François et Jean-Claude Duvalier: deux dictateurs, deux jouisseurs !

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De gauche à droite : Baby Doc Jean-Claude Duvalier et son père Papa Doc François Duvalier arme à la main fusillant quelqu’un à Fort Dimanche en 1960 ; sous les regards joyeux des militaires criminels tels que le Capitaine Garcia Jacques, le Major Claude Raymond, le Lt. Jean Tassy et le Major John Beauvoir pour ne citer que ceux-là

Qu’il est beau l’article « Félicitations à Michèle Bennett Duvalier pour Frantz Duval » écrit par Mr. Ken Davish Matthew dans son “blog” le 27 janvier dernier, en lieu et place de Frantz Duval. J’espère qu’il aura pour effet de ralentir un peu l’arrogance de l’ancienne épouse du féroce dictateur-jouisseur Jean-Claude Duvalier, le président haïtien qui a le plus dilapidé l’argent des caisses de l’état depuis 1804. Et dans son acte malhonnête, il a été aidé pendant près de six années par sa grande jouisseuse d’épouse, Mme Michèle Bennett Pasquet Duvalier. Je parie que s’il s’était agi d’une autre jeune fille ou dame haïtienne qui lui avait manqué d’égard comme l’a fait l’ancienne « dame de fer du régime de Jean-Claude Duvalier », Frantz Duval lui aurait rapidement donné la monnaie de sa pièce, comme il l’avait fait deux ans de cela à l’actrice Gessica Généus. Mais puisqu’il s’agit d’une ancienne “fillette lalo”, Duval a gardé le silence.

Je suis sûre que Michèle Bennett Pasquet Duvalier connaît très bien le sens du mot “ jouisseur”. Alors, sans peur, je lui dis que depuis la fondation de la nation haïtienne, jamais celle-ci n’a connu un président aussi jouisseur que Jean-Claude Duvalier et des équipes dirigeantes aussi jouisseuses que celles qui ont fidèlement servi son lourdeau et incompétent mari du 22 avril 1971 au 7 février 1986. Et la bamboche a été multipliée au moins par deux après le mariage de Jean-Claude Duvalier avec Mme Michèle Bennett-Pasquet le 25 mai 1980.

Le mariage de Jean-Claude Duvalier avec sa jouisseuse de femme Michèle avait coûté au peuple au moins $ 5 million (aujourd’hui $ 16 million US ou $ 215 million haïtien ou 1.075.000.000,00 gourdes)
Le mariage de Jean-Claude Duvalier avec sa jouisseuse de femme Michèle avait coûté au peuple au moins $ 5 million (aujourd’hui $ 16 million US ou $ 215 million haïtien ou 1.075.000.000,00 gourdes)

D’ailleurs, c’est parce que Jean-Claude Duvalier avait joui du privilège d’être le président de la République que la cérémonie religieuse de son mariage avec Michèle Bennett Pasquet avait eu lieu à la Cathédrale de Port-au-Prince. Selon les principes du Vatican, cette cérémonie n’aurait pas dû avoir lieu à l’intérieur d’une église catholique romaine ; vu que, d’un côté Michèle Bennett ne partageait pas la foi catholique romaine, de l’autre côté, elle était une divorcée et mère de deux enfants. Elle s’était mariée en 1973 avec Alix Pasquet, Jr., le fils du Capitaine Alix Pasquet. Ce dernier avait été assassiné le 28 juillet 1958 par les sauvages cagoulards du dictateur François Duvalier lors de l’attaque des Casernes Dessalines. Mais n’oublions pas que l’Archevêque de Port-au-Prince à l’époque du fameux mariage était Mgr François Wolf Ligondé, cousin de Mme Aurore Ligondé Bennett, épouse d’Ernest Bennett, mère de Michèle Bennett Pasquet Duvalier.

“ Baby Doc” et “ Latiamimi
“ Baby Doc” et “ Latiamimi

Parlant de réjouissance, la cérémonie de mariage de Jean-Claude Duvalier avec sa jouisseuse de femme avait coûté au peuple au moins $ 5 million (aujourd’hui $ 16 million US ou $ 215 million haïtien ou 1.075.000.000,00 gourdes). Avant les fiançailles de Mme Michèle Bennett-Pasquet avec Jean-Claude Duvalier, Ernest Bennett, père de “Madame”, était au bord de la faillite. Peu de temps après le mariage de “ Baby Doc” avec “ Latiamimi”, Père Bennett était devenu multimillionnaire. Laissez-moi rappeler à “Madame” ce que, en mai 1983, Walden Bello, John Kelly et Fritz Longchamp avaient co-écrit dans les colonnes du mensuel français « Le Monde Diplomatique”: “ L’”homme fort” d’Haïti est sans doute moins M. Jean-Claude Duvalier, « président à vie », que son beau-père, M. Ernest Bennett. Celui-ci était, en 1976-1977, le douzième exportateur haïtien de café (avec 6500 sacs de 60 kilos, soit 2,5 % des exportations totales). En 1980, sa fille Michelle épouse M. Jean-Claude Duvalier. Dès l’année suivante, M. Ernest Bennett devient, on devine par quels moyens, le premier exportateur haïtien de café (avec 37260 sacs de 60 kilos, soit 15,23 % du total) ».

De l’enfance à l’âge adulte, Jean-Claude Duvalier a joui des faveurs de tous les secteurs du pays car tout le monde avait peur de son diable de père. S’il n’était fils de président, il n’aurait jamais pu “réussir” le baccalauréat en 1970. Il est de tous connu que dans l’histoire de Saint Louis de Gonzague, cette institution n’a jamais connu un élève aussi cancre que Jean-Claude Duvalier. Il avait toujours une équipe de condisciples sousou qui faisaient ses devoirs à sa place. Par la suite, ceux-ci étaient devenus eux aussi des jouisseurs du régime. Dans cette équipe, se trouvaient: Daniel Supplice, Bob Mackensie, Auguste Ti Pouche Douyon, etc.

Frantz Duval rédacteur en chef du journal : Le Nouvelliste.
Frantz Duval rédacteur en chef du journal : Le Nouvelliste.

Madame” a raison quand elle parle de la complaisance dont Frantz Duval “fait preuve à l’endroit d’Aristide, Préval, Martelly et d’autres”.  Elle doit comprendre que Frantz Duval n’a aucun intérêt à déranger ni les puissants ni la bourgeoisie car le monsieur gagne très bien sa vie, en écrivant quotidiennement des articles qui ne dérangent personne. Si Michèle Bennett Pasquet Duvalier peut prendre sa plume pour défendre des dictateurs aussi sanguinaires que les Duvalier, c’est parce que, depuis le 6 février 1986, contrairement aux Gasner Raymond, Lilianne Pierre-Paul, Anthony Pascal (alias Konpè Filo), Jean-Robert Hérard, Pierre Clitandre et autres qui avaient tant lutté pour “casser la queue du macaque”, on compte de nos jours trop de journalistes qui se montrent toujours trop complaisants envers des gens indéfendables et infréquentables comme les Duvalier et Joseph Michel Martelly.

Michèle Bennett Pasquet Duvalier l’ancienne « dame de fer du régime de Jean-Claude Duvalier »
Michèle Bennett Pasquet Duvalier l’ancienne « dame de fer du régime de Jean-Claude Duvalier »

Madame” plaisante-t-elle quand elle dit que Jean-Claude “a sacrifié sa jeunesse à son pays qu’il n’a jamais quitté jusqu’à notre exil en 1986”? Dans ce cas, nous pouvons dire “tel père, telle fille” car en 1982, dans les colonnes du “ Petit Samedi Soir” (No 419, 13-19 février 1982), Ernest Bennett, dans un article intitulé “Jean-Claude Duvalier ce méconnu”, avait écrit:” Jean-Claude Duvalier est plus soucieux du bien-être du pays que de sa propre image de marque”. Tout le monde sait que le jeune homme ne faisait rien de rien. Il avait une équipe de corrompus et de jouisseurs qui faisaient le gros du travail sous la supervision de sa mère Simone Ovide Duvalier et avec sa bénédiction. Parmi ces jouisseurs et ces flatteurs, on trouvait: Ulrick Saint Louis (Président de la Chambre au début du règne de Jean-Claude), Claude Raymond, Luckner Cambronne, Roger Lafontant, Adrien Raymond, Gracia Jacques, Luc Désyr, Gérard de Catalogne, etc. Jean-Claude, comme tout boulot, ne faisait que signer les documents qui lui donnaient accès aux deniers de l’Etat et ceux qui devaient conduire au moins 35 000 Haïtiens au Fort Dimanche. Du 22 avril 1971 au 7 février 1986, tout ce qui a toujours intéressé Jean-Claude Duvalier était de se rendre à la chasse, mettre dans son lit et gaspiller des jeunes filles, s’amuser dans son ranch et dans ses yachts, etc. Jean-Claude Duvalier avait tellement “sacrifié sa jeunesse” que le dimanche 30 novembre 1980, le jour du retour des rescapés de Cayo Lobos, il se trouvait à la chasse à Montrouis avec sa clique de jouisseurs.

“Madame” parle de “16 années de stabilité politique et de sécurité”. Elle avait sans aucun doute voulu dire les “16 années du parti unique du duvaliérisme ou de jean-claudisme”, 16 années de misère, 16 années dures et cruelles où tous ceux qui ne marchaient pas selon la dictée de François Duvalier et de Jean-Claude Duvalier étaient ou bien jetés en prison, ou bien assassinés, ou bien (pour les “chanceux”) exilés. On avait plutôt 16 années de peur imposées par les bottes de militaires et les cagoules, les lunettes noires, les foulards rouges et les manchettes des tontons macoutes criminels, tous sous l’ordre de Zacharie Delva, de Mme Rosalie Bosquet Adolphe (Mme Max Adolphe), de Sanette Balmir, etc.

Michel Martelly fait publiquement ce que Jean-Claude Duvalier faisait en privé. Martelly et Jean-Claude: deux « kabrit Tomazo »
Michel Martelly fait publiquement ce que Jean-Claude Duvalier faisait en privé. Martelly et Jean-Claude: deux « kabrit Tomazo »

Aucune personne sensée, à part Daniel Supplice, ne saurait prendre la défense d’un voyou, d’un sans vergogne, d’un vagabond sale comme Joseph Michel Martelly (Sweet Mickey) ni le fréquenter car ce dernier a toujours été un être infréquentable au cours de sa vie publique. Cela ne peut empêcher à personne de dire que Jean-Claude Duvalier n’a pas été effectivement un “pigeon voyageur comme Martelly”. Il ne l’a pas été pour une seule raison: les Duvalier, père et fils, comme tout bon criminel, étaient des poltrons et souffraient tous deux du trouble de la personnalité paranoïaque. Ils n’avaient jamais quitté le pays au cours de leur règne que par peur de “ coup d’état”. Ensuite, en bons superstitieux, ils avaient obéi à la demande des “lwa” qui leur avaient interdit de laisser le pays.

Si Jean-Claude ne “se soûlait au tafia ou au rhum comme Namphy, Préval ou Martelly”, je suis sûre et certaine qu’il utilisait d’autres procédés pour se faire transporter dans d’autres cieux. Si Jean-Claude ne “finançait et encourageait les gangs de Cite Soleil comme le bigleux Aristide”, en bon “pitit tig se tig”, il finançait et encourageait “l’équipe Wanta” et toutes les autres équipes et bandes de macoutes qui éliminaient les opposants au régime à Carrefour, au Bel-Air et dans les autres quartiers populaires du pays.

Est-ce Michèle Bennett Pasquet Duvalier qui parle de “trafiquants de drogue”? N’est-elle pas la sœur de Frantz Bennett? Elle doit alors cesser de parler de corde dans la maison du pendu. Elle parle ensuite de “chimères” et de “zinglindos” d’Aristide. Les “chimères” et les “zinglindos” d’Aristide ne sont-ils pas le prolongement des “cagoulards”, des tontons macoutes et des fillettes lalo de François Duvalier et de Jean-Claude Duvalier? Michèle Bennett Pasquet-Duvalier a la mémoire courte. Elle a oublié les crimes qu’avaient commis les Zacharie Delva, Anténor Bobo (alias Ti Bobo), François Louisol (alias Boss Peintre), Elous Maître et des autres tontons macoutes qui mettaient des larmes aux yeux des pères et mères de familles du 22 septembre 1957 au 7 février 1986, au nom de François Duvalier et de Jean-Claude Duvalier? Nous n’oublions pas non plus les militaires criminels tels que Sony Borges, Jean Tassy, Albert Pierre (dit Ti Boulé)…? Ils étaient plus criminels que les  “chimères” et les “zinglindos” d’Aristide.

Michèle Bennett Pasquet-Duvalier parle-t-elle d’” élections truquées”? Mais on n’a jamais eu d’élections en Haïti de 1957 à 1986. On a eu des “ sélections”, surtout quand il s’agissait de nommer des députés corrompus et flatteurs tels que Ulrick Saint-Louis, Victor Nevers Constant, Luckner Cambronne, Pierre V. Etienne, Lyse Anne Prosper Hérard, etc.

Michèle Bennett Pasquet-Duvalier parle de “L’arrogance de Jovenel en conférence de presse à Santo Domingo”. Sans vouloir défendre Jovenel Moïse, je dois tout de même demander à “Madame” si elle a oublié ou ignoré que son second beau-père et son second mari s’étaient toujours montrés très arrogants envers les journalistes qui leur posaient des questions de poids. D’ailleurs, au cours des deux ou trois fois l’an que son mari en prononçait, des flatteurs comme Cinéas, Cambronne, Roger Lafontant, Gérard de Catalogne se tenaient toujours prêts pour dire “ Le président ne répond pas à cette question” les rares fois que l’on posait une question plus ou moins sérieuse à Baby Doc.

Certainement, on ne peut associer le nom de Jean-Claude Duvalier au “détournement de l’aide humanitaire du tremblement de terre et de l’ouragan Matthew” car son JCD se trouvait en exil dans le premier cas et là où puisse se trouver Papa Doc (certainement pas au ciel) dans le deuxième cas. Cependant, on peut parler du détournement de l’aide qu’avait donnée la communauté internationale au régime de son second mari. Madame doit savoir que, d’avril 1971 à janvier 1986, donc au cours du règne de son Jean-Claude, après Israël et l’Egypte, Haïti était, par tête d’habitant, le pays qui avait reçu le plus d’aide des Etats-Unis. Et cette aide, au lieu de prendre le chemin des bidonvilles, avait toujours pris celui des banques de Suisse. Après le passage de l’ouragan Allen le 5 août 1980, deux mois et deux semaines après le gaspillage de $ 5 million dans le mariage de Jean-Claude Duvalier avec Mme Michèle Bennett Pasquet, tout ce que le régime avait donné à une poignée de victimes était ce que les propagandistes Jacques Lemaire et Willio Pierre-Louis avaient appelé des “ enveloppes bourrées “. La plus forte somme que contenait chacune de ces “enveloppes bourrées” était 25 gourdes.

Michèle Bennett Pasquet-Duvalier dit que son second mari “ aimait les belles choses car il était un homme de goût, distingué en toute circonstance et surtout un homme généreux”. On ne peut juger la générosité de Jean-Claude car il ne faisait que donner aux victimes l’argent qu’il leur avait volé. Jean-Claude Duvalier n’a jamais de sa vie “gagné son pain à la sueur de son front”. A sa naissance, son père était ministre. Quand il a six ans, son père, est devenu président et celui-ci a pillé les caisses de l’Etat et avant sa mort lui a passé la clé. Ensuite, Jean-Claude Duvalier a passé 14 ans et 9 mois au pouvoir en volant sans la moindre gêne l’argent du peuple, en s’amusant, en s’adonnant à tous les plaisirs de la chair. C’est la définition classique du jouisseur. “ Chère Madame”, on ne peut pas parler de la générosité d’un malhonnête.

Michèle Bennett Pasquet-Duvalier dit que “ Le peuple haïtien était fier de son Président et la diaspora haïtienne aux USA n’avait pas honte de dire qu’elle est d’origine haïtienne”. Cela est faux. À part les tontons macoutes et les autres jouisseurs du régime, qui était fier d’un Jean-Claude Duvalier qui, comme des cancres tels que René Préval et Joseph Michel Martelly, ne pouvait même pas lire les discours qu’on lui soumettait? L’Haïtien qui vivait à l’étranger avant 1957 était fier de dévoiler sa nationalité. De 1957 à février 1986, certains compatriotes qui vivaient aux Etats-Unis et dans tous les autres pays du monde avaient dû dissimuler leur pays d’origine car on nous appelait parfois “Papa Doc”, d’autres fois “ tonton macoute”. Qui peut se sentir fier d’être appelé “tonton macoute”? Même Michèle Bennett Pasquet Duvalier ne s’était jamais montrée fière d’être “fillette-lalo”. En effet,  le 29 juillet 1984, à l’occasion du 26ème anniversaire de la création du corps sauvage des “Volontaires de la Sécurité Nationale”, elle avait refusé de s’habiller en “gros bleu”.

Mme Michèle Bennett Pasquet-Duvalier, sous le gouvernement de votre mari, “ Haïti était dirigée par une bande de voyous”. Parmi ces voyous, on avait: Elous Maitre, Luc Désyr, Zacharie Delva, Mme Max Adolphe (dite l’Amazone), Luckner Cambronne, Roger Lafontant, Anténor Bobo (dit Ti Bobo), Boss Peintre, Justin Bertrand, etc. Seuls des voyous comme Sony Borges, Williams Régala, Sanette Balmir, Saintange Bontemps peuvent tuer au moins 25 membres de deux familles (Sansaricq et Drouin). Cela s’était passé, chère jouisseuse, lors des “vêpres de Jérémie” en août 1964. Seuls des voyous comme ceux qu’avaient délégués votre mari auraient fait le coup du vendredi noir du 9 novembre 1979 au cours de la conférence de presse qu’allait prononcer Maître Gérard Gourgue à Saint Jean Bosco. Seuls des voyous auraient assassiné du côté de Braches (Léogâne) en juin 1976 un jeune journaliste honnête comme Gasner Raymond qui avait l’habitude de faire passer des mauvais moments à votre mari et à Mme Simone Ovide Duvalier, votre seconde belle-mère.

(Ce qui se trouve en caractère normal est de Mme Michèle Bennett Pasquet Duvalier. Je mets en caractère gras ma réponse à “Madame”.)

“Madame” n’a pas eu honte d’écrire: “Je vous fais grâce du bilan de son gouvernement qui n’était certes pas parfait mais par contre, je vous fais une liste de ce que le peuple haïtien subit depuis 30 ans de démocratie.”

Madame … je vous fais une liste de ce que le peuple haïtien a subi en 28 années de dictature duvaliériste.

– 17 Gouvernements (Un seul gouvernement en 28 années de pouvoir dictatorial – Record!)
– Apologie du supplice du collier (Apologie du “m ap kraze bouda-w”)
– Kidnappings (Enlèvement d’opposants au cours de la nuit par les “ cagoulars”)
– Assassinats politiques / (N’en parlons pas. De 1957 à 1986, on a eu au moins 40.000).
– Assassinats de journalistes (Gasner Raymond, Jean-Jacques Dessalines Ambroise, etc.)
– Arrestations arbitraries (C’était la prière des Duvalier)
– Dechouquages (Fusillades, tueries, exils, etc.)
– Destruction de biens publics et privés (Parlez-vous des Duvalier?)
– Insécurité/Assassinats de citoyens/Vols (On en faisait à longueur de journée sous les Duvalier. Vol des terres des paysans, vol des maisons des exilés, dont celle de mes parents à ruelle Rivière)
– Trafic de drogue/Hold up/Rackets/Gangs (Pitié Michèle Bennett Pasquet-Duvalier! Vous parlez exactement du régime de votre second mari.)
– Spoliation des biens d’autrui (Michèle Bennett Pasquet-Duvalier parle de la pratique des tontons macoutes)
– Prostitution infantile/Pedophilie/Trafics d’enfants/Viols (Passe-temps des tontons macoutes)
– Prolifération de bidonvilles et urbanisation sauvage (La Saline gen pou fè yon 2e Bicentenaire. Pas vrai, Chère Madame?)
– Capitale et villes poubelles (Port-au-Prince est devenue une poubelle à partir de 1957.)
– Occupation Gi’s (Occupation makout)
– Occupation Minustha (violeurs/Choléra) – Occupation de 300 000 macoutes entrainés par Herbert Morisson (dit Ti Barbe), Mme Max Adolphe, etc.
– Cholera (Fièvre typoïde, tuberculose, azoumounou)
– Hôpitaux à l’abandon ou quasi-inexistants (L’Hôpital Général a été abandonné depuis la grève des étudiants en octobre 1960. Au cours de leurs 28 années de pouvoir sans partage, les Duvalier ont construit plus de casernes que d’hôpitaux.)
– Trafic d’organes (Cela se faisait également à la “Banque de sang” qu’avait ouverte le jouisseur Luckner Cambronne)
– Écoles borlettes (Mes amis! On a eu une prolifération d’écoles borlettes sous JCD)
– Chômage (N’en parlons pas!)
– Agriculture non encadrée (DRIPP! Bravo Michèle Bennett Pasquet-Duvalier)
– Infrastructures routières non entretenues (Routes du Nord et du Sud. Bravo!)
– ONG et Charity Business
– Institutions de l’Etat vendues et bradées (ex: Teleco/Minoterie/Cimenterie/EDH etc… (Ah! Ciment d’Haïti)
– Insécurité Alimentaire (Enveloppes bourrées. Chaque jour, on trouvait dans les rues de la capitale, des gens qui tombaient d’inanition.)
– Gaspillage et détournement des fonds Petro Caribe (En parlant de gaspillage et détournement des fonds, je vous invite chère Madame à regarder l’interview que vous et votre mari avaient accordée à Barbara Walters en juin 1986. Sans peur, vous aviez dit: “Our hands are clean”, alors qu’elles étaient sales du sang et de la sueur du peuple haïtien.)
– Libre importation de produits alimentaires (Idem.)
– Décote de la gourde (Cela a commencé lentement mais sûrement depuis 1969-1970. Allez-vous renseigner auprès de Clémard Joseph Charles, si vous connaissez son lieu de sépulture. Je suis sûre que vous pouvez parler aux morts, si vous cherchez à faire revivre des voyous et des jouisseurs tels que François Duvalier et Jean-Claude Duvalier.)
– Ressources minières bradées aux étrangers (Vous qui aimez tant les étrangers!)
– Démantèlement de notre armée (L’armée a été démantelée le 28 juillet 1958, le jour de l’assassinat d’Alix Pasquet, votre premier beau-père,  par votre second beau-père, le sanguinaire dictateur François Duvalier)
– Tourisme Zéro (depuis la chute de Paul Eugène Magloire)
– Corruption institutionnalisée et Gabegies Administratives (Parlez-vous du régime des Duvalier?)
– Élections truquées (On n’a jamais eu d’élections sous les Duvalier. On a toujours eu des “sélections”. Allez en parler à Ulrick Saint-Louis et à Victor Nevers Constant.)
– Aide internationale détournée (dans les banques Suisse)
– Absence d’eau potable (Sous Jean-Claude Duvalier, on payait la CAMEP même quand on n’avait pas d’eau.)
– Coupures d’électricité sans arrêt (Là, je vous donne raison. Les Duvalier donnaient du “black out” seulement quand ils voulaient aller arrêter les “kamoken” au cours de la nuit.)
– Jeunesse livrée à elle même (Parlez-vous de celle qu’avait mise en place Jean-Claude Duvalier?)
– Diplomatie au rabais (avec les Cinéas, Max Dominique, etc.)
– Perte de Souveraineté Nationale
Etc… Etc…Etc…Etc…Etc…Etc…Etc…Etc…Etc.

30 ans de duvaliérisme résumés en 7 petites phrases:

-HENRI NAMPHY: “Bamboche Démocratique”. Namphy est le produit des Duvalier.
-ARISTIDE: “Gade yon bèl Zouti, Gade Kijan li santi bon”. (Aristide et Duvalier, bonnet blanc, blanc bonnet)
-PREVAL: “Naje Pou n soti”. (René Préval, enfant spirituel de François Duvalier.)
-MARTELLY: “Lè w ou prézidan wa kompran”. (Martelly est un “vagabond sale” et Jean-Claude Duvalier était un “vagabond habillé”… Martelly fait publiquement ce que Jean-Claude Duvalier faisait en privé. Martelly et Jean-Claude: deux kabrit Tomazo”. Vous en voulez à Martelly pour une seule raison: Il n’avait pas donné des funérailles nationales à votre second mari.)
-LAMOTHE: “Haïti is open for business”. (Haïti was for sale under the Duvalier)
-PRIVERT: “Est-ce-que ça dérange?” (Cela dérangeait tout le peuple sous les Duvalier)
-JOVENEL: “Le Président a parlé. Point barre!”. (Ces mots semblent sortir des lèvres de François et de Jean-Claude Duvalier.)

Conclusion: 30 ans de dictature. 30 ans de faillite! 30 ans que le peuple haïtien souffre. (Idem sous les Duvalier) 30 ans que le peuple n’a que ses yeux pour pleurer. (Idem sous les Duvalier) Monsieur, c’est qui le jouisseur? Madame, le jouisseur, c’était bien Jean-Claude Duvalier. Un jouisseur ne quitte jamais la table quand elle est pleine, comme l’a toujours fait Jean-Claude Duvalier. Jean Claude Duvalier a quitté le pouvoir de son plein gré Monsieur. Non madame. Les grands avaient demandé à Jean-Claude Duvalier de partir. La queue du macaque a été cassée le 7 février 1986.

Monsieur Duval, cela fait 30 ans que vous, journalistes, vous prenez des gants avec les Aristide, Préval, Martelly et consort et bientôt Jovenel Moïse. Là, je suis d’accord avec vous “Chère Madame”. Dites les choses telles qu’elles sont! (Il ne le dira jamais, chère madame, car tout ce qui l’intéresse c’est de gagner son petit pognon.) Vous ne vous gênez pas pour salir la mémoire du Président Jean Claude Duvalier en le traitant de jouisseur, mais vous ménagez ces Peigne-culs? (Vous avez raison sur ce point, Madame Pasquet-Duvalier. Duval ménage ces peigne-culs comme des flatteurs comme Dieudonné Poméro, Gérard de Catalogne, Jacques Lemaire, Willio Pierre-Louis et d’autres journalistes-flatteurs avaient l’habitude de faire pour votre second beau-père et pour votre second mari.)

De quoi avez-vous peur? De ne pas perdre les douceurs du pays. Il a un pied à Port-au-Prince et un autre en Floride. Vous et vos confrères? Très bonne question, chère Madame. De finir assassiné comme Jean Dominique et tant d’autres? Vous avez oublié le nom de Gasner Raymond que votre mari avait fait assassiner en juin 1976. Comme l’a dit Le Président Jean Claude Duvalier à son retour à Haïti en 2011: “Qu’avez vous fait de mon pays? “ Jean-Claude Duvalier aurait dû poser cette question à son père François Duvalier et à lui-même, deux dictateurs, deux tontons macoutes, deux jouisseurs.

 Elizabeth Sévère
Fontamara, Haïti
Le 17 février 2017

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