A qui profite la mauvaise gestion de la décharge de Truitier ?

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Des tonnes d’ordures accueillent les visiteurs, riverains et travailleurs sur une route où trainent des chiens, cabris, porcs et capsules de bouteille de cola. Des tentes et maisons de fortune où vivent plusieurs centaines de personnes dans des conditions précaires longent l’entrée. Ici, des chômeurs et riverains montent la garde. A l’intérieur, chiffonniers mal équipés, animaux, moustiques et déchets qu’ils soient médicaux, organiques, plastiques ou autre, se mêlent dans un chaos indescriptible.

La fumée et le feu sont omni présents empoisonnant continuellement l’air et l’environnement. Les odeurs nauséabondes, la boue, les vermines et les eaux usées finissent le tableau. Et surtout gare aux pieds, car on risque de se faire piquer par des seringues ou tessons de bouteilles, voire se faire bruler par les braises encore actives de feux qui se meurent.

La décharge publique de Truitier située à l’intérieur de la zone de Duvivier à Cité Soleil à quelque 5km au nord du centre-ville de Port-au-Prince est un no man’s land, sous la tutelle du Service métropolitain de collecte des résidus solides (SMCRS). Cette entité étatique est chargée de « collecter » les ordures dans la région métropolitaine, mais a failli à sa mission faute de moyens et de matériels.

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