Le cri d’un jeune de 10 ans

Le cri du cœur d'un jeune qui rêve de vivre dans un pays où les dirigeants sont responsables et soucieux de leurs devoirs

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Des déplacés de la commune de Croix-des-Bouquets

Selon les Nations-unies, la guerre des gangs dans la Plaine du Cul-de-Sac a déjà fait 75 morts dont des femmes et des enfants, 68 blessés et 9,000 déplacés.

Cette crise qui frappe de plein fouet, et tous les jours les habitants en Plaine, a, malheureusement des impacts considérables sur la vie des enfants.

En Haïti, 500,000 enfants ont perdu l’accès à l’éducation en raison de la violence liée aux gangs. Près de 1,700 écoles sont actuellement fermées dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, alors que des affrontements entre gangs rivaux ont éclaté depuis fin avril (2022).

En Haïti, l’avenir des enfants est menacé par les gangs. L’insécurité prive des milliers d’enfants de leur éducation. De nombreuses écoles de la capitale restent vides en raison de la violence des gangs – fermées ou inaccessibles. « Les familles, les femmes et les enfants ont peur de sortir de chez eux, les enfants ont peur d’aller à l’école. Aucun enfant ne peut aller à l’école alors que des balles volent en l’air, c’est dangereux et cela ne doit pas l’être », a dit Bruno Maes, représentant de l’Unicef en Haïti, peut-on lire dans un communiqué de l’UNICEF

Alors que le conflit entre les groupes rivaux et les problèmes de l’insécurité se sont considérablement alourdis depuis des semaines, un enfant de dix ans sonne l’alarme et rappelle au Premier ministre Ariel Henry qu’il y a urgence à agir pour la population à savoir : freiner ces affrontements.   Le pays ne peut pas se permettre de perdre un seul compatriote, criait l’enfant.

Comme dans la note de l’Organisation mondiale, l’adolescent demande aux autorités haïtiennes de prendre toutes les dispositions afin de mettre les bandits hors d’état de nuire à la population.

Selon le jeune compatriote, beaucoup aspirent à devenir Premier ministre dans ce pays. Mais, une fois en poste, par leurs façons de diriger l’État, ils ne font qu’ajouter à cette longue liste de soumis, de corrompus, d’incompétents et de collabos à la cause de l’oligarchie locale et de la communauté internationale.

Le pays ne peut pas se permettre de perdre un seul compatriote, criait l’enfant.

Le jeune homme rappelle aussi au Dr. Henry qu’il veut avoir pour dirigeant un PM doté d’un pouvoir politique qui puisse aider ceux qui n’ont pas le pouvoir de se défendre contre les voyous en costume dans les institutions privées et publiques aussi bien ceux dans les quartiers populaires.

Dans son cri de douleur et du désespoir, cet enfant qui vivait des situations difficiles à la Croix-des-Bouquets s’est fait le porte-parole de tous les autres enfants dans le pays pour dire au PM Henry qu’il ne veut pas un chef qui cherche seulement des privilèges.

Pendant que lui et sa famille essaient de quitter la zone pour un autre endroit plus calme, sous les pluies de cartouches des criminels, tout en essoufflant pendant quelques secondes, le jeune garçon avait envoyé ce message au chef de la Primature, Si vous aviez choisi de devenir chef, comportez-vous comme un leader responsable. Mais, pas comme un dictateur qui prend les diktats des ambassades et les chefs de missions en Haïti.  Mais de préférence, faite preuve de courage d’un PM de caractère capable de dicter le ton aux bandits. 

D’une voix toute tremblante, l’enfant avait continué pour dire au docteur Premier ministre: Vous aurez plein de temps pour tweeter des notes de solidarité aux pays amis d’Haïti.

Ainsi, je prends plaisir à rejoindre l’enfant pour dire: PM, écoutez le message de ce jeune. Le silence rend complice.  Et c’est ce silence qui permet à d’autres observateurs dans la crise haïtienne de poser cette question à savoir : Dr. Ariel est-il sous anesthésie générale?

Dr, si vous n’êtes pas sous anesthésie générale, en tant que chef du gouvernement, passez des instructions formelles aux membres du CSPN et aux responsables de la police pour traquer les bandits et ceux qui les financent.

Conduisez-vous en chef responsable de sortes que le sang des innocents cessera de couler à Martissant, en Plaine et dans tout le reste du pays. Et, s’il y a du sang qui doit couler à Martissant, en Plaine et ailleurs, ce devrait être le sang des bandits et de leurs complices politiques.

Faites comme Dessalines après l’indépendance du pays en 1804, peu importe le jugement des responsables des droits humains, ils n’ont pas droit de s’immiscer dans ce qui vous revient de droit: à savoir protéger le droit sécuritaire de vos concitoyens.

Le banditisme doit cesser d’être une profession pour les voyous. Quelle que soit leur appartenance et contacts politiques et financiers.

Vous devez prendre des mesures afin de mettre fin aux individus qui font le commerce des armes et des munitions au pays.

Haïti doit cesser d’être le pays des bandits en costume dans les institutions privées et publiques aussi bien des voyous dans les quartiers populaires

Ce texte est le cri de douleur et du désespoir d’un jeune qui vit des cauchemars de tirs au quotidien. Il est celui d’un enfant qui, comme dans une situation de guerre, traverse des corps calcinés et des maisons brulées par des bandits.

Il est aussi le problème de tous les autres haïtiens qui n’ont pas les moyens de quitter le pays. C’est le cas des habitants dans les zones du Bel-Air, de Delmas et de Martissant qui, après maints troubles sociaux politiques, sont maintenant livrées aux mains des bandits pour ne finalement laisser derrière eux que des zones abandonnées, des montagnes d’immondices, de roches, de blocs de bétons et de carcasses de véhicules brulés par des bandits.

PM Henry, si vous écoutez la voix de ce jeune de dix ans, l’histoire retiendra que, dans des situations de crise, vous avez eu le sens des responsabilités d’agir en homme d’État.

Mais, si vous insistez à garder le silence pendant que des bandits tuent de paisibles citoyens, comme vous étiez rentré par la petite porte, vous sortirez aussi par la petite porte. Dans l’arrière- cour de l’histoire, comme vos prédécesseurs, vous serez jugé pour n’avoir pas été à la hauteur de la tâche d’un homme d’État en temps de crise.

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