In Memoriam : Décès à Paris du Pr Gérard Aubourg, figure des intellectuels haïtiens en Europe

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1762
Le professeur Gérard Aubourg

Le visage qui symbolisait l’intelligentsia haïtienne en Europe, vient de s’effacer. Cette figure de proue, emblématique des intellectuels haïtiens de la diaspora, capable, sans réfléchir, de sortir des citations de n’importe quel grand auteur connu ou méconnu de la littérature de tous les siècles, nous a quittés par un bel après-midi d’hiver à Paris. Il faisait moins 4 degrés Celsius.

Il s’appelait Gérard Aubourg. Un nom ! Un personnage ! Je connaissais peu, sinon pas assez, la vie du professeur Gérard Aubourg qui vient de prendre le sentier le conduisant vers l’Orient Éternel, pour prétendre le décrire en profondeur.

Je laisse cette besogne herculéenne à ses anciens voisins, condisciples et camarades communistes des années 60 et 70, de la rue des Casernes à Port-au-Prince, parmi lesquels, Pr Paul Baron, William Gibbs. En revanche, je l’ai fréquenté suffisamment au Quartier latin, précisément au Café de La Sorbonne, à la Place du même nom où il avait ses habitudes et où nous déjeunions quasiment chaque semaine, si ce n’était à mon bureau au Parti socialiste, où il venait me prodiguer ses précieux conseils.

J’ai fait la connaissance de Gérard Aubourg au cours des années 80, depuis et jusqu’à ce voyage dans l’au-delà, notre amitié n’a jamais failli. D’ailleurs, n’est-ce pas Cicéron qui disait « Il n’y a point d’amitié plus douce que celle qui nait de la sympathie des caractères.» (1) Je pleure sa disparition. Avant tout, c’est devant sa famille, particulièrement, son épouse Marie Claude, d’une gentillesse et d’un sens de l’hospitalité dont aucun mot ne peut expliquer la profondeur ; sa fille unique, Célia, que j’ai vue grandir au Café du Luxembourg, et ses petits-enfants, que je me prosterne pour présenter toutes mes condoléances après l’ultime voyage de leur être le plus cher et le plus aimant que le Grand architecte leur avait gratifié ici-bas.

Gérard Aubourg était un animateur hors-pair, un personnage haut en couleur, flamboyant, qui animait à Paris le Club informel des intellectuels haïtiens.

Très peu de nous savait, réellement, que maître Aubourg était souffrant jusqu’à rendre l’âme le jeudi 18 janvier 2024. Ce d’autant plus qu’il nous a accompagnés durant les deux jours du salon du livre haïtien de Paris tenu la première semaine de décembre 2023, manifestation littéraire et culturelle au cours de laquelle son dernier ouvrage : « Enfin André Breton vint en Haïti et la liberté se mit débout : Le surréalisme face au fascisme » publié chez CIDIHCA, a été présenté au public. D’où la surprise, pour certains, en apprenant la triste nouvelle. En vérité, je ne crois pas que je trouverai les verbes et l’effort pour rendre, en peu de mots, un hommage mérité et dire un ultime adieu à celui qui fut et restera pour moi un des fondateurs de mes pensées politiques, philosophiques et intellectuelles. Comment et avec quel langage celui qui a été longtemps l’un de ses disciples peut-il dresser ou camper le portrait de cette icône de l’intellectualisme haïtien à Paris ?

L’un des plus grands que je connaisse et à qui je voue, depuis notre première rencontre, je me rappelle très bien, au Café Le Cercle, sur le boulevard Saint Michel, un respect à la limite d’un esclave à l’égard de son maître. A Paris et en Normandie, en dehors des professeurs d’université que j’ai fréquentés, j’avais la chance d’avoir deux savants haïtiens qui m’avaient pris en charge et m’ont formé : Dr Fritz Pierre, mon mentor, et, bien entendu, professeur Gérard Aubourg, mon maître. Les deux se livraient un duel amical sur mon compte, c’est à qui des deux je suis ou j’étais le plus proche. Si Dr Fritz Pierre, par caractère et tempérament, garde toujours le calme et le sens de l’équilibre, jamais un geste ou un mot pouvant laisser croire que j’étais plus proche de lui, tel n’était pas le cas de Gérard Aubourg. Avec son franc-parler et soucieux de tous mes faits et gestes, il ne se privait point de souligner sa proximité avec moi. Un antagonisme qui dura jusqu’au bout. Pourtant, dans ce partage des rôles où j’ai eu la chance d’être l’épicentre, chacun de mes deux protecteurs a une place bien définie : Avec Fritz, c’est une relation paternelle, le confident. Gérard, c’était l’initiateur, le conseiller.

En clair, les deux sont complémentaires à ce que je suis devenu. De Paris à Port-au-Prince en passant par New-York, partout où je suis, j’ai toujours gardé un lien d’amitié fort et indissoluble avec ces deux éminents intellectuels qui, avec ma famille, constituent le socle de ma vie. C’est Platon dans Les fragments qui disait : « L’amitié, c’est une bienveillance réciproque qui rend deux êtres soigneux l’un du bonheur de l’autre(2)». Aujourd’hui, je pleure le départ de l’un d’eux, le géant Gérard Aubourg, l’homme extraordinaire, l’humaniste qui dirigeait mes pas sur les chantiers. Il était devenu un « tout » pour moi, plus qu’un ami : un parrain, c’est-à-dire, celui qui m’enseignait, m’accompagnait et guidait mes pas vers l’autel des hauts lieux et des Cercles insoupçonnés de la connaissance et de la spiritualité à Paris. Un frère, il veillait sur ma formation générale et s’occupait de mon apprentissage des choses et des êtres. Enfin, mon maître, pour le suivi de tout ce qu’il m’a inculqué comme on fait pour un apprenti et un novice.

Le professeur Gérard Aubourg

Pour moi, Pr Aubourg, comme je l’ai toujours appelé, était ce Temple. En Haïti, l’on dira un « Mapou », un «  Poto mitan » où je revenais, après chaque absence, me ressourcer et à chaque doute, faire le plein d’idées avec des conseils sur tels et tels ouvrages de philosophie et de société de l’ancien temps. En fait, l’homme à qui je rends, à qui nous rendons tous hommage après son passage vers la vallée de la mort, s’engageait, dès sa plus tendre enfance dans son pays natal, pour l’épanouissement intellectuel, politique, social de l’homme haïtien, ses semblables. Pendant que son frère Roger Aubourg périt au cachot de Fort-Dimanche du Fascisme mystique du Dr François Duvalier en Haïti, titre de son brillantissime et colossal ouvrage que j’ai eu l’honneur de présenter à sa demande, il réfléchissait à la possibilité de libérer son pays du joug de la dictature. Justement, en présentant ce magistral ouvrage, publié par l’éditeur Frantz Voltaire du CIDIHCA, il y a deux ans, j’avais noté que le Pr Gérard Aubourg est un personnage complet. Un dictionnaire ambulant. Un érudit. Difficile de faire un portrait de ce Pape du savoir ayant une mémoire exceptionnelle.

Il fut un hypermnésique (3)! En effet, ce fils d’Haïti qui a fui la dictature de son pays vers les années 60 après avoir accompli auparavant un cycle d’études complet, était arrivé en France avec la ferme intention de poursuivre deux objectifs : compléter son CV d’une panoplie de diplômes à la Sorbonne et peaufiner son militantisme politique pour abattre le pouvoir duvaliérien. Parallèlement, il mena les deux fronts. Ainsi, sous la direction du grand professeur Pierre Vilar, il devint docteur en histoire économique, après avoir obtenu des licences en sociologie, en droit des affaires, etc.

En réalité, Gérard Aubourg ne vivait que pour les livres, de fait, il devint un rat des bibliothèques parisiennes qu’il n’a jamais quittées en dépit de sa bibliothèque personnelle. Ce fut une Encyclopédie vivante. Une bibliothèque mobile ! Comme je l’avais écrit, cet intellectuel fut un concentré de savoir et de connaissance qui a acquis ses lettres de noblesse au rang de l’intelligentsia française et haïtienne.

De Paris à Montréal et Port-au-Prince, quand on parle des figures d’intellectuels haïtiens dans les Cercles de société savante, le nom du Pr Aubourg est en première ligne. Mais, cet homme cultivé, scientifique même, ancien professeur de Sciences économiques et sociales en France, ne s’arrêtait pas à contempler les ouvrages et citer les grands auteurs des siècles passés et contemporains qu’il connaissait du bout des doigts. Bien avant de devenir l’homme de lettres que nous connaissions, il a eu un autre vécu. Une autre vie. Plus mouvementée qu’on ne le soupçonnait. L’enfant de la rue des Casernes était surtout un militant politique de premier ordre et ce, durant des décennies en Haïti et en France. Membre du syndicat étudiant, l’UNEH (Union Nationale des Étudiants Haïtiens) avec notamment, Paul Baron, Guy et Delano Gilbert, Léon Auguste, etc.

Gérard Aubourg ne cessa jamais de militer. Il a même terminé sa vie adhérent du Parti socialiste français, c’est dire… (rire). Alors que son oncle, Michel Aubourg, occupe le poste le plus envié du régime de François Duvalier, ministre de l’Intérieur et de la Défense nationale durant huit années sans interruption, Gérard, lui, jeune étudiant, est l’un des dirigeants du PPLN (Parti Populaire de Libération Nationale). Un parti politique marxiste-léniniste des années 50-70 qui complota contre ce régime répressif. Par miracle, il s’en est échappé de justesse et est parti pour un exil sans retour. Le récit de ce départ rocambolesque d’Haïti donne déjà le frisson. Ce militant de gauche, marxiste léniniste ensuite maoïste, ce combattant pour un idéal dans lequel il croyait jusqu’à son dernier souffle, l’a amené à rencontrer tous les grands leaders du socialisme haïtien et aussi du monde au cours de cette période où l’insouciance juvénile et l’engagement politique marchèrent de pair.

Gérard Aubourg demeura attaché toute sa vie aux idées socialistes. Il le disait lui-même, il était de la vieille école, celle qui n’abandonnera jamais ses convictions pour plaire aux soi-disant bien-pensants d’aujourd’hui. Autant cet homme de principe, pour ceux qui le connaissaient, était une « grande gueule » possédant une voix de stentor, autant il ne faisait pas l’étalage de ses rencontres avec les grands personnages du communisme et du socialisme internationaux. J’étais resté sans voix quand un jour, chez lui, au boulevard Saint Marcel dans le 5e arrondissement de Paris, il m’a présenté un album de photos d’un autre âge. Ce document historique, puisque c’en est un, recouvre de photographies du jeune Gérard en compagnie de leaders politiques de légende, réalisées lors de voyages en Chine à l’époque de Mao Zedong et d’autres en Europe de l’Est à l’époque dite soviétique ou de l’URSS.

Aubourg n’était pas un pédant, ni celui qui s’adonnait à la flagornerie encore moins aimant se vanter des relations qu’il a eues durant son parcours de militant communiste avec les grands dirigeants du socialisme mondial. Jamais il n’en a fait état. Il préféra dire qu’il n’était qu’un simple militant au service d’une organisation politique qui militait pour une cause que lui croyait juste. Dommage, il n’avait pas pensé à publier, de son vivant, sa biographie illustrée de cette série de photos historiques avec des personnages aussi célèbres que Mao lui serrant la main et d’autres chefs communistes lui donnant des accolades un peu partout en Europe de l’Est à l’époque de Léonid Brejnev en URSS. Mais, aux termes de cette vie mouvementée et riche, Gérard Aubourg était, comment l’oublier, un animateur hors-pair, un personnage haut en couleur. Flamboyant. L’homme qui animait à Paris le Club informel des intellectuels haïtiens. C’est au Quartier latin, plus exactement, à l’ancienne brasserie dénommée Le Luxembourg, à l’angle du boulevard Saint Michel et du Rond-point éponyme que la renommée et la réputation du Pr Aubourg se sont faites.

L’histoire de ce groupe d’intellectuels remonte au moins fin année 50 début 60 avec pour chefs de fil, Me André Méhu et Dr Fritz Pierre au Café Capoulade à la rue Soufflot, à deux pas du Panthéon dans le 5e arrondissement de Paris. Avant son installation à la Brasserie Le Luxembourg, le groupe a déménagé à plusieurs reprises mais restant toujours dans le même périmètre situé au cœur du quartier des grandes Écoles et des Universités, notamment, la Sorbonne. De Capoulade, ces intellectuels se retrouvent à La Crêperie, puis au Le Départ et enfin au Mahieu toujours dans ce quadrilatère comprenant les rues Saint Jacques, Soufflot, Gay-Lussac et bien entendu boulevard Saint Michel, le cœur battant du Quartier latin. C’est au Mahieu, que Gérard Aubourg a intégré le groupe en 1965 et sans tarder, par son charisme, il allait en devenir le leader. L’affluence de plus en plus des étudiants haïtiens dans ce lieu devenu trop exigu rendait problématique la poursuite des débats. Gérard Aubourg et toute l’équipe ont décidé alors de migrer vers la Brasserie Le Luxembourg où l’accueil, l’espace, la convivialité et l’ambiance donnaient un autre cachet aux rencontres hebdomadaires qui se tenaient chaque samedi entre 16 et 22 heures. Devenu incontournable pour les intellectuels haïtiens de Paris et parfois des étrangers, le Club du Luxembourg, sous la houlette du Pr Gérard Aubourg, devenait très vite célèbre, pas seulement pour la Communauté haïtienne.

La presse parisienne, s’étant intéressée aux débats que menaient ce qu’on appelle les « Intellos haïtiens du Luxembourg », venait produire des articles et des reportages, notamment, le quotidien Le monde, et le dernier en date, l’hebdomadaire Politis, en 2004. Mais, les « Intellos haïtiens du Luxembourg » c’est avant tout, un homme, une voix, un ténor, une figure : il s’appelle Gérard Aubourg. Durant plus de quarante ans, il tenait la barre. Chaque samedi, il trônait au Perchoir. Parfois, il est le premier à s’installer pour accueillir les visiteurs de passage en attendant que le reste de la troupe arrive pour des débats sans fin mais relevant de l’actualité sociopolitique française mais surtout, voire souvent, haïtienne. Passage obligé de tout homme ou femme politique et intellectuel haïtien de passage à Paris, le Club haïtien du Luxembourg recevait tout le monde. Sous la baguette du Pr Aubourg, une pléiade d’intellectuels de tout horizon et de toute discipline, parmi les plus assidus : Dr Daniel Talleyrand et son épouse Annie, elle-même médecin, Dr Yves Dougé, Dr Fritz Pierre, Pr Paul Baron, Dr Paul Jean François, Pr Henock Franklin, les journalistes Maguet Delva et Wiener Kerns Fleurimond, Pr Yopane Thiao, l’économiste Waner Cadet, l’historien d’art Carlos Célius du CNRS, Red, Pr Anne Marty Roy, Pr Jacques Gourgue, l’ex-capitaine Elliott Roy, Pr Edgar Numa, etc, discutent, font et refont les gouvernements d’Haïti, depuis Paris, à leur manière.

cet intellectuel fut un concentré de savoir et de connaissance qui a acquis ses lettres de noblesse au rang de l’intelligentsia française et haïtienne.

Ils observent aussi le monde qui se métamorphose sous leurs yeux. Mais, l’homme vers qui tous les regards se tournent se nomme Gérard Aubourg. Il mobilise la parole, il attaque, il rouspète, il s’énerve. Bref, il jouait sa comédie. C’était aussi ça ce lecteur infatigable qui n’écoutait quasiment que radio France culture. Sans Gérard Aubourg, le Club des intellectuels haïtiens du Luxembourg à Paris n’existerait pas. Il le savait, il en profitait pour mettre tout le monde au rang. Parfois, on enregistrait des clashes entre les participants. Les non-initiés de passage dans ce temple où l’on se donnait à cœur joie et sans pitié ne comprenaient pas ces engueulades entre des amitiés vieilles de vingt, trente, quarante ans voire plus. Mais n’ayez crainte, tout se passera bien et finira autour d’un verre. Le fidèle, le chef d’orchestre Gérard Aubourg est aux commandes, tout le monde connaît sa manie, ses coups de gueule, sa sincérité, son humanité et aussi ses faiblesses.

On le laisse faire. On se tait parfois, si ce n’était lui qui impose le silence. La prochaine fois, l’on prendra les mêmes et l’on recommencera. Gérard Aubourg était un habitué et une référence de Cercles savants où les successeurs de Denis Diderot et de Jean Le Rond D’Alembert poursuivent désespérément l’écriture de l’Encyclopédie. Quand il n’était pas dans des agapes à la GLNF (Grande Loge Nationale de France), à la rue Christine-de-Pisan à Paris 17e, il assistait à une présentation culturelle donnée par un groupe d’Haïtiens quelque part en banlieue parisienne. C’était aussi l’homme de la rue des Poissonniers, Labat, Suez, dans les quartiers pauvres du 18e arrondissement de Paris. Il fréquentait les commerces haïtiens de ce quartier populaire, y déjeunait parfois avec des amis dans les restaurants haïtiens de ce 18e où tous les immigrés semblent trouver leur salut. Ami de tout le monde, maitre Aubourg, comme l’appelaient ses compatriotes en France, était un  homme ouvert au dialogue, prompt à donner ses conseils à ceux qui lui en demandaient.

Enfin, Pr Gérard Aubourg aimait passionnément son pays natal, Haïti, qu’il a visité tant de fois après la chute de la famille Duvalier et où il avait énormément d’amis. Né à Port-au-Prince le 26 février 1938, ses parents étaient originaires du Sud d’Haïti, Les Cayes et Arniquet. Aujourd’hui encore, les Aubourg est une famille connue et respectée dans le département. Les obsèques du Pr Gérard Aubourg auront lieu le jeudi 25 janvier 2024, précédée d’une veillée funèbre organisée le mercredi 24 à l’AGECA, 177, rue de Charonne, Paris 11e par la Communauté haïtienne afin de lui rendre un dernier hommage. Il reposera au caveau familial au cimetière de la petite commune de Louin dans le département des Deux-Sèvres, en France.


Notes

[1] Cicéron, Traité des devoirs, 44 av. J.-C.

[2] Platon, Les fragments, IVe siècle

[3] Syndrome donnant à une personne la capacité de se souvenir très précisément et sans effort de chaque jour de sa vie à partir d’un moment spécifique de son enfance.

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3 COMMENTS

  1. Paix à son âme, je garde un souvenir joyeux de ses cours d’économie au lycée de banlieue parisienne dans les années 90. Je ne connaissais pas sa biographie à l’époque mais sa culture m’impressionnait beaucoup.
    Un des rares professeurs dont je garde un souvenir indélébile.

  2. Drôle de coïncidence. Son nom m’est venu en tête à l’instant. C’était mon professeur d’économie il y a déjà 20 ans de cela. Je ne l’ai jamais oublié . Il avait un charisme, une vivacité d’esprit et un accent qui nous tenait éveillé des heures durant. Force et paix à sa famille !

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