Sur qui pouvons-nous compter?

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L‘histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes, écrivait Karl Marx dans le manifeste du parti communiste.

Seuls les Haytiens peuvent et doivent déterminer librement de leur avenir jouissant de la plénitude de notre droit à l’auto-détermination. Les masses prolétariennes et populaires ne peuvent compter sur personne d’autre voire des institutions étrangères.

Les masses populaires ne peuvent pas compter sur les mafias monopolistes du secteur privé des affaires pour un développement socio-économique durable dans le respect de la concurrence et le coopérativisme.

1. Les masses populaires ne peuvent pas compter sur la presse vendue et prostituée qui utilisent tous les subterfuges et toutes les arguties pour normaliser une situation révoltante et révolutionnaire afin de maintenir le statu quo.

2. Les masses populaires ne peuvent pas compter sur les forces armées d’Hayti, une armée d’occupation depuis 1915, ni sur la police nationale corrompue jusqu’à la moelle ni sur la force multinationale de soutien à la sécurité, une façon mitigée de cette nouvelle occupation  et mise sous tutelle d’Hayti, ni sur les groupes armés des quartier populaires dont la majorité sont lies à la mafia du secteur privé des affaires et de la classe politique, particulièrement au Parti Haytien Tèt Kale (PHTK) et du Secteur Démocratique Populaire (SDP) de André Michel, Nènel Cassy, Marjory Michel, Youri Latortue, Antonio Chéramy, Dr Schiller Louidor, Ricard Pierre pour ne citer que ceux-là, car toutes les bandes armées n’utilisent que des armes provenant des États-Unis d’Amérique du nord.

3. Les masses populaires ne peuvent pas compter sur la Banque interaméricaine de Développement BID, ni sur la banque mondiale, ni sur le FMI pour le financement des grands chantiers de développent à haute intensité de main d’œuvre. Ces institutions financières internationales sont les responsables immédiats de l’appauvrissement de l’État Haytien et des masses populaires à travers les politiques d’ajustement structurel imposées de 1980 jusqu’à aujourd’hui. Les exemples sont nombreux, la privatisation de la Hasco au début des années 80, la privatisation de la minoterie d’Hayti et de la cimenterie d’Hayti dans les années 90, la privatisation de la Téléco et de l’EDH dans les années 2000, sans compter la réduction du tarif de l’impôt sur les produits tels le Riz de 35% à 3%, etc…etc…

4. Les masses populaires ne peuvent pas compter sur le secteur religieux qui s’associe toujours aux classes dominantes pour les maintenir dans un esclavage modernisé.

5. Les masses populaires ne peuvent pas compter sur les partis politiques qui se faisaient représenter dans la mascarade de la CARICOM, tristement désigné conseil présidentiel de la transition CPT.

6. Les masses populaires ne peuvent pas compter sur Taiwan, Les États-Unis d’Amérique du Nord, la France, ni le Canada. En fait, aucun des pays faisant partie du Core Groupe cherchant à les maintenir dans un sous-développement chronique frôlant la traite négrière et le système esclavagiste des 17 et 18 siècles.

Les masses populaires doivent apprendre à compter sur leur propre lutte autonome et indépendante de libération nationale. Elles doivent s’organiser en dépit de la dégradation de la situation sécuritaire de la zone métropolitaine et de certaines villes de provinces. Elles doivent consentir des sacrifices pour se libérer du joug de la domination impérialiste des pays coloniaux occidentaux. Elles ne doivent miser que sur leur propre force créatrice et agissante.

Sans son organisation autonome, sans sa lutte indépendante pour la prise du pouvoir politique, les masses sont condamnées à subir le joug de la domination capitaliste des mafias du secteur privé et des grand latifundia de la paysannerie et ne pourraient jamais développer une coopération commerciale, diplomatique, technique et militaires aves les pays du Sud global ni rejoindre les pays du BRICs pour le financement des projets de la nouvelle société Haytienne à construire.

Pour ce faire, il nous faut recréer l’Homme haïtien Nouveau, engagé, patriote, discipliné, solidaire dans le cadre d’une révolution socialiste. Donc, la seule alternative pour le peuple Haytien dans cette conjoncture pourrissante est la révolution.

Liberté ou la mort! La patrie ou la mort!

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