Pleins Feux Sur : Garry Sylvain

« Mr. Eclectic » | (St Marc - ?)

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Garry Sylvain

Lui, il est venu de nulle part. Pour venir s’affirmer en générateur de tempo et ordonnateur suffisant ; dans les sillons du show et du business à NY et ses environs. Bien qu’ayant déambulé en transfuge musical, Garry s’est toujours inspiré du macrocosme percussif. Malgré l’interdiction parentale qui ne tolérait pas que son rejeton batte le cuir. Et préférerait qu’il s’intéresse plutôt à la musique dodécaphonique. Et par le temps de ses études au Centre d’Etudes Secondaires à Port-au-Prince, il sèche l’argent que ses parents lui donnent pour des cours de piano. En optant clandestinement d’allouer la somme pour des cours de percussions et de batterie. Respectivement des monstres en la matière que demeurent Carmelot Keslin et Joël Widmaier. Qui lui ont instillé les vibrations ataviques et la science de la mesure.

Mais, l’adolescent bien que n’étant pas autorisé à jouer des instruments percussifs continue quand même à explorer les complexités de la batterie. En faisant ressortir ses trilles et son flair dans l’art des raccourcis d’aspirant batteur dans les milieux environnants. Des traits qui l’ont mis dans le collimateur du maestro Robert Martino. Qui a voulu jauger le talent du petit porteur de lunettes du haut de Delmas. Mais, a dû faire face à l’hostilité de l’oncle du jeunot Garry qui n’était même pas au courant de ses exercices musicaux. Menaçant même d’alerter ses parents. Par la suite, Garry s’est retrouvé à Brooklyn NY où, jeune étudiant, il obtient son diplôme en Education au Medgar Evers College ; puis une maitrise au Brooklyn College. S’attelant entretemps à faire des apprentissages dans l’organisation communautaire.

Garry lui, s’attelle dans son projet d’alimenter tous les secteurs artistiques du Music-Hall local.

Tout en maintenant en mêmes temps ses sensations de musicien ; en empruntant les artères de la musique religieuse. Devenant ainsi le batteur attitré de l’Eglise St Jérôme au cœur de Brooklyn. S’investissant aussi dans d’autres avenues qui l’ont mis sur les pas de Jensen Desrosiers, un batteur phare de sa filiation. Avec lequel il a emprunté les allées scolastiques au Norm’s Music School. Et qui lui a permis de faire des ‘’stints’’ à S.O.B’s avec le « Phantom ». En faisant ressortir ses ardeurs palpitantes, en instigateur de la mesure. Essayant de sortir de l’anonymat, en partageant le patronyme des frères percussionnistes innés : Tico, Clifford, Jojo et Gary Sylvain. Et d’autres excursions qui ont pour compte de raviver sa flamme artistique. A un moment où l’interdiction familiale n’est plus de mise.

Dans ce ras de-marée, Garry en profite pour faire une licence en Finances ; dont il est devenu depuis un agent licencié de la ville. En plus de ses responsabilités sociétaires comme directeur exécutif de l’Aescie Pius Medical Society. Ce qui le trouve toujours au four et au moulin, sans atténuer sa passion musicale. Qui l’incite toujours à se mettre aux esquisses et aux mouvements. Revendiquant sans relâche une sonorité preste et aspergent. Dans une approche distinguée, imprégnée à la fois de sobriété et d’allégresse qui font jaillir les traits d’un batteur tout-terrain. Et qui l’ont placé dans l’entourage d’un noyau de musiciens patentés tels: Alex Julien, Guatjens, Serge  Nemorin et spécialement Monvelyno Alexis et Alegba Jahyle qu’il dit l’avoir fait sortir de sa torpeur. En l’adoptant comme leur batteur-maison.

Et l’ont aussi pris sur la route pour leurs engagements dans les bistrots de Brooklyn, Queens, L.I et de leurs environs. Tout aussi dans d’autres prestations impromptues qui lui ont permis de s’établir au sein de la confrérie. L’ayant encore autorisé à brosser pour des sommités comme Boulo Valcourt ; qui l’a sollicité malgré la disponibilité d’autres batteurs consommés. Ce qui a représenté pour Garry un vrai déclic dans sa trajectoire de musicien malgré lui. Et qui a eu pour effet de galvaniser son sens innovateur et l’opportunité de faire ses lettres de noblesse musicale. En plus de ce groupe d’artistes précités qui lui ont inculqué ces ‘’jams sessions’’ improvisés. Que ce soit de tournures cérébrales ou d’envolées bacchanales qui ont confirmé sa culture polyrythmique et lui ont décerné sa patente de batteur ambulant.

En finissant par mettre le grappin sur un certain milieu ambiant de NY. En alliant son expertise organisationnelle à son association dans le show-business pour lancer son initiative : « Garry Sylvain and the Eclectic Crew ». Dans le but d’apporter une tout autre ambiance au grand public telle que celle de s’assoir sur des chaises, au lieu que de les casser. Différemment des pratiques monocultures du mal nommé HMI (en termes d’industrie, parlons des chiffres d’affaires) ; qui résulte seulement de la chaude ambiance. Garry lui, s’attelle dans son projet d’alimenter tous les secteurs artistiques du Music-Hall local. En offrant surtout des actes de ‘’headliners’’ tels que : Emelyne, Claude Marcelin, Dadou, Bouyou Ambroise, Riva et Monvelyno etc. Tout en mettant le paquet dans la délectation et aussi dans la bombance. Lorsqu’il emmanche sa posture de bonisseur avec son « Gary Sylvain and The Eclectic Crew ».

Lequel est toujours paré de musiciens polyvalents, à même de s’engager dans des tournures de doctes. Pendant que Garry alimente les diverses variations à coups de baguettes. Une image qui est devenue familière pour les mélomanes de NY et des alentours. Car, occasionnellement il anime aussi l’ambiance dans les bistrots et les somptueux arrières cours de la ville durant le printemps et l’été. Avec de surcroit tous les matériels humains et techniques requis pour la réussite de l’évènement. Preuves, combien ‘’Mr. Eclectic’’ lui sied bien.

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