A REPLY