Jovenel, 2017 l’année zéro !

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Jovenel Moïse

Cela paraît si loin, que nous avons même oublié d’écrire une « Tribune » sur la première année de la présidence de Jovenel Moïse. Cela ressemble, en effet, à une éternité depuis que les Haïtiens côtoient Jovenel Moïse comme Président de la République. On dirait presque que l’homme à la banane (Nèg bannan nan) fait partie du paysage politique haïtien toute sa vie. Tant depuis 2017, l’on  ne parle que de lui dans le pays et dans les médias en bien ou mal. En très peu de temps, l’obscur enfant de la commune du Trou-du-Nord dans le Nord-Est occupe toute la place. Surnommé « Président Skinny » par Michel Martelly pour sa silhouette longiligne et frêle, Jovenel Moïse fait tout pour s’imposer. Pas un coin du pays n’a été laissé à ses adversaires. L’opposition n’existe que pour la forme.

Les grands leaders politiques ont tous disparu du paysage politique. Aucune grande manifestation n’a pu être organisée dans le pays même aux moments les plus opportuns. Par exemple le 7 février qui marque, en fait, la fin de la dictature des Duvalier. Si certains médias tentent de garder leur ligne éditoriale de toujours, d’autres ont plus de mal à tenir le cap pour se positionner clairement sur la politique que conduit le chef de l’Etat. Le Président n’a accordé aucune interview ni entretien dans la presse pendant sa première année. Mise à part son émission hebdomadaire sur TNH (Télévision Nationale d’Haïti), Jovenel Moïse joue aux filles difficiles et inabordables. Dans son actif, une seule conférence de presse la veille de son premier anniversaire au Palais national pour vanter son bilan. C’est une vérité, après un an passé à la tête du pays, Jovenel Moïse brouille les pistes. Il n’est ni Aristide ni Martelly, les deux extrêmes. Il veut exister pour ce qu’il est ou ce qu’il n’est pas.

Aucun Président avant lui depuis 1987 n’a pu semer une telle pagaille politique et sociale sans faire de vagues ni polémique. La plupart des attaques qu’il encaisse sont le fait qu’il soit le filleul politique de Michel Martelly. Pourtant Jovenel Moïse est loin, très loin de faire l’unanimité sur sa gestion. Pire, comme pour la plupart de ses prédécesseurs, dans certains milieux l’homme est honni, voire banni. Avec l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide durant ses deux mandats inachevés, dès le départ, tout le monde savait que les choses allaient être difficiles, surtout sur le plan politique. Car autant le leader de l’OPL première version (Organisation Politique Lavalas) était adulé dans le pays par une majorité de la population, autant il était détesté par la classe politique certes minoritaire, mais franchement vindicative et redoutable. Et ce, malgré tous ses efforts pour convaincre la bourgeoisie dans son ensemble et la Communauté internationale de sa volonté de coopérer avec elles. Aristide n’y parvenait pas et a donc été livré par deux fois pieds et mains liés à ses ennemis.

Même le mariage absurde de Jovenel Moïse avec l’ancienne Forces Armées d’Haïti (FADH) ne l’a pas sauvé de l’échafaud. Sous Jean-Bertrand Aristide, il n’y a pas eu d’opposition à une politique. Mais de la haine envers un homme. Envers un individu. De telle façon l’affaire ne devait que mal tourner. En toute logique, difficile de parler de bilan sous les administrations de Jean-Bertrand Aristide. Son vrai successeur, René Préval qui fut sa créature politique s’était laissé manipuler. Dès sa prise de fonction, la bourgeoisie et la classe politique ont tout fait pour les opposer, les diviser et enfin, les séparer. A l’époque l’on disait que ces deux hommes étaient des frères siamois tant qu’ils formaient un couple qu’on croyait indissociable politiquement et socialement. Ne pouvant prendre le pouvoir frontalement des mains d’Aristide, la classe politique a réussi l’opération parfaite de manipulation en passant par le « frère-jumeau » pour tuer le mal aimé.  Du coup, des deux présidences de Préval, on ne sait pas très bien quel camp politique administrait les affaires publiques. Sauf que le pays enregistrait peu de manifestations pour ne pas dire aucune. A part de très rares formations politiques, tout le monde s’activait à trouver sa part du gâteau.

Michel Joseph Martelly

René Préval ne dérangeait personne et s’arrangeait pour être en harmonie avec tout le monde particulièrement l’ensemble des partis politiques tout en donnant beaucoup d’espace au secteur bancaire par le biais de ce qu’on appelle le « Club de Bourdon ». En réalité, Ti René n’avait pas d’opposition ni d’ennemis politiques. Aujourd’hui, certains tentent de trouver les réalisations du feu Président Préval à travers le pays à part les quelques routes creusées çà et là restées inachevées. Après dix ans de mandats, on ne peut pas dire que le bilan a été positif. Avec Michel Martelly les choses avaient pris une autre tournure. Dès son accession aux timons des affaires, le chanteur faisait des coups de poings avec tout le monde. N’ayant personne pour soutenir sa politique et  n’ayant pas franchement d’idées claires sur ce qu’il voulait faire durant son mandat à part le PSUGO (Programme de Scolarisation Universelle Gratuite et Obligatoire) Michel Martelly n’avait rien prévu.

En revanche, à la différence de ses deux prédécesseurs, l’ex-Président Martelly avait fini par diviser le pays en deux camps distincts. Il y a ceux qui n’ont jamais cru en cet « Electron libre » pour lequel aucun bilan ne pouvait être tiré. Et ceux qui croyaient franchement qu’il pouvait faire quelque chose, vu qu’il était très proactif avec son Premier ministre Laurent Lamothe qui parcourait le pays avec son programme appelé : le gouvernement chez vous (Gouvènman lakay ou). Tout en insultant tout le monde avec des mots grivois, Michel Martelly a cette particularité de drainer du monde derrière lui. Des gens qui voyaient en lui le lead vocal de Sweet Micky, alors qu’il occupait le poste de la magistrature suprême. De fait, même avec une opposition féroce, Michel Martelly a toujours su tirer ses marrons du feu même s’il ne faisait rien pour améliorer le sort de la population. Par le plus grand des paradoxes, pendant les cinq années de sa présidence, Michel Martelly s’appuyait sur l’opposition pour ne rien concrétiser de sérieux dans le pays.

Aucun bilan annuel n’a pu être fait durant le passage du chanteur Sweet Micky au sommet de l’Etat. Sauf qu’il a pu par une extraordinaire naïveté de l’opposition imposer son poulain Jovenel Moïse au Palais national, il y a tout juste une année. C’est l’année zéro de Jovenel Moïse. Sorti de nulle part, depuis le 7 février 2017 cet entrepreneur du secteur agricole s’installe au Champ de Mars à Port-au-Prince à la présidence de la République. Aujourd’hui, personne ne peut dire qu’il passe inaperçu. Il est visible partout peut-être trop sans pour autant qu’on voie clairement ce qu’il fait. Bien sûr ses périples à travers le pays sont mis sur le compte de sa « Caravane du changement ». A l’heure de ce premier bilan, Jovenel Moïse le clame haut et fort que cette « Caravane » est une réussite pour le pays donc un premier bilan positif pour lui. Or, il se trouve pour le moment que cette « Caravane » n’apporte rien de plausible ni réel dans ce changement chanté à tue-tête dans les médias et à travers la population. Ce qui est le plus frappant pour ce bilan, c’est le quasi silence de l’opposition. Impossible d’avoir les points de vue des ténors qui tenaient le macadam de la capitale contre l’élection de Jovenel il y a un an.

Ils ont pratiquement disparu du pays tant ils sont inaudibles. Ils n’arrivent pas à convaincre la population de se mobiliser contre le pouvoir PHTK sans que Jovenel Moïse soit pour quelque chose. Loin de là ! En parcourant le pays, on ne voit nulle part ce changement qui serait en route depuis l’arrivée du successeur de Martelly. Les médias de la capitale et de sa région qui sont en général vent debout contre tous les régimes, particulièrement, celui de lavalas d’Aristide et de Tèt kale de Martelly se perdent en conjecture. Ils sont brouillons et critiquent peu le Président qui en terme de premier bilan est loin de faire mieux que ses prédécesseurs. Si l’on reconnaît partout que le chef de l’Etat est beaucoup plus calme que son ex-mentor Martelly, donnant même l’illusion qu’il se démarque de sa politique, Jovenel Moïse est, en vérité, un caméléon. Il prend la forme et la couleur de ses interlocuteurs. Il rend certains perplexes quand il fait l’étalage d’un bilan qui n’existe pas. Puisqu’à aucun moment il ne chiffre ni ne donne la liste de ces réalisations qui ont changé la face d’Haïti un an après.

D’autres mettent en évidence les quelques machines-outils agricoles qui ont été distribuées aux paysans de l’Artibonite et du Sud dans le cadre de la Caravane. Mais peut-on résumer un bilan d’une année de présidence absolue comme il en est  avec l’omniprésence de Jovenel Moïse dans le pays à seulement quelques tracteurs et engins lourds destinés aux travaux publics ? Certainement pas. Naturellement, on n’oublie pas dans quel état l’ex-PDG d’AgriTrans avait trouvé les infrastructures du pays et l’état général de la nation. Ce serait faire un mauvais procès à ce Président tout-terrain de dire qu’il n’a rien fait. Sauf qu’à vouloir donner trop d’espoir à une population qui attend tout et tout de suite, la frustration et même la déception sont plus que grandes. Les observateurs politiques de tout bord demeurent persuadés que si Jovenel Moïse avait en face de lui une opposition organisée cela aurait été difficile pour lui de continuer à parcourir le pays avec sa « Caravane » qui ne vend pour le moment que de l’espoir en guise de réalisations effectives.

Aristide et Raoul Cedras. Sous Jean-Bertrand Aristide, il n’y a pas eu d’opposition à une politique. Mais de la haine envers un homme. Envers un individu. (Photo Credit Nicolas Jallot)

L’électricité qui est un domaine cher au Président peine à devenir réalité. Les tentatives çà et là sont restées vaines. Aucune ville du pays ne peut se targuer d’avoir de l’électricité 12h par jour encore moins 24/24 comme l’avait annoncé le Président. Si l’électrification du pays reste dans le domaine du possible ce ne serait pas dans l’immédiat. Le Président a eu tort de l’envisager pour son premier bilan. Même si c’était possible, pour atteindre une telle prouesse, il aurait fallu d’énormes moyens financiers et de bons ingénieurs dans ce domaine. Certes, le Président poursuit ses démarches dans ce domaine mais pour l’heure ce dossier comme beaucoup d’autres font partie des rêves. L’électricité pour tous en Haïti n’est pas pour demain. Bien que Jovenel Moïse y tient et y croit.

Les grandes infrastructures sont par nature très longues à réaliser surtout que le chef de l’Etat n’a pas vraiment les moyens de sa politique de grands travaux. Si pour ce premier bilan il est difficile de voir clair en terme d’infrastructures routières et autres structures du domaine agricole, sur le plan institutionnel ce même bilan reste nettement en-dessous de ce que la société attend de celui qui se faisait passer pour un champion des institutions. Rien, absolument rien n’a pris corps un an après son investiture au Palais national. Si selon Jovenel Moïse lui-même il a dû nommer sous pression de la corporation et du Conseil Supérieur du Pouvoir judiciaire (CSPJ) une escouade de nouveaux juges corrompus, la justice en général ne se porte pas mieux après son arrivée au pouvoir. Certes, l’on ne s’attendait pas à une révolution, mais la société était en droit d’espérer bien mieux de ce qu’elle voit depuis le 7 février 2017. Difficile pour le locataire du Palais national de faire un bilan même partiel de la justice au cours de ces douze mois écoulés.

Si la justice n’a pas progressé sous Jovenel Moïse, forcément, elle a régressé selon le principe qui n’avance pas recule. Et çà le chef de l’Etat ne peut dire le contraire dans la mesure où lui-même a reconnu qu’il est difficile de faire des réformes dans ce domaine surtout qu’il ne détient pas tous les rouages du Pouvoir judiciaire. Quid de la lutte contre la corruption sous l’Administration Moïse/Lafontant ? Jusqu’au moment où nous écrivons cette « Tribune », aucune personnalité politique ou privée n’a été ni arrêtée ni jugée encore moins condamnée pour délit ou crime de corruption en Haïti. Si l’ex-ministre des Affaires Sociales et du Travail, Roosevelt Bellevue, a été accusé de corruption et dans la foulée a démissionné du gouvernement, il ne s’est jamais inquiété d’aller en prison. Pour l’heure, aucun procès n’a été intenté contre lui. Bien que cet ex-ministre se défend d’être un corrompu, il serait un bouc-émissaire qui paie pour des proches du chef de l’Etat. Selon lui, les vrais coupables, le Président les connaît. Quant au Pouvoir législatif, là non plus il n’y a pas du nouveau sous le chaud soleil d’Haïti. Au contraire, le Président a même utilisé les mêmes armes que ses prédécesseurs pour attirer les bonnes grâces des parlementaires qui ne demandent pas moins. La prolongation du mandat des dix sénateurs arrivés à expiration est le signe que la réforme institutionnelle tant espérée par la population aura du mal à se faire.

Avec ce Tiers du Sénat qui devrait partir, Jovenel Moïse avait là l’occasion de se démarquer  des anciens Présidents qui ont tous échoué dans ce domaine. Bien sûr, durant cette première année de gouvernance le Parlement (Sénat et Chambre des députés) a été très prolifique en matière de vote et d’actes législatifs. En accord avec l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Youri Latortue, et son Vice-Président le député Cholzer Chancy, les parlementaires ont été assez actifs et présents dans les deux Chambres bien que certaines lois importantes restent en souffrance. Aucun grand chantier dans ce domaine n’a été signalé. En revanche, la loi sur le financement des Partis politiques a été mise en application durant cette première année. Aussi bien les Forces Armées d’Haïti (FADH) même embryonnaire ont fait leur retour timidement dans le paysage haïtien le 18 novembre 2017. Cantonnée loin de la capitale et dans l’indifférence quasi-générale de la population la nouvelle armée de Jovenel, pour laquelle l’ancien Président Michel Martelly a dû faire machine arrière, a encore du chemin à faire.

D’ailleurs, même son Etat-major demeure un mystère à part son général en chef, Jodel Lesage. Somme toute, son retour entre dans le bilan de ces 365 jours de Jovenel à la présidence haïtienne. Sur le plan politico-social, Jovenel Moïse a plutôt réussi à faire baisser la tension dans le pays. On n’a pas enregistré de grandes manifestations populaires et politiques contre lui et même contre sa « Caravane du changement » qui est son véritable programme politique. Les grands chefs politiques, depuis la maladie de Jean-Charles Moïse, ont disparu de l’écran radar. Avec ce boulevard politique devant lui, Jovenel Moïse tente de  rallier à sa cause toutes les franges de la  bourgeoisie. Ce qui pour l’heure n’est pas acquis vu qu’il tente de toucher à certains de leurs prés carrés. L’affaire des produits pétroliers et ses dérivés en particulier l’asphalte est le signe qu’il y a encore des réticences quelque part. Avec la Police nationale (PNH) c’est je t’aime moi non plus.

La tentative de certains dans l’entourage du Président de la République de limoger tout au début du quinquennat le Directeur général de la PNH, Michel-Ange Gédéon sous prétexte d’avoir mal géré le dossier de l’attaque du convoi présidentiel sur la route de l’Arcahaie n’a pas laissé un bon souvenir dans les rangs de ce Corps. Même si le DG de la PNH qui est un professionnel en la matière garde un profil bas, il n’oublie pas qu’il a failli être victime d’une opération politique à l’ancienne. Sur le plan sécuritaire, on ne peut dire qu’il y a plus d’insécurité qu’avant. Même si durant cette première année il y a eu quelques cas emblématiques d’assassinats comme celui du père Joseph Simoly assassiné en plein jour à Pétion-Ville le 21 décembre 2017 pour quelques billets de dollars. Il y a aussi la mesquinerie de la Présidence contre l’ancien Président provisoire Jocelerme Privert qui a été exclu de certains privilèges dûs à son rang d’ancien chef d’Etat par le décret du Président Jovenel Moïse. Sur le plan économique difficile de dire que le pays va bien. Aucun investissement massif dans aucun secteur n’ait été enregistré.

Les investisseurs étrangers et locaux se méfient encore d’un pays restant instable institutionnellement, bien que sur le plan politique les choses paraissent plus stables. Le départ massif des jeunes Haïtiennes et Haïtiens vers les rives étrangères plus prometteuses est le baromètre indiquant que la confiance n’est pas encore revenue dans le pays et que pour beaucoup l’avenir se trouve à l’extérieur d’Haïti. Chili, Brésil, Saint Domingue demeurent les destinations qui, dans la tête de nos compatriotes, offrent un lendemain meilleur.  L’éducation, cette difficile équation pour les gouvernements haïtiens attend toujours qu’on définisse une nouvelle réforme capable d’améliorer la formation des jeunes. Pour le moment et durant toute la première année de Jovenel Moïse, ce domaine n’a pas vraiment subi de transformation. Mais c’est sous la présidence de Jovenel que la MINUSTAH a plié en partie bagage en Haïti en octobre 2017. Certes, remplacée par un autre Corps de l’ONU se donnant comme mission d’aider la justice haïtienne à se reformer.

La Mission des Nations Unies en appui à la justice en Haïti (Minujusth) fait moins parler d’elle que la fameuse MINUSTAH avec ces carnavals de bavures, d’extravagances et d’excès en tout genre. Enfin, il y a le dossier du Rapport PétroCaribe qui n’en finit pas de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Un autre raté du premier bilan de Jovenel Moïse qui jure que ce Rapport finira à la poubelle en tout cas tant qu’il occupe le poste où il est. Si ce dossier sur le gaspillage des fonds destinés au développement durable du pays octroyés par le Venezuela d’Hugo Chavez se trouve aujourd’hui à la Cour des Comptes, l’espoir de voir un haut ou ex-haut dirigeant haïtien arrêté, jugé et condamné pour sa participation à lapidation de ce fonds public demeure très mince. Et pour cause. Trop de personnalités politiques influentes sont impliquées dans cette affaire.

En conclusion, nous disons qu’il est toujours fort difficile de faire le bilan même sommaire d’un pouvoir après seulement une année de prise de fonction. Surtout pour un pays comme Haïti où même avec la meilleure volonté du monde on a encore du mal à sortir des chantiers battus. Ceci pour dire qu’un bilan, qu’il soit partiel ou définitif, n’est jamais tout blanc ni tout noir. Il restera toujours une part d’ombre même si de l’autre côté on tente de mettre plus de lumière possible. En gros, un bilan n’est jamais tout a fait négatif ni globalement positif. Des deux côtés de la médaille il y aura toujours quelque chose à rajouter ou à enlever.

 

C.C  

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