Didier Fils-Aimé rend visite aux déplacés !

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Cette visite est un spectacle plutôt navrant; elle ne témoigne d’aucune solidarité sincère envers les déplacés internes.

Le Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, lassé de rester assis à son bureau sans rien faire, s’est trouvé une occupation. Il s’ennuyait apparemment. Alors, le samedi 29 mars 2025, à la tête d’une délégation gouvernementale, il a visité l’un des camps à l’École nationale de la République de l’Équateur, située à Delmas, où des déplacés internes s’étaient installés depuis le début de l’année.

Mais ce qui le tourmente le plus, c’est la série de manifestations qui ont commencé à travers le pays, au cours desquelles la population exige non seulement la sécurité dans le pays, mais aussi le départ du CPT et du Premier ministre. C’est ce qui a semé la panique chez Didier Fils-Aimé, le forçant, avec son équipe, à se rendre dans cette école nationale pour essayer d’amadouer la population.

Le Premier ministre, tout joyeux, le sourire aux lèvres, comme s’il venait d’arriver à un festin.

« Le gouvernement est chez vous !» C’est avec ce slogan que son équipe et lui ont fait leur apparition au camp.  Didier Fils-Aimé était accompagné, entre autres, de Georges Wilbert Franck, Herwil Gaspard et Serge Gabriel Colin, directeur du Fonds d’aide économique et sociale (FAES). Il a été accueilli sous les applaudissements des victimes. À son arrivée au camp, le Premier ministre était fou de joie ; il ne pouvait cacher sa satisfaction. Les victimes étaient également heureuses d’entendre ses promesses, ayant l’espoir qu’elles ne seraient pas vaines et que leur déplacement serait pris en compte.

Tout joyeux, le sourire aux lèvres, comme s’il arrivait à un festin. Mais qu’est-ce qui le rend si heureux ? Est-ce l’émotion ? Si c’était le cas, il serait en larmes en voyant la misère sur les visages, tout comme il avait pleuré lors de son investiture comme Premier ministre. En réalité, c’est un rire populiste et éclatant qui se lit dans un discours rempli de démagogie. « Je suis venu ici pour voir de mes propres yeux, car lorsque je suis assis dans mon bureau à la Primature, je ne sais pas, si ce qu’on me dit ni ce qui se passe, si c’est la vérité. Je suis venu voir de mes propres yeux. » Il leur a également fait savoir que le gouvernement ne les abandonnera pas ! Personne ne sera oublié. « Nous ne ménagerons aucun effort pour que chaque haïtien puisse vivre en sécurité chez lui »

Il faisait semblant d’écouter les doléances de cette femme

« Je n’oublierai pas ce que vous m’avez confié en remontant dans ma voiture. Non, je garderai cela à l’esprit pour savoir ce que je dois faire pour vous et pour tous ici. » En réalité, le Premier ministre se comporte comme un candidat en campagne, offrant des promesses fallacieuses à tout le monde. Il a écouté leurs doléances, a tenu des mains tremblantes, il a serré certains enfants dans ses bras leur vanter son amour. Sans cette situation et la menace de manifestations, ces personnes n’auraient jamais croisé Didier, même si la plupart de ses propos ne sont que des paroles creuses, des tromperies pour les émouvoir.

Il a serré certains enfants dans ses bras leur vanter son amour.

Des kits d’hygiène, de l’eau potable et d’autres fournitures ont été distribués aux familles. « Un peuple digne est un peuple qui se tient debout », a-t-il déclaré. Il ne s’agit pas ici des manifestants du Canapé-Vert, empêchés à plusieurs reprises par la police d’accéder au bureau du Premier ministre. Fils-Aimé fait plutôt référence aux réfugiés qui attendent avec impatience les aides du gouvernement.

On comprend aisément que les propos de Fils-Aimé à l’égard de la population n’étaient qu’hypocrites. Il en a profité pour s’offrir un bain de foule et prendre une série de photos avec la population, photos qui seront sans doute servies par ses propagandistes de tous bords. Cette visite est un spectacle plutôt navrant; elle ne témoigne d’aucune solidarité envers les déplacés, car ce programme ne couvre pas tous les principaux camps. Ne soyez pas surpris si certaines familles déplacées n’auront jamais la chance de voir même l’ombre d’une visite de ce Premier ministre pro-impérialiste issu de la bourgeoisie stérile et parasite.

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