Des ouvriers réclament 1,500 gourdes de salaires

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Des syndicats appellent à une manifestation devant le Parc industriel Sonapi mercredi 9 et jeudi 10 février pour réclamer entre autres, au nom des ouvrières et ouvriers, un salaire minimum de 1,500.00 gourdes pour une journée de travail de huit heures de temps.

Des syndicats appellent à une manifestation devant le Parc industriel Sonapi mercredi 9 et jeudi 10 février pour réclamer entre autres, au nom des ouvrières et ouvriers, un salaire minimum de 1,500.00 gourdes pour une journée de travail de huit heures de temps, ce pour toutes les catégories de travailleurs.

Selon la loi, le Conseil supérieur des salaires (CSS) devrait se réunir trois mois avant la fin de chaque exercice fiscal afin de réviser le salaire minimum en fonction des indices macroéconomiques. Cela fait 3 ans que cette révision n’a pas été faite en dépit de l’augmentation du coût de la vie; les ouvriers n’ont reçu aucune augmentation de salaires depuis lors. Que ce soit dans les industries d’assemblage ou d’autres industries manufacturières tournées vers l’exportation, le salaire minimum pour une journée de huit heures de travail est de 500 gourdes.

Tous les travailleurs de tous les segments d’assemblage et de manufacture sont priés de participer à cette mobilisation de sorte que cette nouvelle grille du salaire minimum soit agréée

Le syndicaliste Pierre Télémaque a fait remarquer que le taux de l’inflation a déjà dépassé les 26% alors que la loi oblige à ce que les salaires soient ajustés à partir de 10% et rien n’a été fait depuis 3 ans, ce qui se ramène tout simplement à un mépris à l’égard des ouvriers.

Par ailleurs pour saboter le processus de manifestation lancé, le Conseil Supérieur des Salaires (CSS), dans une note de presse, publiée ce mardi 8 février, a informé qu’il a « pris toutes les dispositions pour finaliser et adresser ses recommandations dans le meilleur délai à l’Exécutif aux fins de fixation des salaires minima pour toutes les branches d’activités du secteur privé des affaires ».

Qui pis est, dans cette note signée de la présidente et représentante du secteur public, Guerline Jean Louis, du vice-président et représentant du secteur des employeurs, Claude René Gilbert Durand ainsi que du vice-président et représentant du secteur des travailleurs, Joseph Polycarpe, le CSS a invité tout un chacun à garder son calme et à attendre la publication prochaine de l’Arrêté de l’Exécutif à ce sujet.

Une ancienne manifestation ouvrière à l’entrée de la Société Nationale du parc industriel (Sonapi)

N’est-ce pas une façon de dire aux travailleurs de ne pas manifester pour réclamer leurs droits contre une politique économique suicidaire, une politique économique qui tue les masses populaires ?

Tous les travailleurs concernés doivent investir les rues. Déjà au Parc industriel de Caracol, depuis le 19 janvier les travailleurs ont été mobilisés pour réclamer une augmentation de 1,000 gdes sur les 500 gdes pour ajuster le salaire des ouvriers.

Tous les travailleurs de tous les segments d’assemblage et de manufacture sont priés de participer à cette mobilisation de sorte que cette nouvelle grille du salaire minimum soit agréée, a déclaré Réginald Jean coordonnateur du Syndicat pour la rénovation des ouvrières et ouvriers d’Haïti.

 

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