Reprise de la grève des greffiers à la réouverture des tribunaux en Haïti

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Dans les tribunaux d’Haïti, les greffiers ont repris, le lundi 2 octobre 2017, leur mouvement de grève

Les greffiers ont repris, ce lundi 2 octobre 2017, leur mouvement de grève, dans les tribunaux d’Haïti, notamment dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince. Cet arrêt de travail, qui coïncide avec la réouverture officielle des tribunaux, vise à forcer les autorités judiciaires à apporter une réponse satisfaisante à leurs revendications.

Les protestataires réclament une augmentation salariale significative compte tenu du coût de la vie, des programmes de formation continue pour les greffiers, des cartes d’assurance et de débit ainsi que de meilleures conditions de travail.

C’est la troisième semaine de grève lancée depuis le 19 septembre 2017. Jusqu’à maintenant, rien de concret n’a été fait en rapport à nos revendications, déplore le président de l’Association nationale des greffiers haïtiens (Anagh), Yves André Joseph.

Au niveau du tribunal du Cap-Haïtien (Nord), les greffiers se sont massés, ce 2 octobre, devant la Cour d’appel de la deuxième ville du pays, brandissant des pancartes et des banderoles pour faire entendre leurs cris, rapporte-t-il.

« À Port-au-Prince, les autorités judiciaires ont pu procéder à la réouverture de l’année judiciaire (ce 2 octobre). Cela ne nous a pas empêchés de faire passer nos revendications liées à nos mauvais traitements », indique Joseph.

Le président de l’Anagh exhorte le chef de l’État, Jovenel Moïse, à intervenir dans ce dossier, en vue d’une sortie de crise.

Deux mouvements de grève antérieurs débutés successivement les 3 juillet et 23 août 2017 ont été stoppés par les greffiers, suite aux discussions engagées avec les autorités du Ministère de la justice et de la sécurité publique (Mjsp) ainsi que la Commission justice et sécurité du sénat.

Ces grèves avaient littéralement paralysé les activités dans les 18 juridictions du pays. Par ailleurs, l’Association professionnelle des magistrats (Apm) ayant menacé d’entrée en grève illimitée ce 2 octobre dit prendre acte des négociations entamées entre le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj) et le pouvoir exécutif relativement aux revendications des magistrats, dans une note datée du 30 septembre 2017.

En conséquence, l’Apm entend accorder aux deux entités engagées dans les négociations, un moratoire allant jusqu’au vendredi 6 octobre 2017 pour la signature d’un protocole d’accord qui précisera les réponses qui seront apportées aux différentes revendications d’ordre structurel et conjoncturel des magistrats. « Faute par ces deux entités de parvenir à la signature d’un tel protocole d’accord dans le délai qui leur imparti, les magistrats se verront dans l’obligation d’observer une grève illimitée à partir du lundi 09 octobre 2017 jusqu’à la prise en compte de leurs revendications ».

Les magistrats, regroupés en association, avaient organisé, du mercredi 13 au vendredi 22 septembre 2017, une grève dans toutes les juridictions du pays pour manifester leurs mécontentements par rapport au refus des sénateurs d’accorder un meilleur traitement au pouvoir judiciaire dans le budget de l’exercice fiscal 2017-2018 controversé.

 

AlterPresse 3 octobre 2017

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