La CELAC s’aligne sur la position interventionniste de l’impérialisme américain. Quelle honte !

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Les chefs d'État des pays participant au sommet de la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) posent pour une photo après la réunion de Buenos Aires, le 24 Janvier 2023.

Nous, de Haïti Liberté, dénonçons vigoureusement la déclaration de Buenos Aires faite, le 24 janvier 2023 au VII sommet des chefs d’état et de gouvernement de la Communauté des états d’Amérique latine et des caraïbes (CELAC) relative à l’alignement sur les obsessions impérialistes des Etats-Unis, de la France, et  du Canada sous couverture de leurs instruments, les Nations-Unies, pour encourager une nouvelle intervention ou occupation militaire de notre pays.

Depuis que la CELAC avait pris le soin d’inviter le Premier ministre de facto Ariel Henry à cette assemblée prestigieuse et de l’accueillir à titre de président provisoire, nous avions le pressentiment que quelque chose n’allait pas bien, même que l’organisation avait simplement déraillé.

Outre cela, la CELAC se fait l’avocat du diable en apportant son soutien à l’Accord de Karibe du 21 décembre 2022 du Bureau Intégré des Nations-unies en Haïti (BINUH).

Cette décision de la CELAC montre grandement combien, elle ignore la réalité du pays et la lutte des masses ouvrières haïtiennes.

Pour l’histoire et pour la vérité, nous reproduisons ci-dessous les deux paragraphes numérotés 101et 102 de la Déclaration de la CELAC de Buenos Aires faisant référence à la situation en Haïti.

« 101. Nous réaffirmons ce qui a été exprimé dans la « Déclaration spéciale de la CELAC sur la nécessité d’apporter un soutien à la République d’Haïti en raison de ses implications pour la paix et la sécurité dans la région », adoptée le 19 septembre 2022. En ce sens, nous réitérons notre profonde préoccupation face à la détérioration progressive de la situation sécuritaire publique et humanitaire en République d’Haïti, appelant tous les acteurs politiques et sociaux haïtiens à parvenir au consensus nécessaire pour faire face à la grave crise humanitaire et sécuritaire qui afflige le pays.

Nous reconnaissons la nécessité de parvenir à un consensus régional et extra-régional qui, sur la base du principe de coopération internationale et avec le consentement et la participation d’Haïti, lui permettra d’apporter son soutien pour faire face à la prolifération du crime organisé, lutter contre le trafic illicite d’armes et renforcer la sécurité des citoyens.

De même, nous soulignons les efforts sous-régionaux, régionaux et internationaux pour accompagner le processus de dialogue entre le gouvernement et les différents partis politiques et institutions de la société haïtienne dans le but de tracer une feuille de route qui leur permette de sortir de la crise complexe qui les afflige.

102. Nous prenons note des efforts continus du gouvernement haïtien pour élargir davantage le consensus entre les acteurs politiques haïtiens et la société civile. Nous saluons la signature le 21 décembre 2022 du document intitulé « Consensus national pour une transition inclusive et des élections transparentes ».

Nous exhortons le gouvernement à poursuivre sa politique d’ouverture vers les différents secteurs de la vie nationale, en vue de rendre opérationnelles les institutions démocratiques dans les meilleurs délais, dès que l’environnement sécuritaire et les moyens techniques le permettront.

Nous encourageons les pays membres qui ont la possibilité d’étudier les options présentées par le Secrétaire général des Nations Unies dans sa lettre du 8 septembre 2022 adressée au Président du Conseil de sécurité (S/2022/747), en vue de participer dans la force multinationale spécialisée demandée par Haïti pour aider les forces de sécurité haïtiennes à lutter contre la prolifération du crime organisé et le trafic illicite d’armes et de munitions, à éradiquer les gangs qui ont pris le pays en otage, à empêcher la libre circulation des personnes et des soins de santé et entraver les préparatifs en vue de l’organisation d’élections libres, transparentes et inclusives.

Nous reconnaissons la nécessité de parvenir à un consensus au niveau régional et extrarégional, basé sur le principe de la coopération régionale, avec le consentement et la participation de la République d’Haïti ».

Haïti Liberté, réitère pour les partisans ou les avocats d’une intervention étrangère en Haïti que ce sont les mêmes puissances impérialistes qui ont exploité nos ressources et notre force de travail, saboté nos efforts de lancer la démocratie haïtienne par de multiples coups d’état qui ont déstabilisé le pays sur tous les points et qui nous ont conduits dans ce bourbier politique et économique. En aucun cas, elles ne peuvent nous libérer de leur barbarie.

Non à toute intervention américaine, canadienne et onusienne en Haïti ! Non ! Mille fois non ! La coupe déborde déjà depuis assez longtemps. Que la CELAC sorte de ce bourbier de honte ! Basta !

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