Incendie au marché Salomon

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Selon un bilan provisoire environ plus de12 maisons ont été incendiées par les flammes, sans aucun secours des sapeurs pompiers. La population a dû se débrouiller comme elle pouvait et comme toujours avec une solidarité agissante pour combattre le malheur.

Le vendredi 25 août dernier, il était environ 4 heures de l’après midi, quand un incendie a pris au dépourvu les habitants vivants à proximité du marché Salomon, situé dans la capitale du pays,  Port-au Prince.

Selon un bilan provisoire environ plus de12 maisons ont été incendiées par les flammes, sans aucun secours des sapeurs pompiers. La population a dû se débrouiller comme elle pouvait et comme toujours avec une solidarité agissante pour combattre le malheur. Il n’y a  aucun rapport officiel faisant état de personnes mortes ; mais beaucoup de gens gravement brûlés ont été transportés à l’hôpital.

Le Magistrat Ralph Youri Chevry

Il nous faut signaler et selon des témoignages des riverains que « Le marché situé à quelques mètres du commissariat de Port-au-Prince où sont logés les sapeurs-pompiers a été totalement ignoré », « Nous avons passé près d’une heure à essayer de contacter les responsables du service d’incendie au commissariat de Port-au-Prince, pour les prévenir de l’incendie. Mais, ils nous ont fait savoir que le seul camion citerne disponible est en panne » a déploré au quotidien le Nouvelliste une victime.

D’autres instances de l’Etat ont malgré leur faible capacité de réponse à un incendie ont tout à fait apporté leur solidarité. Nous pouvons citer des policiers du corps d’intervention de la Police Nationale d’Haïti, des brigadiers de la protection civile et des agents de la mairie de Port-au-Prince sans oublier l’apport capital des résidents du quartier. Sans eux, vu l’absence des pompiers, les dégâts auraient été plus catastrophiques et désastreux.

Les exploits des masses populaires qui grâce à l’achat d’un camion d’eau ont fini par maîtriser le feu ravageur.

C’est triste de voir, bien qu’il s’est dépêché de se rendre sur les lieux ; incapable de faire grand chose « Cet incendie vient de mettre à nu les lacunes et la vulnérabilité de la commune. Nous avons demandé de l’aide aux sapeurs-pompiers de la commune de Carrefour,  malheureusement ils avaient d’autres obligations » Voilà le diagnostic d’un pays qui à chaque incendie ne cesse de déplorer son sort sans jamais arriver à mettre les ressources nécessaires pour se procurer les matériels pouvant servir la population au moment des catastrophes. Le ministre de l’intérieur pour sa part, Max Rudolph Saint-Albin qui sans doute n’avait rien à faire à son bureau s’est également transporté sur les lieux pour contempler les dégâts de l’incendie et les exploits des masses populaires qui grâce à l’achat d’un camion d’eau ont fini par maîtriser le feu ravageur.

Alors, au lieu de payer des ministres pourquoi ne pas donner cet argent à la population car elle sait mieux quoi faire quand le pays est menacé.

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