« Fondasyon Felisite » : 259ème anniversaire de naissance de Dessalines !

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Jean Jacques Dessalines

Nou fete lanmò Desalin
Men nou pa fete nesans Desalin
Chante kanaval gwoup Ram

L’aliénation à outrance constitue l’arme la plus efficace sur laquelle capitalise l’impérialisme pour atteindre ses objectifs inavoués consistant à anéantir en douceur les peuples du tiers monde. Cette stratégie une fois adroite, leurs courtiers indélicats tentent quotidiennement de l’appliquer à travers toutes les structures de socialisation. Outre la famille, les médias et l’église sont les principaux créneaux qui distillent le virus corruptible de l’aliénation à grande échelle.

A titre d’exemple, l’occident ségrégationniste dans sa version judéo-chrétienne impose aux peuples confinés jusqu’en Afrique aussi bien qu’en Amérique la date de naissance de Dieu, du Saint Esprit, de Jésus, de Marie, de Joseph et de cette multitude d’anges et de démons plus nocifs qu’utiles qui infestent l’univers entier compliquant l’existence humaine ; alors que pour ce qu’il s’agit de Jean Jacques Dessalines, de Henry Christophe, de Boisrond Tonnerre, et bien d’autres, cette jeunesse bòdègèt ignore tout d’eux.

Seuls les compatriotes qui gardent un reliquat de nationalisme sont imbus de la date de naissance de nos ancêtres les preux. En ce sens, la satisfaction était tant nationale qu’internationale de voir Haïti Liberté l’unique hebdomadaire fervent défenseur des valeurs locales accorder une importance toute particulière au fondateur de la nation haïtienne. Oui, à travers un éditorial épique le camarade/directeur Berthony Dupont a fait émettre toutes les notes des trompettes de sa plume pour chanter et honorer à sa juste dimension le libérateur universel qu’est l’Empereur Jean Jacques Dessalines.

Ayibobo camarade directeur pour avoir pu déceler les notes harmonieuses, idéaliser ainsi celui qui a été le premier à mériter le Prix Nobel de Défenseur des Droits Humains. Dommage si cette date historique ne revêt aucune importance pour le gouvernement Haïtien uniquement motivé à anéantir les déshérités du sort sous la massue d’un budget scélérat. Pourtant, tel ne fut pas le cas du côté de la Fondation Félicité qui chaque année a su célébrer l’anniversaire de naissance de Jean Jacques Dessalines. C’est dans ce contexte que toutes les dispositions ont été adoptées en vue de rendre un hommage bien mérité à notre illustre libérateur.

Bayyinah Bello la Directrice de la Fondasyon Defile

En effet, dans la matinée de ce mercredi 20 septembre la Fondasyon Felisite avait convié les compatriotes à la célébration du jour de l’anniversaire de l’Empereur Jean Jacques Dessalines. Tout était déjà en place pour commémorer ce 259ème anniversaire à la dimension du plus grand de tous les Haïtiens. C’est un devoir national et même régional pour ne pas dire mondial. A 211 ans de l’assassinat crapuleux du père fondateur de la nation haïtienne, les masses populaires déambulent encore dans les rues de la capitale réclamant à cors et à cris de meilleures conditions de vie.

A 211 ans de l’avilissant parricide du Pont Rouge, les masses populaires attendent encore cette liberté pour laquelle tellement de sacrifices ont été consentis et tellement de sang versé. Sur ce vaste terrain de jeu, à Butte Boyer en Plaine, se sont réunis plusieurs de nous à l’initiative de la « Fondasyon Felisite ». Ils ont voulu prendre part à cette cérémonie tout en rendant un honneur bien mérité à celui qui s’est donné en holocauste pour permettre à plusieurs nations de goûter enfin au fruit inestimable de la liberté sacrée.

A 211 ans de l’avilissant parricide du Pont Rouge, les masses populaires attendent encore cette liberté pour laquelle tellement de sacrifices ont été consentis et tellement de sang versé. Sur ce vaste terrain de jeu, à Butte Boyer en Plaine, se sont réunis plusieurs de nous à l’initiative de la « Fondasyon Felisite ».

Aux devants de cette scène habilement décorée aux couleurs du drapeau noir et rouge de l’empereur sont venus défiler, les musiciens qui forment cette fanfare accompagnant ces majorettes précédées du drapeau de l’empereur Jean Jacques 1er  au rythme de la marche militaire. Des acrobates exécutent des mouvements qui retiennent l’attention de l‘assistance. Après plusieurs numéros, ce fut ensuite au tour de Bayyinah Bello, la Directrice de la Fondasyon Defile, de tenir ce discours en l’honneur de l’Empereur à l’occasion de la commémoration de son 259ème anniversaire de naissance.

« Jean Jacques Dessalines, ce nom lui est venu de la part de ce dernier maitre qui a fait l’acquisition de l’esclave vendu telle une bête de somme. Chemin faisant, Jean Jacques, en constante rébellion  rechignait en faisant savoir à son nouveau maitre qu’il n’est pas disposé à servir ni les colons blancs ni les colons nègres. Et à son nouveau maitre Dessalines de lui rassurer qu’il a fait choix de lui non pas pour le servir comme esclave, mais bien au contraire pour qu’il puisse l’aider à jouir pleinement de sa liberté », a déclaré Madame Bayyinah Bello.

Ensuite, Madame Bello est descendue de la scène pour inviter chaque participant et participante à célébrer au rythme du carnaval préenregistré du groupe Ram qui chantait l’anniversaire de naissance de Jean Jacques Desssalines. Desalin ooooooo Papa Desalin ooooo. W ap toujou rete mon Jeneral. Et pour tous ceux qui en sont fiers, ils doivent célébrer avec faste le 259ème anniversaire du père fondateur de la Nation Haïtienne.

Le  groupe musical à tendance racine Lakou est monté en scène. Après dix ans de pratique, ces musiciens sous la houlette de Ronald Edouard ont su comment agencer le rythme des instruments à percussion à l’harmonie des instruments électronique pour mieux satisfaire les appétences en musique des participants. Avec une dextérité proche de la perfection, ils sont parvenus à interpréter plusieurs numéros qui ont fait les beaux jours des carnavaliers.

Les activités commémoratives du 259ème anniversaire de naissance de l’Enpereur Fondateur de la Nation Haïtienne ont pris fin dans l’après-midi du mercredi quand les dernières notes des  cornets de ce groupe de rara se sont éteintes. Cependant il nous faut toute une bataille pour la sauvegarde de nos mémoires tant historique que culturelles. C’est à cette rude tâche que s’est attelé Dady Beaubrun et sa femme Katy qui ont eu la clairvoyance d’esprit de mettre sur pied ce centre culturel.

« Après notre retour, nous avons été très choqués par le niveau d’aliénation culturelle dans laquelle se trouve coincée cette jeunesse bòdègèt. Au lieu de les entretenir des valeurs culturelles, citoyennes, historiques et intellectuelles, les élites préfèrent les enfoncer dans les bas-fonds de la médiocrité, et ce pour le plus grand malheur de notre société en voie de disparition. Cependant, au lieu d’investir notre temps à nous lamenter amèrement, nous nous sommes convenus pour sauver le patrimoine culturel et artistique ». Ainsi Dady Beaubrun a conclu l’entretien qu’il a eu l’amabilité d’accorder à Haïti Liberté.

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