Des journalistes agressés par la PNH

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Les journalistes ne savent à quel saint se vouer. Ils ont été obligés d’organiser une marche de protestation à Port-au-Prince le jeudi 28 janvier 2021, pour dénoncer les abus policiers à leur égard.

Depuis quelques temps, les journalistes ne cessent d’être agressés par les agents de la police nationale. Les journalistes ne savent à quel saint se vouer. Ainsi, ils ont été obligés d’organiser une marche de protestation contre les abus policiers à leur égard, le jeudi 28 janvier 2021, à Port-au-Prince pour dire : « Non à la brutalité policière envers les journalistes. Quand la liberté de la presse est menacée, c’est la démocratie qui est en danger »

Malgré cette marche les abus continuent. Ainsi, un journaliste de Zenith FM, Ivenson Joinville a été victime à  l’Arcahaie, quand  sa motocyclette portant le logo de la Radio a été criblée de balles par des agents de la PNH le mardi 2 février au cours de la deuxième journée de grève des transports publics contre l’insécurité.   

Le 14 Février à l’occasion de la marche contre la dictature, un autre journaliste, travaillant pour la radio Capital Fm, a été aussi victime. Il a été atteint de plusieurs cartouches en caoutchouc au dos.

Un journaliste frappé de plusieurs cartouches en caoutchouc au dos.

Par ailleurs, l’Office de la protection des citoyennes et citoyens (Opc) avait, dans une lettre adressée à la direction de la PNH,  attiré l’attention des dirigeants sur les plaintes, déposées par les journalistes, autour des actes de répression et de brutalités policières, dont elles et ils sont victimes ces derniers jours et ces dernières semaines, au moment des manifestations antigouvernementales.

Maintenant, c’est le tour du bureau des Nations unies en Haïti qui dans un communiqué s’est dit « préoccupé par l’augmentation des cas d’agression contre les journalistes couvrant les manifestations »

« Les Nations unies s’inquiètent que des agents de maintien de l’ordre aient commis des actes contre certains acteurs des médias dans l’exercice de leurs fonctions professionnelles. Ces actes ont pour conséquence de limiter le droit à la liberté d’expression et d’accès à l’information » poursuit le communiqué. 

Dans la même veine, le 9 février 2021, deux  journalistes Alvarez Destiné et Méus Jeanril ont été blessés par balles au Champ-de-Mars.

 

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